Anatole France

écrivain, biographe, journaliste et critique littéraire français

Anatole France, né le à Paris, quai Malaquais, mort le à Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire), de son nom exact François-Anatole Thibault, est un écrivain français. Il est considéré comme l'un des plus grands auteurs de la Troisième République dont il fut également l'un des plus importants critiques littéraires, et comme l'une des consciences les plus significatives de son temps, s’engageant en faveur de nombreuses causes sociales et politiques du début du XXe siècle.

Anatole France.

ŒuvresModifier

Le Crime de Sylvestre Bonnard, 1881Modifier

[J]'ai toujours préféré la folie des passions à la sagesse de l'indifférence.
  • Le Crime de Sylvestre Bonnard, Anatole France, éd. Calmann Lévy, 1881, p. 194


Monsieur Bergeret à Paris , 1901Modifier

Je ne connais ni juifs ni chrétiens. Je ne connais que des hommes, et je ne fais de distinction entre eux que de ceux qui sont justes et de ceux qui sont injustes. Qu'ils soient juifs ou chrétiens, il est difficile aux riches d'être équitables. Mais quand les lois seront justes, les hommes seront justes.
  • Monsieur Bergeret à Paris (1901), Anatole France, éd. BiblioBazaar, 2006, p. 46


La Vie en fleur, 1922Modifier

M. Dubois demanda une fois à Madame Nozière quel était le jour le plus funeste de l' histoire.

Madame Nozière ne le savait pas.
— C'est, lui dit M. Dubois, le jour de la bataille de Poitiers, quand, en 732, la science, l'art et la civilisation arabes reculèrent devant la barbarie franque.

  • Œuvres IV, La vie en Fleur (1922), Anatole France, éd. Gallimard, 1994, p. 1118


Trente ans de vie sociale, 1897-1924Modifier

Qu'on le veuille ou non, l'heure est venue ou d'être citoyen du monde ou de voir périr toute civilisation.
  • « Contre les Pogroms » (1919), dans Trente ans de vie sociale, Anatole France, éd. Émile-Paul frères, 1973, t. 4, p. 95


CorrespondanceModifier

Lettre ouverte à Marcel CachinModifier

On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels.
  • Après avoir cité un extrait des Hauts Fourneaux de Michel Corday.
  • « Une lettre d'Anatole France : « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels » », Anatole France, L'Humanité, vol. 18 nº 6688, 18 juillet 1922, p. 1 (lire en ligne)


Sur Anatole FranceModifier

Selon Anatole France, un martyr d'hier cesse d'avoir raison dès l'instant où son corps a revêtu la chemise du bourreau. Et vice versa.
  • L'archipel du goulag, Alexandre Soljénitsyne (trad. Melle J. Lafond et MM. J. Johannet, R. Marichal, S. Oswald et N. Struve), éd. Seuil, 1974  (ISBN 978-2020021180), t. I, p. 197


 
Signature

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