Autour de la Lune

livre de Jules Verne

Le diptyque de la Lune
Autour de la Lune
De la Terre à la Lune    

Autour de la Lune est un roman d’anticipation de Jules Verne, paru en 1869. C'est la suite du roman De la Terre à la Lune, paru en 1865.

Illustration d'Émile-Antoine Bayard et Alphonse de Neuville pour le roman en 1869.

Citations

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C’est une prison, dit-il, mais une prison qui voyage, et avec le droit de mettre le nez à la fenêtre, je ferais bien un bail de cent ans !
  • Michel Ardant, en s'installant dans le boulet.
  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre I, p. 6 (lire en ligne)


Ah ! hommes pratiques ! s’écria Michel Ardan, esprits positifs ! Je vous admire d’autant plus que je ne vous comprends pas.
  • Michel Ardan
  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre I, p. 10 (lire en ligne)


Brr ! fit-il. Cela me produit le même effet que deux bouteilles de Corton. Seulement, c’est peut-être moins agréable à avaler !
  • Michel Ardan, en se réveillant après avoir perdu conscience au moment du décollage.
  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre II, p. 12 (lire en ligne)


En somme, c’était tout ce qu’ils voyaient de ce sphéroïde perdu dans l’ombre, astre inférieur du monde solaire, qui, pour les grandes planètes, se couche ou se lève comme une simple étoile du matin ou du soir ! Imperceptible point de l’espace, ce n’était plus qu’un croissant fugitif, ce globe où ils avaient laissé toutes leurs affections !
  • Evocation de la Terre vue depuis l'obus en route pour la Lune.
  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre II, p. 22 (lire en ligne)


Nous habitons un monde nouveau, peuplé de nous seuls, le projectile ! Je suis le semblable de Barbicane, et Barbicane est le semblable de Nicholl. Au-delà de nous, en dehors de nous, l’humanité finit, et nous sommes les seules populations de ce microcosme jusqu’au moment où nous deviendrons de simples Sélénites !
  • Michel Ardan
  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre III, p. 26 (lire en ligne)


– Sans doute, Michel, répondit le capitaine. Tous ces signes, qui te paraissent cabalistiques, forment cependant le langage le plus clair, le plus net, le plus logique pour qui sait le lire.
– Et tu prétends, Nicholl, demanda Michel, qu’au moyen de ces hiéroglyphes, plus incompréhensibles que des ibis égyptiens, tu pourras trouver quelle vitesse initiale il convenait d’imprimer au projectile ?

  • Le capitaine Nicholl tentant d'expliquer l'algèbre à Michel Ardan.
  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre IV, p. 26 (lire en ligne)


si la Lune est habitée, ses habitants ont apparu quelques milliers d’années avant ceux de la Terre, car on ne peut douter que cet astre ne soit plus vieux que le nôtre. Si donc les Sélénites existent depuis des centaines de mille ans, si leur cerveau est organisé comme le cerveau humain, ils ont inventé tout ce que nous avons inventé déjà, et même ce que nous inventerons dans la suite des siècles. Ils n’auront rien à apprendre de nous et nous aurons tout à apprendre d’eux.
  • Impey Barbicane
  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre V, p. 43 (lire en ligne)


Je donnerais vingt pistoles pour tomber sur l’Observatoire de Cambridge et l’écraser avec tous les tripoteurs de chiffres qu’il renferme !
  • Michel Ardan, en entendant les doutes du capitaine Nicholl sur les calculs relatifs à la trajectoire de l'obus.
  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre V, p. 41 (lire en ligne)


– Mais au moins, dit Michel Ardan, aurions-nous pu emmener un âne, rien qu’un petit âne, cette courageuse et patiente bête qu’aimait à monter le vieux Silène ! Je les aime, ces pauvres ânes ! Ce sont bien les animaux les moins favorisés de la création. Non seulement on les frappe pendant leur vie, mais on les frappe aussi après leur mort !
– Comment l’entends-tu ? demanda Barbicane.
– Dame ! fit Michel, puisqu’on en fait des peaux de tambour ! »

  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre V, p. 44 (lire en ligne)


D’après le témoignage des anciens, les Arcadiens prétendent que leurs ancêtres ont habité la Terre avant que la Lune fût devenue son satellite. Partant de ce fait, certains savants ont vu dans la Lune une comète, que son orbite amena un jour assez près de la Terre pour qu’elle fût retenue par l’attraction terrestre.
– Et qu’y a-t-il de vrai dans cette hypothèse ? demanda Michel.
– Rien, répondit Barbicane, et la preuve, c’est que la Lune n’a pas conservé trace de cette enveloppe gazeuse qui accompagne toujours les comètes.

  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre VI, p. 54 (lire en ligne)


 
« Eux-mêmes, surpris, stupéfaits, en dépit de leurs raisonnements scientifiques, ils sentaient, ces trois aventureux compagnons emportés dans le domaine du merveilleux, ils sentaient que la pesanteur manquait à leur corps. » Illustration de Bayard et Neuville pour le roman en 1869.
Peu à peu, les trois amis revenaient de leur ivresse ; mais il leur fallut cuver leur oxygène, comme un ivrogne cuve son vin.
  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre VIII, p. 67 (lire en ligne)


Eux-mêmes, surpris, stupéfaits, en dépit de leurs raisonnements scientifiques, ils sentaient, ces trois aventureux compagnons emportés dans le domaine du merveilleux, ils sentaient que la pesanteur manquait à leur corps. Leurs bras, qu’ils étendaient, ne cherchaient plus à s’abaisser. Leur tête vacillait sur leurs épaules. Leurs pieds ne tenaient plus au fond du projectile. Ils étaient comme des gens ivres auxquels la stabilité fait défaut. Le fantastique a créé des hommes privés de leurs reflets, d’autres privés de leur ombre ! Mais ici la réalité, par la neutralité des forces attractives, faisait des hommes en qui rien ne pesait plus, et qui ne pesaient pas eux-mêmes !
  • Description de l'apesanteur.
  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre VIII, p. 69-70 (lire en ligne)


Que de gens ont entendu parler de la Lune, qui ne l’ont jamais vue… du moins à travers l’oculaire d’une lunette ou d’un télescope ! Combien n’ont même jamais examiné la carte de leur satellite !
  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre XI, p. 85 (lire en ligne)


Blanc partout, Barbicane, blanc partout !
  • Michel Ardan jouant aux dominos avec Barbicane et Nicholls dans l'obus qui, de retour sur Terre, flotte à la surface de l'océan.
  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre XXII, p. 174 (lire en ligne)


Et maintenant, cette tentative sans précédents dans les annales des voyages amènera-t-elle quelque résultat pratique ? Établira-t-on jamais des communications directes avec la Lune ? Fondera-t-on un service de navigation à travers l’espace, qui desservira le monde solaire ? Ira-t-on d’une planète à une planète, de Jupiter à Mercure, et plus tard d’une étoile à une autre, de la Polaire à Sirius ? Un mode de locomotion permettra-t-il de visiter ces soleils qui fourmillent au firmament ?
  • Autour de la Lune, Jules Verne, éd. Hetzel, coll. « Voyages extraordinaires », 1869, chapitre XXIII, p. 177 (lire en ligne)


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