Charles Monselet

écrivain épicurien, journaliste, romancier, poète et auteur dramatique français
Charles Monselet par Gaston Vuillier.

Charles Monselet, né à Nantes le 30 avril 1825 et mort à Paris le 19 mai 1888, est un journaliste, romancier, poète et auteur dramatique français, surnommé « le roi des gastronomes » par ses contemporains.

RomanModifier

La Franc-maçonnerie des femmes, 1856Modifier

Les jouissances matérielles ne sont que secondaires pour moi ; c'est dans l'ordre spirituel que s'agitent la plupart de mes caprices. En voulez-vous un exemple ? Un soir, dans un salon où cinquante personnes environ étaient réunies, je m'amusai à penser tout haut. Rare jouissance, n'est-ce pas ? plaisir inestimable ! Un quart d'heure après, un domestique vint me présenter mon chapeau, et j'avais fait autre chose cependant que de dire à quelques femmes qu'elles étaient laides et à quelques hommes qu'ils manquaient d'esprit.
  • La Franc-maçonnerie des femmes (1856), Charles Monselet, éd. Le Masque, coll. « Labyrinthes », 2011  (ISBN 978-2-7024-3501-4), partie I, 3. Les audaces d'un homme timide, p. 55


Je me piquai au jeu et redoublai tellement d'assiduité auprès de Mlle Pandore, qu'à la fin elle s'écria en se tournant de trois-quarts vers moi : - Mais qu'est-ce que vous me voulez donc, monsieur ? Je ne vous connais pas, moi. Dites-moi des choses plus drôles que cela, si vous tenez à ce que je vous écoute. Quand votre esprit aura fait le tour de la table, il arriva peut-être jusqu'à moi.
  • La Franc-maçonnerie des femmes, Charles Monselet, éd. C. Lasalle, 1856, partie II, chap. 1, p. 61


L'homme qui a une maison à soi, comme M. Vautour, ne peut ni vivre ni respirer en dehors ; ses moindres volontés sont soumises à cette masse de pierre qui l'attend, qui le réclame ; il voudrait bien voyager, mais que deviendrait-elle ? Aussi est-ce une expression vicieuse que celle-ci : avoir une maison. Ce n'est pas vous qui avez votre maison, c'est votre maison qui vous a.
  • La Franc-maçonnerie des femmes, Charles Monselet, éd. C. Lasalle, 1856, partie II, chap. 16, p. 120


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