Comtesse de Ségur

femme de lettres française

Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur, née le 1er août 1799 et morte le 9 février 1874, est une femme de lettres française d'origine russe.

La comtesse de Ségur en 1823.

CitationsModifier

Les Malheurs de Sophie, 1858Modifier

On n’avait jamais vu un enterrement plus gai. Il est vrai que la morte était une vieille poupée, sans couleur, sans cheveux, sans jambes et sans tête, et que personne ne l’aimait ni ne la regrettait.


Ce jardin trompeur, c’est l’enfer ; le jardin du bien, c’est le paradis ; on y arrive par un chemin raboteux, c’est-à-dire en se privant de choses agréables, mais qui sont défendues ; le chemin devient plus doux à mesure qu’on marche, c’est-à-dire qu’à force d’être obéissant, doux, bon, on s’y habitue tellement que cela ne coûte plus d’obéir et d’être bon, et qu’on ne souffre plus de ne pas se laisser aller à toutes ses volontés.


Les Vacances, 1859Modifier

Mes pauvres enfants, c’est toujours ainsi dans le monde ; le bon Dieu nous envoie des peines, des chagrins, des souffrances, pour nous empêcher de trop aimer la vie, et pour nous habituer à la pensée de la quitter.


Chacun a son genre d’agilité : les uns grimpent aux arbres comme des écureuils au risque de se tuer, les autres courent comme des lapins de peur de se tuer.


Mémoires d'un âne, 1860Modifier

Vous verrez enfin que lorsqu’on aura lu ce livre, au lieu de dire : Bête comme un âne, ignorant comme un âne, têtu comme un âne, on dira : De l’esprit comme un âne, savant comme un âne, docile comme un âne, et que vous et vos parents vous serez fiers de ces éloges.
  • Mémoires d’un âne (1860), Comtesse de Ségur, éd. Hachette, 1894, chap. À mon petit maître, M. Henri de Ségur, p. 1-2 (texte intégral sur Wikisource)


Le Général Dourakine, 1863Modifier

Un âne à deux pieds peut devenir général et rester âne.


Le Dîner de Mademoiselle Justine, 1865Modifier

Bonne ! Laisse donc ! Elles sont toutes bonnes tant qu’on leur fait leurs quatre volontés ; mais quand on ne leur obéit pas comme des esclaves, ils vous bousculent, ils vous grondent, ils vous font un train !…
  • Le Dîner de mademoiselle Justine, comédie (1865), Comtesse de Ségur, éd. Hachette, 1869, chap. Le Dîner de mademoiselle Justine, comédie, p. 79-152 (texte intégral sur Wikisource)


La Fortune de Gaspard, 1866Modifier

Ce n’est pas s’humilier que reconnaître ses torts ; au contraire, c’est se relever. C’est d’être mauvais et injuste qui vous met à terre ; c’est d’être bon et juste, qui vous grandit. Fais ce que je te dis, va ; tu te sentiras toi-même le cœur léger et tranquille.


Quel amour d'enfant, 1867Modifier

Le coiffeur avait vu de suite qu’il avait affaire à une petite fille gâtée ; il ne fit aucune objection et la coiffa selon le mauvais goût qu’elle avait montré dans le choix des fleurs.


Diloy le chemineau, 1868Modifier

L’orgueil se gagne, comme les maladies de peau ; en visitant les malades, on gagne leurs maladies.
  • Diloy le chemineau (1868), Comtesse de Ségur, éd. Librairie Hachette et Cie, 1895, chap. La visite aux Germain, p. 15-24 (texte intégral sur Wikisource)


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