Flora Tristan

journaliste, militante féministe française

Flora Tristan, née le 7 avril 1803 à Paris et morte le 14 novembre 1844 à Bordeaux, est une femme de lettres, militante socialiste et féministe française.

Flora Tristan par Jules Laure.jpg

CitationsModifier

Quelle immense ville que Londres ! comme cette grandeur, hors de toute proportion avec la superficie et la population des Îles britanniques, rappelle immédiatement à l'esprit et l'oppression de l'Inde et la supériorité commerciale de l'Angleterre ! Mais les richesses provenant des succès de la force et de la ruse sont de nature éphémère ; elles ne sauraient durer sans renverser les lois universelles qui veulent que, le jour venu, l'esclave rompe ses fers, que les peuples asservis secouent le joug et que les lumières utiles à l'homme se répandent afin que l'ignorance aussi soit affranchie.
  • Promenades dans Londres, Flora Tristan, éd. H-L Delloye, éditeur ; W. Jeffs, libraire, 1840, p. 1


Ma mère est Française : pendant l’émigration elle épousa en Espagne un Péruvien ; des obstacles s’opposant à leur union, ils se marièrent clandestinement, et ce fut un prêtre français émigré qui fit la cérémonie du mariage dans la maison qu’occupait ma mère. J’avais quatre ans lorsque je perdis mon père à Paris. [...] nous revînmes à Paris, où ma mère m’obligea d’épouser un homme que je ne pouvais ni aimer ni estimer. À cette union je dois tous mes maux.


Figurez-vous que je passe ici pour une révolutionnaire, une jacobine, une Sanguinaire - enfin pour une espèce de monstre femelle qui ose réclamer l'égalité de droits pour l'homme comme pour la femme.
  • Lettres, Flora Tristan, éd. éditions du Seuil, 1980, p. 105


À propose de Flora TristanModifier

Il n’est peut-être pas de destinée féminine qui, au firmament de l’esprit, laisse un sillage aussi long et aussi lumineux
  • « Flora Tristan (1803-1844): Correspondance inédite », André Breton, Le Surréalisme même, vol. 3 1957, p. 4


Il est probable qu’elle ne sut pas faire la cuisine. Un bas-bleu socialiste, anarchiste. […] Elle était intime amie avec Mme Desbordes-Valmore. Je sais aussi qu'elle employa toute sa fortune à la cause ouvrière, voyageant sans cesse.
  • Oviri: écrits d'un sauvage, Paul Gauguin, éd. Folio, 1989, p. 270


Vous pouvez également consulter les articles suivants sur les autres projets Wikimédia :