Industrie du tabac

comprend les entreprises produisant les cigarettes, cigares, tabac à fumer, tabac à priser, tabac à chiquer, ou bidis

L'industrie du tabac comprend les entreprises qui fabriquent, distribuent, importent et vendent des produits du tabac (cigarettes et autres).

CitationsModifier

Cette enquête témoigne de l’ampleur de l’opposition des cigarettiers aux programmes antitabac de l’OMS et permet de mieux comprendre leurs activités, leurs stratégies et leurs comportements. Elle montre en outre que le tabac n’est pas une menace pour la santé comme une autre. Il faudra, pour combattre l’épidémie de tabagisme, plus qu’une action de lutte contre la dépendance et la maladie ; il faudra également combattre une industrie puissante et déterminée, dont beaucoup des principales stratégies sont déployées de manière occulte.


Infiltration : une taupe à la solde de Philipp MorrisModifier

L'affaire Rylander fournit un excellent exemple de l'utilisation abusive de la science et des chercheurs par de puissantes organisations. [...] Dans le cas précis, une très importante organisation industrielle [Philip Morris] a, pendant des décennies, systématiquement nié et minimisé les risques associés à la consommation de ses produits, dans le but de préserver ses bénéfices, au mépris de la santé publique.
  • « Préface », William Anthony Farone, dans Infiltration : une taupe à la solde de Philipp Morris, Sophie Malka et Marco Gregori, éd. Georg éditeur, 2005  (ISBN 9782825709146), p. IX


Philip Morris était – et reste – une organisation qui a une culture du secret. Toutes sortes de contraintes y limitent très fortement ce qu'un employé est autorisé à savoir. Il n'est donc pas surprenant que la fraude puisse s'y développer sans que la plupart des employés le sachent, ni, a fortiori, que le public en ait vent.
  • « Préface », William Anthony Farone, dans Infiltration : une taupe à la solde de Philipp Morris, Sophie Malka et Marco Gregori, éd. Georg éditeur, 2005  (ISBN 9782825709146), p. X


Stéphane Horel, LobbytomieModifier

Depuis des décennies, dans le seul but de maintenir sur le marché des produits parfois mortels, des firmes sont engagées dans une entreprise de destruction de la connaissance et de l'intelligence collective. Elles font commerce de la science, créent le conflit d'intérêts, disséminent leur propagande : la mise en œuvre de ces stratégies pernicieuses est au cœur d'une gigantesque machine du doute. Devenue rouage essentiel de l'économie de marché et du monde moderne, la manipulation de la science a progressivement redessiné jusqu'aux contours de la démocratie.


Parce qu'ils seront déclinés et recyclés au fil des décennies pour disculper une multitude d'autres produits, ces quatre points [mis en avant par l'industrie du tabac dans son Frank statement to cigarette smokers de 1954] méritent une reformulation synthétique : 1) multicausalité : la (ou les) maladie(s) a (ont) souvent plusieurs causes, mais pas le produit dont il est question ; 2) controverse : il n'existe pas de consensus scientifique sur les effets nocifs du produit ; 3) preuve : la science est réduite à une démonstration de cause à effet ; 4) corrélation : une multitude de facteurs de confusion empêchent de conclure.


Tabac. Changement climatique. Amiante. Le public le sait bien : sur ces trois sujets, l'action publique a été retardée à la suite de manœuvres orchestrées par les industriels ayant des intérêts commerciaux dans chacun de ces domaines.


Entre 1994 et 1998, les procès contre les cigarettiers aux États-Unis créent un véritable électrochoc. La communauté scientifique découvre l'ampleur de la pollution de la littérature par les industriels du tabac, dont les financements partiels ou complets ont été volontairement dissimulés et passés sous silence dans les revues.


Voir aussiModifier

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