Jean-Pierre Chabrol

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Jean-Pierre Chabrol, né le 11 juin 1925 à Chamborigaud et mort le 1er décembre 2001 à Ponteils-et-Brésis1, est un écrivain français et un résistant durant la guerre de 1939-45 contre l'envahisseur nazi, un journaliste et un conteur apprécié.

Jean-Pierre Chabrol souriant

"Le bonheur du manchot", 1993Modifier

Voir à travers les lunettes de son père, c'est voir comme lui, c'est comme s'il vous avait légué aussi son regard, on ne considère plus le monde de la même façon. [.] Je suis sûr qu'aucun homme au monde ne m'a aimé ni ne m'aimera autant que lui [son père]. [.]il était , comme je le suis, malade ,de l'enfance, inguérissable.
  • Le bonheur du manchot, Jean-Pierre Chabrol, éd. Robert Laffont, 1993  (ISBN 9782266064903), p. 11, 12, 35


L'instruction publique, gratuite et obligatoire gardait tout son prestige. Ce n'était pas encore un dû dont on était blasé, mais un acquis récent, durement conquis. A l'arraché. Une sorte de victoire populaire dont la fierté restait toute neuve. Au village, l'instituteur était un monsieur.
  • Le bonheur du manchot, Jean-Pierre Chabrol, éd. Robert Laffont, 1993  (ISBN 9782266064903), p. 40


Aujourd'hui, je surveille sur mes mains avec complaisance le relief croissant des veines et la multiplication des petites tâches brunes que l'on peut appeler de leur vieux nom populaire, un peu oublié : "les pâquerettes de cimetière".
  • Le bonheur du manchot, Jean-Pierre Chabrol, éd. Robert Laffont, 1993  (ISBN 9782266064903), p. 49


A ce mot lancé comme ça, je reconnais un fâcheux trait de caractère que j'ai hérité de mon père, don précieux pour un écrivain mais dangereux dans sa vie privée... Le mot précis, drôle, qui vous vient, irrésistible, qu'on ne peut retenir, qu'on regrette aussitôt lâché, qu'on reprochera longtemps, toute la vie pour certains, parce que c'est la boutade impardonnable, la saillie qui va se retourner dans une blessure mal fermée que l'on ignorait, la plaisanterie qui casse une amitié, qui rend très malheureux celui ou celle à qui l'on ne voulait que du bien... Combien de fois m'en suis-je voulu de n'avoir pas su tenir ma langue...
  • Le bonheur du manchot, Jean-Pierre Chabrol, éd. Robert Laffont, 1993  (ISBN 9782266064903), p. 108


Je viens de recevoir une lettre de mon fils, c'est l'écriture et la signature de mon père. Cela me peine, et me rassure à la fois. Ce n'est peut-être que ça, la survie, l'éternité, ces infimes parcelles des parents qui passent dans l'enfant, ces résidus ataviques plus ou moins bricolés par la bonne volonté du dernier receveur.
  • Le bonheur du manchot, Jean-Pierre Chabrol, éd. Robert Laffont, 1993  (ISBN 9782266064903), p. 159


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