L'Arbre des possibles

livre de Bernard Werber

L'Arbre des possibles et autres histoires est un recueil de 20 nouvelles par Bernard Werber paru le 1er octobre 2002, chez Albin Michel.

Citations par nouvelleModifier

Apprenons à les aimerModifier

Pour augmenter leur pouvoir attractif, [les humaines] enduisent leur bouche de graisse de baleine et garnissent de poudre de charbon leurs paupières. Enfin, elles s'aspergent de parfums subtilisés aux glandes sexuelles d'autres animaux terriens, comme le bouquetin des montagnes dont elles extraient le musc.


Le mâle [humain] peut se livrer à sa parade en recouvrant de graisse de porc ses cheveux (gomina), ou bien en gonflant son porte-monnaie comme un jabot. Cette dernière forme de parade s'avère la plus efficace.


Le règne des apparencesModifier

Les choses n'existaient pas tant qu'on ne les avait pas nommées ?


Celle qui hante mes rêvesModifier

Il chante la gloire des héros maudits, qui ont combattu pour que vivent leurs rêves.
  • À propos des sages qui transmettent le savoir et l'histoire des peuples.


Vacances à MontfauconModifier

Je veux respirer l'air d'un Paris pas encore pollué. Je veux manger des tomates au goût de tomate. Je veux consommer des légumes et des fruits qui n'ont connu ni pesticides ni fongicides. Je veux goûter du lait non pasteurisé. Je veux retrouver le goût de l'authentique. Je veux connaître une époque où les gens ne se gavaient pas de télévision tous les soirs, un temps où l'on savait faire la fête, on se parlait, on s'intéressait aux autres. Je veux m'entretenir avec des hommes et des femmes qui n'ont pas besoin d'avaler des antidépresseurs avant de se rendre à leur bureau.
  • Liste de raisons pour un retour à l'époque de Louis XIV par rapport à notre époque décrite comme pervertie.


ManipulationModifier

Ce n'est que lorsque quelque chose vous manque qu'on s'aperçoit à quel point cette chose était irremplaçable.


L'Arbre des possiblesModifier

Peut-être y a-t-il des cycles dans l'histoire...
Peut-être certains événements sont-ils prévisibles pour peu qu'on réfléchisse à ce qu'il s'est déjà passé...


Le mystère du chiffreModifier

Savoir trop de choses peut rendre fou.


On n'a pas besoin d'être scientifique patenté pour savoir. Il suffit d'être libre.


Il n'existe qu'une science [...], la science de la liberté, de la liberté de penser par soi-même, sans moule préconçu, sans chapelle, sans maître, sans aucun a priori.


La peur [est] un moteur bien plus puissant que la curiosité, la lâcheté [quant à elle est] un sentiment facile à partager.


Dans le combat humain pour l'élévation de l'esprit, il ne suffit pas de monter le plafond, il faut aussi empêcher le plancher de s'effondrer.


L'ermite absoluModifier

Depuis ta naissance, tout est déjà en toi. Tu ne fais qu'apprendre ce que tu sais.


Notre corps retient notre pensée. [... Ainsi], sans le corps, l'esprit est libéré.


Du pain et des jeuxModifier

Le football permettait aux peuples de briller à la face du monde sans tenir compte de différences de langues, de religions, de cultures ou de richesses.


La dernière révolteModifier

La vie a une limite, il faut la respecter.
  • À propos de l'acharnement thérapeutique.


Les optimistes ne sont que des gens mal informés.


Un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle...


Nos enfants ont le cerveau lavé avec ce culte de la jeunesse éternelle. À force de ne se consacrer qu'à la beauté physique et à sa religion, la chasse aux kilos, aux rides et à la gymnastique obligatoire, ils deviennent stupides.


Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.


TransparenceModifier

Les humains supportent le spectacle de la violence mais sont révulsés à l'idée qu'un humain puisse être différent.


La nudité est finalement le spectacle le plus apprécié du seul animal qui se camoufle sous des couches de tissus : l'homme.


Rien n'est plus dérangeant que la vérité.


Les changements ne sont pas inquiétants. L'immobilité et le mensonge sont bien pires.


Tel maître, tel lionModifier

Le problème avec la mode, c'est qu'elle se démode.
Voir aussi la citation de Coco Chanel : « Chanel est d'abord un style. La mode se démode. Le style, jamais. »

Un monde trop bien pour moiModifier

Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?


Le totalitarisme douceâtreModifier

Lorsque le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt.
  • Proverbe.


L'ami silencieuxModifier

Les diamants [...] sont plus difficiles à obtenir et ils ne déçoivent jamais.
  • Pour une femme, par rapport aux hommes.


J'ai toujours été surpris qu'ils aient à ce point besoin d'exprimer leur existence par la violence. Avant ils se tuaient pour se manger. Maintenant je ne sais plus pourquoi il se tuent. Probablement par habitude.
  • Avis d'un arbre sur les hommes.


L'école des jeunes dieuxModifier

Note : Nouvelle à l'origine de Nous, les dieux et du reste du Cycle des Dieux.

Les humains, notamment ceux de la Terre, sont assez touchants avec leurs désirs illimités, leurs inquiétudes permanentes, leur besoin de croire en n'importe quoi.


Un peuple, c'est comme un cheval fougueux, ça peut vous entraîner dans le fossé ou vers le sublime.


On fait mieux la guerre le ventre plein.


Chacun ses humains, et les troupeaux seront bien gardés.
  • Référence au fameux proverbe : « Chacun chez soi et les moutons seront bien gardés. ».


Une civilisation, c'est comme un bonsaï. Il suffit d'un instant d'inattention pour qu'une catastrophe survienne.


Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier.
  • Célèbre proverbe.


Les demi-mesures, c'est pour les demi-dieux.


La démocratie est un luxe de peuple avancé.


L'avenir n'appartient pas aux royaumes conquérants. Ils ne dépendent bien souvent que d'un seul meneur : dès qu'il meurt, l'élan fléchit.


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