Largo Winch (bande dessinée)

série de bande dessinée

Largo Winch est une série de bande dessinée de business-thriller franco-belge, constituée en diptyques, dessinée par Philippe Francq et scénarisée par Jean Van Hamme d'après ses romans sur le personnage Largo Winch, publiée à partir de 1990 par les éditions Dupuis dans la collection « Repérages ». Le tome 20, Vingt secondes, est le dernier scénarisé par Jean Van Hamme. Les scénarios des albums suivants sont écrits par Éric Giacometti.

Fresque représentant Largo Winch sur la place des Sciences à Louvain-la-Neuve, en Belgique, en 2017.

CitationsModifier

Bandes dessinéesModifier

L'Héritier, 1990Modifier

Vaut mieux être pieds nus qu'avec des côtes cassées. Ça fait moins mal quand on rigole.
  • Conseil d'un compagnon de cellule (Simon) à Largo Winch face à un co-détenu qui veut ses chaussures.


Simon : Je te jure que je lui ferai bouffer sa matraque à celui-là. Du bas vers le haut, avec du piment rouge dessus.

Largo : Programme culinaire intéressant...

Largo : Mais en attendant cet événement gastronomique [...]
  • À propos du gardien de cellule où sont enfermés Simon et Largo Winch.


L'Heure du tigre, 1997Modifier

Ovronnaz : Wuuuu... pas trop tôt!... J'ai les pieds en marmelade.

Largo Winch : C'est parce que tu manques d'entraînement. Dès notre retour à New-York, tu devrais te mettre au jogging.

Ovronnaz : Dès qu'on sera rentrés, c'est au plumard que je vais me mettre. Avec deux nénettes bien roulées, une caisse de bière et mon téléphone aux abonnés absents.
  • Ovronnaz épuisé s'adresse en râlant à Largo Winch qui vient de le sauver de l'exécution par pendaison.


Ovronnaz : J'en ai marre de cette jungle ! Ras les sourcils ! Si on appelait plutôt un taxi.
  • Plus loin dans leur fuite à pied au milieu de la jungle birmane, Ovronnaz de plus en plus épuisé à Largo Winch.


Voir Venise..., 1998Modifier

Content de peu n'a rien à craindre.


Citations au sujet de Largo WinchModifier

 
Les dos des premiers albums de Largo Winch.

Philippe FrancqModifier

L’intention de Jean Van Hamme est quand même de raconter une histoire d’action, où la place laissée à la psychologie des personnages est minimale. Elle est autant caricaturale que mon dessin. Jean Van Hamme s’intéresse à la mécanique d’une histoire, c’est-à-dire une horlogerie bien huilée qui fait que de la première image à la dernière, on ne laisse pas d’échappatoire au lecteur.


C’est toujours un grand bonheur de finir une histoire ! C’est mieux que de finir le premier volet d’un diptyque de Largo, parce que nous ne sommes jamais totalement rassurés… Le grand soulagement apparaît toujours au numéro pair !
  • Au sujet des albums de Largo Winch, conçus comme des diptyques.


J’ai fait réaliser des essais par trois coloristes dont Fred Besson que j’ai connu par l’intermédiaire d’un ami, Didier Chrispeels [Crisse, ndlr]. Il a retenu mon attention par sa maîtrise de la mise en couleurs à l’ordinateur qui me tentait bien déjà – tous les éditeurs préfèrent aujourd’hui la couleur informatique et essayent de supprimer les frais de photogravure, des bleus, des scans et autres…
  • Au sujet du changement de coloriste de la série Largo Winch, colorisée par Marie-Paule Alluard jusqu'au tome 14 puis par Fred Besson à partir du tome 15.


Pour la première fois, le désir n’est pas – comme pour la série TV – de faire un coup financier. La première intention était d’adapter à l’écran un personnage que le réalisateur avait aimé : il s’agit du désir d’un réalisateur et non pas d’un producteur. Cela change tout ! Pour la série TV, Dupuis avait démarché des producteurs de différents pays en leur sortant les chiffres de ventes des albums pour leur démontrer que si on réalisait le film, il y avait de l’argent à faire. C’était le côté désagréable de la version téléfilm. On s’est ainsi retrouvé avec deux ou trois réalisateurs qui n’avaient aucune idée de la BD et des scénaristes anglophones qui n’avaient jamais lu la série ! Ils ont fait ce qu’ils ont l’habitude de faire pour ce genre de séries : des séries policières. Ils ont simplement modifié les personnages qu’on leur a imposés – parce que leurs producteurs en avaient acheté des droits – mais ils en ont fait un peu n’importe quoi. Alors qu’avec dans le film – ce qui était très rassurant dès le départ –, le scénariste Julien Rappeneau et le réalisateur Jérôme Salle sont des lecteurs et des amateurs de la série. Ils nous suivent depuis de longues années. Quant à la productrice, Nathalie Castaldo [directrice générale de Pan Européenne, ndlr], elle m’a gentiment dit qu’elle lisait Largo Winch quand elle était ado. Cela m’a fait un drôle d’effet : un vrai coup de vieux ! [rires]
  • Au sujet du film Largo Winch réalisé par Jérôme Salle en 2008 et de la série télévisée diffusée en 2001.


Jean Van HammeModifier

Largo fut certainement le plus agréable de mes personnages à manipuler. Je préfère finir en beauté, sur un bel album, m'éviter l'album de trop et passer à autre chose qui me mobilise, le théâtre.
  • Lorsqu'il décide d'arrêter de scénariser Largo Winch.


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