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Lola Prusac

costumière, styliste et joaillière, d'origine polonaise

Lola Prusac née à Łodz en Pologne le 18 janvier 1895 et morte à Paris (8e arrondissement) le 29 octobre 1985, était une créatrice de mode qui a fondé à Paris et dirigé une maison de couture à son nom, de 1935 à 1980.

Lola Prusac chez HermèsModifier

Dans son livre de mémoires intitulé Souvenirs cousus sellier – Un demi-siècle chez Hermès publié en 1987, monsieur Jean-René Guerrand évoque son souvenir :

Avec le succès des blousons de cuir et des pantalons, l'activité du département couture, qui était mon domaine réservé, allait chaque jour croissant. Pensant qu'il serait bon que nous fabriquions des pull-overs, j'engageai une femme à cet effet. Cette dame s'appelait Lola Prusac. Polonaise d'origine, très influencée par l'art folklorique de son pays, elle avait un sens de l'harmonie des couleurs absolument extraordinaire. Ses pull-overs eurent un succès aussi grand qu'immédiat.
  • Souvenirs cousus sellier - Un demi-siècle chez Hermès, Jean-R. Guerrand, éd. Olivier Orban, 1987, p. 57


Madame Prusac avait toujours, en plus de son mari très brillant professeur, un autre homme auprès d'elle. A l'époque où elle entra chez nous, c'était un sculpteur, médailliste à la Monnaie. Il avait une conception de l'art très moderne qu'il exerça chez Hermès par l'intermédiaire de Lola Prusac.
  • Souvenirs cousus sellier - Un demi-siècle chez Hermès, Jean-R. Guerrand, éd. Olivier Orban, 1987, p. 57


C'est ainsi qu'apparurent dans nos vitrines des valises et des sacs à incrustations géométriques qui étaient du pur Mondrian. Malgré un succès moyen, Monsieur Hermès nous encourageait beaucoup dans cette voie qui donnait une impulsion nouvelle à toute la maison.
  • Souvenirs cousus sellier - Un demi-siècle chez Hermès, Jean-R. Guerrand, éd. Olivier Orban, 1987, p. 57


Le premier carré n'en était pas un. Au début des années 30, époque où les femmes ne dévoilaient pas leurs charmes avec autant de facilité qu'aujourd'hui, Lola Prusac notre modéliste, dessinait des maillots de bain imprimés et eut l'idée de créer des écharpes assorties dont les élégantes pudiques pourraient se couvrir les épaules.
  • Souvenirs cousus sellier - Un demi-siècle chez Hermès, Jean-R. Guerrand, éd. Olivier Orban, 1987, p. 131


En cherchant des motifs, elle découvrit deux planches représentant les hémisphères, qu'elle fit imprimer. Ce n'étaient pas des carrés proprement dit, mais l'esprit y était et l'Omnibus des dames blanches, notre premier carré, ne tarda pas à voir le jour.
  • Souvenirs cousus sellier - Un demi-siècle chez Hermès, Jean-R. Guerrand, éd. Olivier Orban, 1987, p. 131