Madeleine de Souvré

écrivain française

Madeleine de Souvré, marquise de Sablé, née en 1599 et morte le 16 janvier 1678 à Paris, est une écrivaine et salonnière française.

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MaximesModifier

Si l’on avoit autant de soin d’estre ce qu’on doit estre que de tromper les autres en déguisant ce que l’on est, on pourroit se montrer tel qu’on est, sans avoir la peine de se déguiser.
  • Maximes de Mme de Sablé, Madeleine de Souvré Sablé, éd. Librairie des Bibliophiles (Cabinet du Bibliophile, n° 10), 1870 (1678), chap. Maximes de Madame la Marquise de Sablé. Paris, Sebastien Mabre-Cramoisy, M.DC.LXXVIII, p. np-tdm (texte intégral sur Wikisource)


Les sotises d’autruy nous doivent estre plûtost une instruction qu’un sujet de nous moquer de ceux qui les font.
  • Maximes de Mme de Sablé, Madeleine de Souvré Sablé, éd. Librairie des Bibliophiles (Cabinet du Bibliophile, n° 10), 1870 (1678), chap. Maximes de Madame la Marquise de Sablé. Paris, Sebastien Mabre-Cramoisy, M.DC.LXXVIII, p. np-tdm (texte intégral sur Wikisource)


Au lieu d’estre attentifs à connoistre les autres, nous ne pensons qu’à nous faire connoistre nous-mesmes. Il vaudroit mieux écouter, pour aquerir de nouvelles lumieres, que de parler trop, pour montrer celles que l’on a aquises.
  • Maximes de Mme de Sablé, Madeleine de Souvré Sablé, éd. Librairie des Bibliophiles (Cabinet du Bibliophile, n° 10), 1870 (1678), chap. Maximes de Madame la Marquise de Sablé. Paris, Sebastien Mabre-Cramoisy, M.DC.LXXVIII, p. np-tdm (texte intégral sur Wikisource)


C’est augmenter ses défauts que de les désavoûër quand on nous les reproche.
  • Maximes de Mme de Sablé, Madeleine de Souvré Sablé, éd. Librairie des Bibliophiles (Cabinet du Bibliophile, n° 10), 1870 (1678), chap. Maximes de Madame la Marquise de Sablé. Paris, Sebastien Mabre-Cramoisy, M.DC.LXXVIII, p. np-tdm (texte intégral sur Wikisource)


C’est une occupation bien penible aux fourbes d’avoir toûjours à couvrir le défaut de leur sincérité et à réparer le manquement de leur parole.
  • Maximes de Mme de Sablé, Madeleine de Souvré Sablé, éd. Librairie des Bibliophiles (Cabinet du Bibliophile, n° 10), 1870 (1678), chap. Maximes de Madame la Marquise de Sablé. Paris, Sebastien Mabre-Cramoisy, M.DC.LXXVIII, p. np-tdm (texte intégral sur Wikisource)


Les liens de la vertu doivent estre plus étroits que ceux du sang, l’homme de bien estant plus proche de l’homme de bien par la ressemblance des mœurs que le fils ne l’est de son pere par la ressemblance du visage.
  • Maximes de Mme de Sablé, Madeleine de Souvré Sablé, éd. Librairie des Bibliophiles (Cabinet du Bibliophile, n° 10), 1870 (1678), chap. Maximes de Madame la Marquise de Sablé. Paris, Sebastien Mabre-Cramoisy, M.DC.LXXVIII, p. np-tdm (texte intégral sur Wikisource)


On aime beaucoup mieux ceux qui tendent à nous imiter que ceux qui tâchent à nous égaler. Car l’imitation est une marque d’estime, et le desir d’estre égal aux autres est une marque d’envie.
  • Maximes de Mme de Sablé, Madeleine de Souvré Sablé, éd. Librairie des Bibliophiles (Cabinet du Bibliophile, n° 10), 1870 (1678), chap. Maximes de Madame la Marquise de Sablé. Paris, Sebastien Mabre-Cramoisy, M.DC.LXXVIII, p. np-tdm (texte intégral sur Wikisource)


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