Mireille Havet

écrivaine française

Mireille Havet, née le 4 octobre 1898 à Médan et morte le 21 mars 1932 dans un sanatorium de Crans-Montana, est une femme de lettre française.

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JournalModifier

Personne hélas ne pense à m'aimer, et je suis si malade, si hantée de tendresse, que j'arrive à redouter le moindre geste amical, de crainte de m'y perdre et d'y laisser tomber mon âme et ma fierté.
  • Journal, 1918-1919, Mireille Havet, éd. éditions Claire Paulhan, 2003, p. 63


Nous sommes impénétrables les uns aux autres par le fait même que nous ne nous intéressons profondément qu'à nous seuls et que nous ne cherchons dans l'amour que l'intérêt, l'étonnement, l'admiration d'un autre, un spectateur intime dans les yeux duquel nous nous imaginons reconnaître nos défauts et nos goûts.
  • Journal, 1918-1919, Mireille Havet, éd. éditions Claire Paulhan, 2003, p. 178


Nos maîtres sont morts et nous sommes seuls. Il faut compter que l'incohérence de notre époque vient de ce vide accidentel des talents, des intelligences supprimées par la mort.
  • Journal, 1919-1924, Mireille Havet, éd. éditions Claire Paulhan, 2005, p. 10


La vie est ce qu'elle est, courte et d'un trajet unique. Ceci exclut cela. Vivre est un sacrifice perpétuel.
  • Journal, 1919-1924, Mireille Havet, éd. éditions Claire Paulhan, 2005, p. 384


Carnaval, 1922Modifier

La vie, non point la vie, le carnaval. L’enfance vous apprend mal à vivre découvert, mais bientôt la terrible humiliation des gifles a réveillé en nous le sens du mensonge. Mourir n’est rien si près de là naissance. Il faut vivre, mais sous une armure.
  • Carnaval, Mireille Havet, éd. Arthème Fayard et Cie, 1922, t. Les Œuvres libres n°17, novembre 1922, chap. Carnaval, p. 251-344 (texte intégral sur Wikisource)


La vie corrige les natures faibles. [...] La méchanceté fait boule de neige, elle se transmet entre amants et les vaincus se transforment.
  • Carnaval, Mireille Havet, éd. Arthème Fayard et Cie, 1922, t. Les Œuvres libres n°17, novembre 1922, chap. Carnaval, p. 251-344 (texte intégral sur Wikisource)


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