Ne nous fâchons pas

film sorti en 1966

Ne nous fâchons pas est un film français de Georges Lautner sorti sur les écrans en 1966. Les dialogues sont signés Michel Audiard.

CitationsModifier

Il en doit à tout le monde. C'est le Belphégor des hippodromes, le Léonard ! Voilà des années qu'il prend du 40 contre 1 et qu'il étouffe la mise !


Le dernier né de chez Fichet. Si tu le perces, tu prends du gaz plein la poire. Si ç'avait existé plus tôt, tu serais aveugle !


En cinq ans, pas un mouvement d'humeur ! Pas une colère, même pas un mot plus haut que l'autre ! Et puis d'un seul coup : crac, la fausse note, la mouche dans le lait ! Ah, je te jure que ça m'a secoué, oui !
  • Lino Ventura, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


N'empêche, de là à le flinguer de sang-froid, sans parler d'assassinat, y aurait quand même comme un cousinage !
  • Pendant l'entretien du petit déjeuner avec le colonel
  • Lino Ventura, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


Vous promettez, vous promettez ! C'est facile de promettre ! Et puis c'est pas à vous qu'on passera les brodequins. C'est pas vous qu'on plongera dans la baignoire, c'est le pauvre Léonard ! C'est toujours lui qu'on martyrise ! C'est pas difficile, je suis la mascotte des tortionnaires!
  • Jean Lefebvre, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


Je critique pas le côté farce. Mais pour le fair-play, y aurait quand même à dire.
  • Après que Jeff eut fait exploser le colonel.
  • Lino Ventura, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


Mais sois un peu à ce que tu fais, bon sang !
  • Beretto à Michalon, pendant qu'ils transportent un cadavre.
  • Lino Ventura, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


DialoguesModifier

Le Commissaire : Mon pauvre ami ! Vous êtes la perpétuelle victime de l'esprit querelleur de vos contemporains. Hein ! On vous cherche, on vous provoque, on vous persécute ! Une sorte de fatalité. C'est bien ça ?
Antoine : Oui !
Le Commissaire : Il n'en est pas moins vrai, monsieur Beretto, que c'est la troisième fois cette année, et la dernière, j'espère, que vous êtes poursuivi pour coups et blessures.
Antoine : À qui la faute, monsieur le Commissaire, hein ? Moi, Je roulais tranquillement, doucement, à ma droite, et c'est monsieur qui brûle un stop et qui m'emplâtre ! Bon, je souligne poliment l'infraction, je souris, quand cette espèce de possédé commence à me dire un tas de gros mots que je n'ose même pas vous répéter, Monsieur le Commissaire ! Bon, j'ai peut-être eu tort de le tirer par la cravate à l'intérieur de ma décapotable mais…. mais c'est tout monsieur le Commissaire !
Le Commissaire : Et c'est ainsi que vous lui avez fendu le cuir chevelu et ouvert l'arcade sourcilière.
Antoine : J'avais changé de voiture et j'ai oublié qu'elle n'était pas décapotable. Voilà !
Le Commissaire : Voilà ! Et les deux autres, les témoins ?
Antoine : Mais, ils m'ont traité de brute, Monsieur le Commissaire !

  • Le début du film.
  • Serge Sauvion, Lino Ventura, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


1er truand : On peut se planquer à Gènes. Là-bas on a des amis. Mais faut y aller, et sans faux-papiers on a peu de chance. Avec le mandat qu'on a aux miches, pas question de passer la frontière. Ou alors à coups de flingues et on s'en ressent pas.
2ème truand : La brigade anti-gang c'est pas des charlots. Ils tirent à vue ! Des jeunots exaltés ! Des sanguinaires !

  • André Pousse, Mick Besson, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


Giselle : Qui c'est ces types ?
Antoine : Des représentants.
Giselle : En quoi ?
Antoine : En souvenirs !

  • En voyant arriver des truands, anciens amis d'Antoine
  • France Rumilly, Lino Ventura, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


Jeff : Ah, je vois : tu seras deux.
Antoine : Oui.
Jeff : C'est toujours ta fausse blonde ?... Tu deviens routinier !
Antoine : Pourquoi ? Elle est pas mignonne, Vicky ?... Toujours bien sapée, bonne pince... Je téléphone, elle radine ! Tu en connais beaucoup, des frangines comme ça, toi ?
Jeff : Qui rabattent sur un coup de téléphone ?... Je connais que ça !... À l’œil, évidemment, c'est autre chose !

  • Michel Constantin, Lino Ventura, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


Jeff : Tiens, prends ça !
Antoine : Mais, Jeff, ça va pas, hein, dis ? Même les tirs forains, je les évite. Le dimanche, je fais un peu de tir à l'arc, mais encore, crois moi, c'est la limite.

  • Jeff donnant à Antoine un revolver.
  • Michel Constantin, Lino Ventura, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


Antoine : Écoute-moi bien, Léonard ! je suis un honnête commerçant, moi ! Inscrit au registre ! Exemplaire, et tout et tout ! je suis venu ici pour parler avec toi. Et puis y a ce porte-flingue qui est rentré par la fenêtre et qui maintenant le voilà sur la descente de lit ! Je te jure que ça m'ennuie ! Ça m'ennuie vraiment, mais vraiment beaucoup ! Je te garantis que ça m'ennuierait beaucoup plus s'il y en avait deux !
Léonard : Parce que vous prévoyez une suite ?
Antoine : Oui ! toi, si tu continues à m'emmerder !

  • Lino Ventura, Jean Lefebvre, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


Antoine : Je peux te parler deux minutes
Antoine : Ta charrette...
Jeff : Quoi ma charrette ? Tu l'as pas emplafonnée, non ?
Antoine : Mais non...
Jeff : Ben alors ?
Antoine : Ben alors y a un mec dans le coffre !

  • Lino Ventura, Michel Constantin, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


Jeff : C'ui qui a l'air du taulier est venu béqueter deux trois fois. Ses p'tits boy friends l'appellent "Col'nel" ; le genre homme du monde. En fait de monde j'crois plutôt qu'y serait du nôtre. Enfin j'veux dire l'ancien...
Antoine : L'ancien... l'ancien... J'viens d'mettre un mec en l'air, maintenant nous v'là en croquemorts ! Y a quand même de la relance dans la g'lée de coing. Pis aussi si tu m'avais pas donné ce flingue...
Jeff : Ben tu serais mort.
Antoine : Ouais t'as raison.

  • Lino Ventura, Michel Constantin, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


L'embaumeur : Beau jeune homme ! Il doit pas être loin de ses 75 kilos.
Antoine : J'ai pas pesé !
L'embaumeur : Dans ces poids-là, je peux vous l'embaumer façon Cléopâtre. Le chef-d'œuvre égyptien, inaltérable !
Antoine : Mais on vous demande pas de conserver, on vous demande de détruire !
L'embaumeur : Ah ! euh ! Je vous proposerais bien le puzzle congolais : 32 morceaux plus la tête ! Ou alors le cubilot de Vulcain : 10 tonnes de fonte, quinze cents degrés, et votre petit jeune homme se retrouve en plaque d'égout ou en grille de square !
Antoine : Non, non, ni en poignée de porte, ni en lampadaire. Ce que je veux, c'est plus le voir, là !
Jeff : Mon ami tient un commerce !
L'embaumeur : Ah, bon !

  • Robert Dalban, Lino Ventura, Michel Constantin, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


Le Colonel : Cette petite mécanique sportive dehors... Elle est à vous ?
Jeff : Non !... C'est à moi.
Le Colonel : C'est bien une quatre places ?
Jeff : Oui, une quatre places.
Le Colonel : Alors, je ne m'explique pas du tout la raison pour laquelle, cette nuit, un de mes camarades a été obligé de voyager dans le coffre ! C'est embêtant ça Jeff!
Jeff : Ouais bien sûr, c'est embêtant!
Antoine On est tous très embêtés!
Antoine : Ehhh...si j'essayais de vous présenter euhhh...les choses dans l'ordre ?
Le Colonel : Je ne doute pas que vous les présentiez dans un ordre parfait. Mais quel que soit cet ordre, je crains que vous aboutissiez inéluctablement à Johnny dans le coffre !
Antoine : Évidemment, si vous tenez absolument à commencer par la fin, la conversation va tourner court...
Jeff : Ce serait bête.

  • Lino Ventura, Michel Constantin, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


Antoine : Écoutez, vous allez rire. Enfin je veux dire, vous allez comprendre : votre petit jeune homme rentre par la fenêtre, d'un seul coup, comme ça, avec son joujou dans les mains. Bah... Mettez-vous à ma place... C'était lui ou moi, non ? Ajoutez à ça la mauvaise humeur... Parce que, attention Colonel, je suis pas meilleur qu'un autre... Ça... Heu... Je vous l'accorde.
Le Colonel : Effet de surprise... Instinct de conservation... Vous avez les statistiques pour vous !... Je m'incline.
Jeff : Eh ben tu vois, dès qu'on ne parle plus à des primaires, tout devient lumineux !

  • Lino Ventura, Tommy Duggan, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


Antoine : Colonel, vous tirerez Monsieur tant que vous voudrez, mais pas avant seize mois. Je suis navré, Monsieur Michalon me doit de l'argent et nous avons des paiements échelonnés.
Jeff : Tu peux peut-être rapprocher les échéances ?
Léonard : Mieux que ça : je rembourse d'un coup et on me tue tout de suite !
Antoine : Dis donc, c'est nouveau, ça ? Alors comme ça, tu pourrais casquer en une fois ?
Léonard : Assassin !
Antoine : J'espère que le mot dépasse ta pensée, Léonard...

  • Lino Ventura, Michel Constantin, Jean Lefebvre, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


Le ferrailleur : Des clients comme vous, Monsieur Tonio, c'est quand même rare. Je vais être obligé de vous faire le prix du gros.
Antoine : Bon ben, dis donc, pendant que t'y es, rajoute moi donc 50 kilos de TNT et 2 ou 3 litres de nitro... Des fois qu'on vienne à manquer !

  • Jean Panisse, Lino Ventura, Ne nous fâchons pas (1965), écrit par Michel Audiard


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