Ouvrir le menu principal

LittératureModifier

PoésieModifier

Paul Éluard , Capitale de la douleur, 1926Modifier

L'hiver sur la prairie

La consolation graine perdue,
Le remords pluie fondue,
La douleur bouche en cœur
Et mes larges mains luttent.

  • Capitale de la douleur suivi de L'amour la poésie (1926), Paul Éluard, éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1966  (ISBN 978-2-07-030095-2), partie Nouveaux poèmes, L'hiver sur la prairie, p. 112


Prose poétiqueModifier

Joyce Mansour, Dolman le maléfique, 1961Modifier

Sans remords et sans repos, il ne se fatiguait jamais de lui-même ; il aplatissait ses prunelles sur chaque centimètre de son corps interchangeable et soupirait de bonheur tant il trouvait profonde sa vérité. Son désir coulait en longues rigoles meurtrières vers la victime du moment qui finissait toujours par se démener à ses pieds dénuée de pudeur et prête, sous ses yeux impitoyables, oui, prête, mais sans vainqueur. Alors Dolman riait silencieusement.
  • « Dolman le maléfique », Joyce Mansour, La Brèche, nº 1, Octobre 1961, p. 49


Yasmina Khadra, L’Olympe des Infortunes, 2010Modifier

[...] Parfois aussi, il se prend la tête à deux mains et éclate en sanglots ; ses gémissements alors recouvrent la rumeur des flots et font douter la nuit des réels desseins des insomniaques... Mille fois la culpabilité lui suggère de marcher dans la mer jusqu’aux portes du ciel, et mille fois la froideur de l’eau l’en dissuade.
Ach se sent dépérir à vue d’œil.
Il est le remords dans son obsession absolue ; il est l’otage de tous les reproches qu’on lui fait ; il est la peine qui se substitue aux fibres de sa chair et à ses moindres pensées...
  • L’Olympe des Infortunes, Yasmina Khadra, éd. Julliard, 2010, p. 216


RomanModifier

Antoine Bello, L'homme qui s'envola, 2017Modifier

Il préférait vivre avec le remords d'être parti qu'avec le regret d'être resté.