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Scepticisme

méthode d'examen et une école philosophique selon laquelle il semble que rien n'est vrai

LittératureModifier

Prose poétiqueModifier

René Char, Fureur et mystère, 1948Modifier

Feuillets d'Hypnos

Ne souriez pas. Ecartez le scepticisme et la résignation, et préparez votre âme mortelle en vue d'affronter intra-muros des démons glacés analogues aux génies microbiens.
  • Fureur et mystère (1948), René Char, éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1962  (ISBN 2-07-030065-X), partie FEUILLETS D'HYPNOS (1943-1944), p. 87


PhilosophieModifier

Friedrich Nietzsche, Par-delà bien et mal, 1886Modifier

Notre Europe contemporaine, ce foyer d'un effort soudain et irréfléchi, pour mélanger radicalement les rangs et, par conséquent, les races, est, par cela même, sceptique du haut en bas de l'échelle, tantôt animée de ce scepticisme noble qui, impatient et lascif, saute d'une branche à l'autre, tantôt troublé et comme obscurci par un nuage de questions — et parfois las de sa volonté à en mourir ! Paralysie de la volonté, où ne rencontre-t-on pas aujourd'hui cette infirmité ! Et parfois on la trouve même maquillée, avec des dehors séducteurs ! Pour cacher cette maladie, on a des habits d'apparat, des parures menteuses ; par exemple ce qu'on étale aujourd'hui sous le nom d'« esprit scientifique », d'« art pour l'art », « connaissance pure, indépendante de la volonté », tout cela n'est que du scepticisme fardé, la paralysie de la volonté qui se déguise — je me porte garant du diagnostic de cette maladie européenne.
  • Par-delà le bien et le mal (1886), Friedrich Nietzsche (trad. Henri Albert), éd. Le Livre de Poche, coll. « Les Classiques de Poche », 1991  (ISBN 978-2-253-05614-0), partie VI, chap. « Nous autres savants », § 208, p. 223


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