Différences entre versions de « Colette »

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|année d'origine=1940
}}
 
== ''Au concert'', [[w:1903 en littérature|1903]] ==
 
Réunions de toutes les critiques musicales écrites pour le journal Ruy Blas en 1903
 
 
{{citation|Rassurez-vous, je ne vous parlerai, chaque semaine, que très peu de musique. D'abord, parce que ça m'aralerait; ensuite parce que Debussy aux boucles d'ébène me paraît, tout de même, plus autorisé que moi (…)
J'apporterai, du moins, à cette critique à côté (très à côté) la bonne foi et la mauvaise éducation qui m'ont déjà fait tant d'ennemis dont j'espère bien que chaque jour grossira le tas.
|précisions=Les premières phrases du premier article}}
{{Réf Livre
|titre=Au concert
|auteur=Colette
|éditeur=Le Castor Astral
|année=1992
|page=19
|ISBN=2859201939
|année d'origine=1903
}}
 
{{citation|Avant le concerto, Mme Faliero-Dalcroze avait chanté de la musique italienne avec une voix fraîche et une robe rose.}}
{{Réf Livre
|titre=Au concert
|auteur=Colette
|éditeur=Le Castor Astral
|année=1992
|page=21
|ISBN=2859201939
|année d'origine=1903
}}
 
{{citation|La solide carrure d'Alexandre Georges plaît aux auditrices, non moins que sa ''Légende bretonne'', chantée très finement par Mlle Suzanne Dumesnil, bien disante, et qui n'a pas cru devoir, Dieu merci, pour plus de couleur locale, s'empâter la diction avec de la galette de sarrazin (''sic'').}}
{{Réf Livre
|titre=Au concert
|auteur=Colette
|éditeur=Le Castor Astral
|année=1992
|page=33
|ISBN=2859201939
|année d'origine=1903
}}
 
{{citation|Salle Humbert de Romans, la vicomtesse de Trédern a chanté ''Eve'' de son mieux. Ce mieux est l'ennemi du bien.}}
{{Réf Livre
|titre=Au concert
|auteur=Colette
|éditeur=Le Castor Astral
|année=1992
|page=41
|ISBN=2859201939
|année d'origine=1903
}}
 
{{citation|Nous sommes, Siegfried Wagner et moi, de vieilles connaissances, bien que nous ne nous saluions guère. Combien de fois, à Bayreuth […], ai-je croisé sa silhouette sans épaules (il est bâti comme une bouteille) évité son regard couleur de Marennes pas très fraîche ! Ma pure parole, ce précoce génie dévisage les femmes comme un ténor, et toute court-chevelue que je suis, toute mal élevée que l'on me répute, je n'échappais pas à cet oeil qui dit : »Hein, si je voulais!... Mais je ne veux pas. ». Moi non plus, Monsieur.}}
{{Réf Livre
|titre=Au concert
|auteur=Colette
|éditeur=Le Castor Astral
|année=1992
|page=47
|ISBN=2859201939
|année d'origine=1903
}}
 
 
{{citation|Richard Strauss dirige une ''Scène d'amour'' extraite de son opéra ''Feuersnot''. Les oreilles m'en font encore « bzi, bzi »! Ça, une scène d'amour? Ben, si j'avais l'extase aussi tumultueuse, je voudrais voir ce que diraient mes voisins d'en dessous. Il est vrai que le programme appelle ce chahut « scène » et non pas duo. Ces gens-là se seront mis à plusieurs, quatorze ou quinze, peut-être...}}
{{Réf Livre
|titre=Au concert
|auteur=Colette
|éditeur=Le Castor Astral
|année=1992
|page=62
|ISBN=2859201939
|année d'origine=1903
}}
 
{{citation|Pas très Semaine Sainte, ma chronique, hein? C'est qu'elle m'a paru longue à tirer, cette semaine triste qui sent la friture à l'huile, - à moins qu'elle ne fleure, comme chez ma colocataire, le chou bouilli. Ma païenne enfance fait que je m'ennuie et m'embrouille sans ces rites gastronomiques où le petit poisson est toléré à l'exclusion du gros, le canard sauvage permis et son frère de basse-cour à l'index... En façon de pénitence, je m'impose les concerts spirituels, c'est déjà bien joli.}}
{{Réf Livre
|titre=Au concert
|auteur=Colette
|éditeur=Le Castor Astral
|année=1992
|page=70
|ISBN=2859201939
|année d'origine=1903
}}
 
{{citation|Vous entendez ça d'ici : les violons imitent le bruit du vent, le glockenspiel celui des elfes dansants, la harpe celui de la lune. Car de mémoire de compositeur, à la harpe, toujours, qu'elle soit de Lyon ou à pédales, fut dévolu le soin d'évoquer les rayons de lune!...}}
{{Réf Livre
|titre=Au concert
|auteur=Colette
|éditeur=Le Castor Astral
|année=1992
|page=79
|ISBN=2859201939
|année d'origine=1903
}}
 
{{citation|Quelle foule au Nouveau-Théâtre ! On y joue pourtant de l'excellente musique ! Si le public devient connaisseur, maintenant, c'est la fin du monde!}}
{{Réf Livre
|titre=Au concert
|auteur=Colette
|éditeur=Le Castor Astral
|année=1992
|page=82
|ISBN=2859201939
|année d'origine=1903
}}
 
 
{{citation|Ils viennent, inévitables comme le jugement dernier (…) Ne me demandez pas qui est celui qui s'appelle Ringissen, ou Leroy, - ils se ressemblent tous. Ils sont châtains, avec la raie sur le côté. Droegmans, plus blond, joue plus blond et plus suave. Moi, si j'étais du jury, je lui donnerais un second prix...Je m'arrête sur la pente fatale où m'entraîne une aveugle indulgence. Mais c'est qu'aussi ils me font de la peine, ces pauvres gosses qui s'échignent toute l'année le tempérament pour arriver à quoi ? À rater leur concours.
|précisions=Cette citation et les suivantes se rapportent aux concours du Conservatoire (toujours publics)}}
{{Réf Livre
|titre=Au concert
|auteur=Colette
|éditeur=Le Castor Astral
|année=1992
|page=113
|ISBN=2859201939
|année d'origine=1903
}}
 
{{citation|Mlle Dangès vocalise un si déplorable air des Huguenots qu'elle ferme les yeux tout le temps, pour ne pas voir ce qu'elle chante.}}
{{Réf Livre
|titre=Au concert
|auteur=Colette
|éditeur=Le Castor Astral
|année=1992
|page=120
|ISBN=2859201939
|année d'origine=1903
}}
 
{{citation|Je dois relater encore l'entrée sensationnelle de Mlle Comes dans ''Armide''. Une créature terrible! Des yeux noirs, des cheveux noirs, des moustaches noires, des aisselles noires, une robe noire, brrr! Et des anneaux de sauvagesse dans le nez ou dans les oreilles, je ne sais plus bien. Elle s'avance, jette du feu par les naseaux, dévore un lapin vivant et jongle avec des couteaux. Je crois même qu'elle a chanté aussi, puisqu'on lui passe à travers les barreaux de sa cage un premier accessit.}}
{{Réf Livre
|titre=Au concert
|auteur=Colette
|éditeur=Le Castor Astral
|année=1992
|page=140
|ISBN=2859201939
|année d'origine=1903
}}
 
{{citation|D'ailleurs, si on me repince à un concours d'instruments à vent ! Passe pour les bois, où je goûte le nasillement frais du hautbois et la gravité veloutée de la flûte. Mais cette trompette arrogante qui jase perçant et faux (…); mais ce piston avantageux, content de lui à la manière d'un coq de village; mais les grâces pataudes de ce trombone, rêveur comme un notaire qui a trop bien dîné... Non, non, non !}}
{{Réf Livre
|titre=Au concert
|auteur=Colette
|éditeur=Le Castor Astral
|année=1992
|page=146-147
|ISBN=2859201939
|année d'origine=1903
}}
 
 
== Citations sur Colette ==
|page=392-395
}}
 
== ''Au concert'', [[w:1903 en littérature|1903]] ==
 
Réunions de toutes les critiques musicales écrites pour le journal Ruy Blas en 1903
 
 
 
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