Différences entre versions de « Mustafa Kemal Atatürk »

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'''{{w|Mustafa Kemal Atatürk}}''', Mustafa Rıza selon l'état civil, né à Salonique en mai 1880 ou 1881 et mort à Istanbul le {{date|10|novembre|1938}}, est le fondateur et le premier président de la République turque.
 
==Discours==
 
{{citation|citation=L'homme politique qui a besoin des secours de la religion pour gouverner n'est qu'un lâche ! [...] Or, jamais un lâche ne devrait être investi des fonctions de chef de l'État.}}
{{Réf Livre|titre=Mustapha Kémal ou la mort d'un empire
|auteur=Jacques Benoist-Méchin
|éditeur=Albin Michel
|page=13
|année=1954
}}
 
{{citation|citation=Depuis plus de cinq cents ans, [...] les règles et les théories d'un vieux cheikh arabe, et les interprétations abusives de générations de prêtres crasseux et ignares ont fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle. Elles ont réglé la forme de la Constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, la coupe de ses vêtements, ce qu'il apprend à l'école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu'à ses pensées les plus intimes. L'Islam, cette théologie absurde d'un Bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies.}}
{{Réf Livre|titre=Mustapha Kémal ou la mort d'un empire
|auteur=Jacques Benoist-Méchin
|éditeur=Albin Michel
|page=323
|année=1954
}}
 
{{citation|citation=Vous venez me parler des avantages que nous a valu notre conversion à l'Islam, et moi je vous dis : regardez ce qu'elle nous a couté !}}
{{Réf Livre|titre=Mustapha Kémal ou la mort d'un empire
|auteur=Jacques Benoist-Méchin
|éditeur=Albin Michel
|page=326
|année=1954
}}
 
{{citation|citation=Il faut savoir choisir, [...], entre la révélation passée et la liberté future.}}
{{Réf Livre|titre=Mustapha Kémal ou la mort d'un empire
|auteur=Jacques Benoist-Méchin
|éditeur=Albin Michel
|page=326
|année=1954
}}
 
{{citation|citation=La République turque ne veut pas demeurer le pays des cheiks et des derviches, des confraternités et des couvents. Comme ordre, il n'y en a qu'un seul de vrai et de raisonnable — celui de la civilisation.}}
{{Réf Livre|titre=Mustapha Kémal ou la mort d'un empire
|auteur=Jacques Benoist-Méchin
|éditeur=Albin Michel
|page=326
|année=1954
}}
 
{{citation|citation=Le Califat n'est qu'un reliquat de l'Histoire. Rien ne justifie son existence.}}
{{Réf Livre|titre=Mustapha Kémal ou la mort d'un empire
|auteur=Jacques Benoist-Méchin
|éditeur=Albin Michel
|page=328
|année=1954
}}
 
{{citation|citation=N'est-ce pas pour le Calife, pour l'Islam, pour les prêtres et pour toute cette vermine que le paysan turc a été condamné à saigner et à mourir pendant des siècles sous toutes les latitudes et sous tous les climats ? Il est temps que la Turquie songe à elle-même, qu'elle ignore tous ces Hindous et Arabes qui l'ont menée à sa perte. Il est grand temps, je le répète, qu'elle secoue définitivement le joug de l'Islam ! Voilà des siècles que le califat se gorge de notre sang.}}
{{Réf Livre|titre=Mustapha Kémal ou la mort d'un empire
|auteur=Jacques Benoist-Méchin
|éditeur=Albin Michel
|page=332
|année=1954
}}
 
{{citation|citation=Je ne suis pas assez fou pour mettre dans le même sac les étrangers qui nous pillent, et ceux qui nous enrichissent.}}
{{Réf Livre|titre=Mustapha Kémal ou la mort d'un empire
|auteur=Jacques Benoist-Méchin
|éditeur=Albin Michel
|page=370
|année=1954
}}
 
{{citation|citation=Mais pourquoi nos femmes s'affublent-elles encore d'un voile pour se masquer le visage, et se détournent-elles à la vue d'un homme ? Cela est-il digne d'un peuple civilisé ? Camarades, nos femmes ne sont-elles pas des êtres humains, doués de raison comme nous ? Qu'elles montrent leur face sans crainte, et que leurs yeux n'aient pas peur de regarder le monde ! Une nation avide de progrès ne saurait ignorer la moitié de son peuple !}}
{{Réf Livre|titre=Mustapha Kémal ou la mort d'un empire
|auteur=Jacques Benoist-Méchin
|éditeur=Albin Michel
|page=373
|année=1954
}}
 
{{citation|citation=Rejetons le fez, qui est sur nos têtes comme l'emblème de l'ignorance et du fanatisme, [...], et adoptons le chapeau, coiffure du monde civilisé ; montrons qu'il n'y a aucune différence de mentalité entre nous et la grande famille des peuples modernes !}}
{{Réf Livre|titre=Mustapha Kémal ou la mort d'un empire
|auteur=Jacques Benoist-Méchin
|éditeur=Albin Michel
|page=382
|année=1954
}}
 
{{citation|citation=Quoique la grande Révolution française, dont nous lisons les pages sanglantes avec admiration et enthousiasme, ait jailli du cœur de la nation française, ses résultats n’en furent pas moins d’une portée universelle. ''[…]'' On a vu d’un bon œil, en plein XX{{e}} siècle, qu’on affirme être le siècle du droit et de la justice, que le peuple de Turquie fût soumis à un régime d’oppression et de violence qui avait, à juste titre, soulevé la nation française cent trente ans auparavant. Le peuple de Turquie s’est soulevé pour défendre ses droits méconnus et foulés aux pieds. ''[…]'' J’espère que les fils de la France d’aujourd’hui, de cette France révolutionnaire et patriote qui a, par sa dévotion à la défense des droits de l’homme, inspiré à l’humanité pensante ses principes les plus supérieurs, confirmeront par les faits la juste cause de la Turquie.
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