« Charles Dantzig » : différence entre les versions

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'''[[w:Charles Dantzig|Charles Dantzig]]''' est un écrivain français né à [[w:Tarbes|Tarbes]] le {{Date|7|octobre|1961}}.
 
== '''''[[Dictionnaire égoïste de la littérature française]]''''', 2005 ==
 
{{Citation|citation=Une défectuosité de l’outil engendre la virtuosité de l’ouvrier.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=11}}
{{Choisie citation du jour
|puce=*
|année=2011
|mois=septembre
|jour=11
}}
 
'''''[[Pourquoi lire ?]]'''''
 
{{Citation|citation=Rien n'éloigne plus d'un écrivain que ses ennemis, si ce n'est ses admirateurs. Compagnie en rangs serrés, arme à l'épaule, elle monte la garde en chantant : ''Gloi-rà-not'grantôm ! - Gloi-rà-not'grandtôm !'' Et si l'on s'approche trop ils grognent, chiens de garde protégeant l'os qui leur donne de l'existence.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=13.}}
 
{{Citation|citation=Sans doute faut-il être nonagénaire et gaga pour apprécier le ''Finnegans Wake'' de Joyce.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=16}}
 
{{Citation|citation=De fait, ce sont les lectures des adultes qu’on devrait surveiller. On les abandonne comme des chiens aux grandes vacances au bord de l’autoroute, et ils avancent, désespérés, hâves, frôlant les murs pour éviter la pluie, avec des épaules d’hyène et des inquiétudes de loup, dérobant le premier os de Danielle Steel ou de Marc Levy qui dépasse d’une poubelle. Nonchalants, les éditeurs les tirent.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=17}}
 
{{Citation|citation=Selon les époques, les artistes sont considérés comme de la domesticité de luxe ou comme le luxe de la domesticité.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=18.}}
 
{{Citation|citation=[Proust] a découvert, puis admis la contradiction entre le dire et le faire. Les hommes sont autres qu'ils ne le disent. Et après ? Cette autre idée de soi est un élément du moi, sa part idéaliste, qui cherche à excuser ses petitesses réalistes. Ce livre nous donne une impression d'immense indulgence. Il y a sur la lune une mer de la Sérénité, ''A la recherche du temps perdu'' est la mer de l'Indulgence. Les hommes sont imparfaits, mais ce sont les hommes. Comme tout grand roman, ''A la recherche du temps perdu'' n'est pas moraliste. Il comprend tout. Il admet tout. L'homme n'est pas un ennemi.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=23.}}
 
{{Citation|citation=''A la recherche du temps perdu'' n'est pas un roman hâtif, et c'est sa qualité. Proust est un entrepreneur texan qui ne quitte pas ses hectares sans en avoir sucé le maximum de pétrole. Et ses personnages, grands derricks noirs, se dressent à perte de vue dans nos imaginations.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=26-27.}}
 
{{Citation|citation=La moitié de la gloire de Baudelaire vient, non de ses grands vers, mais de ce qu'il n'est jamais content.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=31.}}
 
{{Citation|citation=Un moraliste devrait assumer sa posture de tueur méprisant : une phrase, une balle, on rengaine.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=31.}}
 
{{Citation|citation=L'aigre est une variété de l'amer. [...] L'aigreur est la supériorité du stérile.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=31.}}
 
{{Citation|citation=Selon les grincheux, nous vivons en décadence. Comme si la décadence n'était pas là depuis le premier jour de la vie. Chassé du paradis, Adam errait en grommelant : "Tout fout le camp." Avant c'était mieux. Après ce sera mieux. Pauvre présent ! Pauvre présent toujours injurié, présent qui est nous, présent qui n'arrive jamais à se débarrasser du chewing-gum du passé et devant qui on agite en permanence le papier brillant de l'avenir, pauvre présent, tu trouves le moyen d'admirer ceux qui t'injurient.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=31-32.}}
 
{{Citation|citation=L'amour est un espoir. De là sa nuance de bassesse. Seulement, c'est un espoir envers soi-même, de pouvoir être assez bien pour plaire, etc. De là sa nuance de hauteur.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=32.}}
 
{{Citation|citation=Les femmes deviennent amoureuses espérant introduire du romanesque dans leur vie. Ayant constaté que cela a surtout introduit des emmerdements, elles lisent des romans.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=33.}}
 
{{Citation|citation=L'amour est le seul sujet sur lequel on puisse écrire n'importe quoi, car l'amour est n'importe quoi. C'est une qualité.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=33.}}
 
{{Citation|citation=Quand il y a querelle entre les Anciens et les Modernes, choisissez les Modernes : c'est vous.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=33.}}
 
{{Citation|citation=Il y a quelque chose de putassier chez Apollinaire, putassier comme peut l'être un enfant. Il a le génie du câlinage. Comme on se laisse charmer par ce serveur de pizzeria déposant l'assiette d'un geste rond avec un regard langoureux pour la cliente !}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=37.}}
 
{{Citation|citation=Les plus grands inventeurs ne sont pas les plus diplômés, car l'érudition blase ou paralyse.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=40.}}
 
{{Citation|citation=Colette ressemblait à un renard. C'est bien sa seule absence de ruse.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=42.}}
 
{{Citation|citation=Aragon est l'écrivain qui n'a jamais ri.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=47.}}
 
{{Citation|citation=Si un auteur est généralement un petit peu moins bien que son livre, c'est que, au moment où il l'écrivait, il était plus complet. Il avait convoqué son moi idéal, ses talents, ses ruses, ses élans, il affrontait des obstacles dont les héros de romans courtois n'ont pas idée. Il s'élevait. Revenu à terre, il prend un repos nécessaire, car personne ne pourrait supporter ces tensions en permanence, envoyant tout ce personnel en vacances, et se retrouve seul, avec un air de vieux maître d'hôtel fourbu dans un château abandonné.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=53.}}
 
{{Citation|citation=La provocation provient du dépit et est un enfantillage. Quelle importance de choquer ceux que l’on méprise ? Serait-ce qu’on ne les méprise pas tellement ? Au fond, la provocation est une approbation.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=79}}
 
{{Citation|citation=On ne peut pas définir la forme du beau, parce que le beau est mouvant.<br/>
Le beau est une paresse.<br/>
Le beau d’hier fait rire.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=84}}
 
{{Citation|citation=Cet humour lugubre (…) que les années 1950-1970, par excès de rationalisme, ont qualifié d’absurde, est enseigné dans les écoles françaises sans le mot essentiel : ''irlandais''.
|précisions=(A propos de Beckett)}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=93}}
 
{{Citation|citation=Si la critique littéraire, c’est le mariage forcé, la biographie, c’est le mariage interminable. Dans les deux cas ; les regards se plissent. C’est toujours toi qui choisis le programme à la télé, impossible de rien faire l’un sans l’autre, ah, si j’avais su, je n’aurais jamais dit oui ! peste le biographe. Voilà comment des gens bien intentionnés a départ se crispent sur de minuscules particularismes irritants et produisent mille petits reproches irrités. Ils cassent la statue pour ses chiures de pigeon.<br/>
Et le plaisir de la vengeance : je me tue depuis des années à accumuler de la documentation au fond des bibliothèques à éclairage tuberculeux, et je ne le resservirais pas en entier ? Ils ressemblent aux parents qui laissent leurs enfants hurler dans les trains pour que les autres les subissent autant qu’eux.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=113}}
 
{{Citation|citation=Si la critique littéraire, c’est le mariage forcé, la biographie, c’est le mariage interminable. Dans les deux cas ; les regards se plissent. C’est toujours toi qui choisis le programme à la télé, impossible de rien faire l’un sans l’autre, ah, si j’avais su, je n’aurais jamais dit oui ! peste le biographe. Voilà comment des gens bien intentionnés a départ se crispent sur de minuscules particularismes irritants et produisent mille petits reproches irrités. Ils cassent la statue pour ses chiures de pigeon.
Et le plaisir de la vengeance : je me tue depuis des années à accumuler de la documentation au fond des bibliothèques à éclairage tuberculeux, et je ne le resservirais pas en entier ? Ils ressemblent aux parents qui laissent leurs enfants hurler dans les trains pour que les autres les subissent autant qu’eux.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=113}}
 
{{Citation|citation=Le bons sens est le bouclier que l’intelligence brandit quand elle est fatiguée d’argumenter.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=119}}
 
{{Citation|citation=L’ignorance qui raille est le procureur de l’injustice.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=123}}
 
{{Citation|citation=On peut donc se sentir séparé de l’humanité à Rome. C’est fascinant d’inculture comme remarque.
|précisions=(A propos de James Cameron)}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=176}}
 
{{Citation|citation=En général, les livres moyens donnent de très bons films : ils ne contiennent pas de pensées que le cinéaste est gêné de supprimer.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=178}}
 
{{Citation|citation=Il est remarquable que la France, qu’on accuse d’avoir la rage de la clarté, et qui s’en vante parfois, soit le pays qui a donné et Voltaire et Mallarmé.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=180}}
 
{{Citation|citation=Le huitième jour, Dieu créa Paul Claudel. Il avait envie de se foutre du monde.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=181}}
 
{{Citation|citation=Les convertis forment avec les repentis l’espèce la plus dangereuse qui soit : ils mettent tout leur zèle à montrer la fermeté de leur nouvelle conviction.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=182}}
 
{{Citation|citation=Une personne qui écrit qu’«il faut sortir des sentiers battus » y entre. }}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=186}}
 
{{Citation|citation=Et la grande ruse des femmes du Moyen-Age : elles ont poussé les hommes à inventer le style courtois, qui donne un aspect viril à la politesse et la rend applicable par les enfants vieillis qui portent le nom d’hommes.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=221}}
 
{{Citation|citation=Un mot n’est pas qu’un mot, et c’est le problème particulier de l ‘écrivain. Un mot est chargé de souvenirs, d’histoire, de joies, de douleurs, celles des lecteurs, de l’écrivain lui-même.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=223}}
 
{{Citation|citation=Si nous [les Français] avons ce rapport aux dictionnaires, c’est précisément parce que nous sommes le pays le plus irréligieux du monde. Le dictionnaire est le seul livre qu’on trouve dans les familles qui ne lisent pas ou dans les familles françaises les plus pauvres, quand, dans les autres pays occidentaux, c’est la Bible.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=253}}
 
{{Citation|citation=Une école littéraire est une bande de jeunes gens qui se liguent contre les vieux raseurs établis et renversent leurs fauteuils pour prendre leur place et devenir de jeunes raseurs établis. (…) Ceux qui y croient littérairement sont les écrivains suiveurs, qui ont besoin de sauter dans le carrosse des autres pour avancer.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=267}}
 
{{Citation|citation=Dans certains livres, il y a des passages très bien écrits qui signalent que l’auteur s’ennuie : il tourne à vide.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=269}}
 
{{Citation|citation=La foi sert de carburant aux écrivains dont l’émotivité s’assèche.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=311}}
 
{{Citation|citation=Le genre français médiocre consiste en petit ton étriqué qui se croit brillant}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=311}}
 
{{Citation|citation=Il n’y a pas cinquante kilomètres carrés de notre pays qui n’aient vu naître un écrivain. C’est trop. Il ne reste plus de place pour les lecteurs.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=315}}
 
{{Citation|citation=Les coquetteries sont souvent une manière naïve d’exprimer la vérité en disant son contraire.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=327}}
 
{{Citation|citation=On peut écrire différemment de son origine sociale : les Goncourt sont aristocrates, et écrivent comme des colonels d'infanterie en retraite qui se seraient mis dans les antiquités}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=346}}
 
{{Citation|citation=René Goscinny (…) fait partie des talents littéraires qui, au XXè siècle, ont fait autre chose de la littérature en apportant du littéraire à cette autre chose.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=351}}
 
{{Citation|citation=L'explication « Je n'étais pas né » pour justifier l'ignorance est une explication de barbare.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=351}}
 
{{Citation|citation=En littérature, [les imbéciles] sont souvent populaires, soit que leur enflure est prise pour du lyrisme, ou leur outrecuidance pour de la virilité.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=355}}
 
{{Citation|citation=Il n'y a pas d'imposteur en art, il n'y a que des publics crédules.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=391}}
 
{{Citation|citation=Un écrivain qui emploi le mot « indicible » devrait se faire charcutier.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=391}}
 
{{Citation|citation=
J'aime beaucoup ce genre de livres qui alourdit l'œil des gens épais. Il faudrait le donner à lire à un ministre de la Défense, à un secrétaire général de syndicat.|précisions=(A propos du ''Cornet à dés'' de Max Jacob)}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=404}}
 
{{Citation|citation=Le journaliste moyen qui vous pose une question n'écoute pas votre réponse : il écoute son préjugé.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=417}}
 
{{Citation|citation=A quoi mène le ratage ? Aux maximes. Chamfort rate sa naissance : maximes. Vauvenargues rate sa carrière militaire : maximes. La Rochefoucauld rate la Fronde : maximes.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=447}}
 
{{Citation|citation=Tous les écrivains vous diront, après Malraux : « Au-delà de dix mille, tout succès est un malentendu ».}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=478}}
 
{{Citation|citation=
[Le vers de Maupassant] : « Je ne sais pas quel feu son œil sur moi darda » (…) pourrait concourir dans la compétition du plus mauvais vers du monde}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=518}}
 
{{Citation|citation=[En littérature] Les causes de l'échec sont toujours claires, celles de la réussit restent obscures.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=524}}
 
{{Citation|citation=Une maxime est souvent un solipsisme transformé en généralité par un écrivain qui croit en son expérience universelle.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=525}}
 
 
{{Citation|citation=Oxymore, à quelles faussetés tes lourds clins d'œil nous mènent !}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=529}}
 
 
{{Citation|citation=Si nous connaissons le mot, nous avons l'image. Et sinon il y a le dictionnaire. Ou l'imagination. Qui n'a pas besoin d'être très précise. Les romans ne sont pas des planches d'anatomie.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=532}}
 
 
{{Citation|citation=L'hypocrisie est une huile sociale, la fourberie un miel d'arriviste.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=544}}
 
{{Citation|citation=On pourrait dire que le XVIe [siècle] est joyeux, le XVIIe allègre, le XVIIIe gai, le XIXe humoristique et le XXe ricaneur.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=548}}
 
 
{{Citation|citation=Un écrivain n'aime pas plus les mots qu'un menuisier les clous. Un mot est un objet donc il se sert pour créer un autre objet nommé phrase, laquelle donnera son utilité au mot; un mot inusité n'a pas d'utilité.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=584}}
 
{{Citation|citation=
Le dieu des Narcisses devrait être saint Augustin, qui a écrit ses Confessions sans avoir rien fait.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=609}}
 
{{Citation|citation=D'une certaine façon, un écrivain écrivant une œuvre de fiction à la première personne est le « nègre » de son narrateur}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=610}}
 
{{Citation|citation=Fabre d'Eglantine, ainsi surnommé parce qu'il avait reçu l'Eglantine d'or de l'Académie des jeux floraux de Toulouse, (…) fut l'auteur de la douce chanson « Il pleut, il pleut, bergère », puis, pendant la Révolution française, membre de la commune insurrectionnelle, qui eut plutôt tendance à les égorger, les bergères.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=617-618}}
 
{{Citation|citation=La justice est aveugle à qui ne porte pas le costume. Costume égale coutume. Même mot, même puissance.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=623}}
 
{{Citation|citation=L'œuvre est ce qui tue l'intime.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=629}}
 
{{Citation|citation=Le « on » n'est personne, le « je » est une personne. Eternel combat de la liberté contre la mystification.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=630}}
 
{{Citation|citation=[L]es surréalistes, ces symbolistes en treillis.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=630}}
 
{{Citation|citation=Ce qu'on peut opposer à un écrivain, c'est ce qu'il a écrit. Ce qu'il a ''dit'' est moins sûr.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=631}}
 
{{Citation|citation=D’habitude, les écrivains publient un ou deux volumes de poésie dans leur jeunesse puis l’abandonnent. Elle a été leur acné littéraire }}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=670}}
 
{{Citation|citation= Les points de suspension en fin de paragraphe rappellent les gens qui vous donnent un coup de coude quand ils en racontent une bien bonne. Laforgue, par l’exagération même avec laquelle il en use, en fait un système esthétique. Toulet est un des rares écrivains à placer des points de suspension au début des vers ou des phrases, et cela produit des effets surprenants.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=677}}
 
{{Citation|citation= On respire par les yeux ! Nous l’avons tous expérimenté, à lire des livres non ponctués, où notre pauvre œil haletant cherche un point, une virgule, le moindre bout de banc où s’asseoir.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=678}}
 
{{Citation|citation= Péguy a montré que l’on pouvait assourdir le coup de cymbale du point d’exclamation en le remplaçant par un simple point.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=679}}
 
{{Citation|citation= Position du moraliste : c’est la même que celle du tireur couché …. Le moraliste est allongé dans une position protégée et tire des maximes sur une cible à découvert.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=681}}
 
 
{{Citation|citation= On dirait que les moralistes ont envie que les gens soient malheureux, afin de donner respectivement raison à leurs sentences.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=681}}
 
 
{{Citation|citation=[La postérité] console les écrivains dont on ne parle jamais : placés sur le zéro, ils se persuadent qu’ils vont toucher trente-six fois la mise. }}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=682}}
 
 
{{Citation|citation=La postérité est aussi un « au cas où ». Pensant que je peux mourir tout à l’heure, je fais le lit de mes phrases. Qu’on ne me retrouve pas avec un drap troué. Il y aura bien assez de mites. Cette tenue qui nous préoccupe, cette idée que nous risquons d’être lus après nous, cette espèce d’autre nom de la conscience professionnelle, c’est une façon de narguer la vie.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=683}}
 
{{Citation|citation= Nous faisons les mots, puis nous nous faisons à eux.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=689}}
 
{{Citation|citation=Le roman est le récit d’une modification. Celle du personnage principal, le plus souvent, ou bien, s’il est un monstre d’indifférence, celle des personnages qui l’entourent. Quoi qu’il en soit, dans un roman, quelque chose s’est transformé à la fin.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=751}}
 
{{Citation|citation=Plus il y a du mouvement, moins il y a de réflexion. On peut même dire que, chez les romanciers moyens, les aventures sont un substitut à l’analyse. Comme ils n’ont aucune idée de ce que peuvent être leurs personnages et ce qu’ils pourraient faire, ils les agitent. Un assassinat, une bombe, un viol, tout plutôt que de s’arrêter e de constater que son histoire ne sert à rien ! Et le roman fait des moulinets pour éviter de tomber dans le lac.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=751}}
 
{{Citation|citation=Le snob connaît toujours quelqu’un de relié à la célébrité du jour}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=798}}
 
{{Citation|citation=Le vers de Paul-Jean Toulet : « Parle plus bas, si c’est d’amour », vient peut-être de : « Speak low, il you speak love » (Beaucoup de bruit pour rien). D’une phrase typiquement shakespearienne, sentimentalité+calembour, il a fait du Racine. Ainsi sont réconciliées les deux étoiles que Stendhal avait opposées.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=822}}
 
{{Citation|citation=(Stendhal) Il supprime conjonctions de coordination, présentation des personnages, explications, supprime, supprime, supprime, et fait comprendre que la création se compose pour une bonne part de suppressions.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=833}}
 
== ''Pourquoi lire'', 2010 ==
 
{{citation|Un livre n'est pas fait pour les lecteurs, il n'est même pas fait pour son auteur, il n'est fait pour personne. Il est fait pour être. Un livre fait pour les lecteurs les prend pour un public.}}
{{Réf Livre|titre=Pourquoi lire ?
|auteur=Charles Dantzig
|éditeur=Grasset
|année=2010
|page=27}}
 
{{citation|Et quel atroce caprice est la lecture, atroce pour les auteurs ! Tout ce qui périt de talents par défaut de lecture ! Les bons lecteurs, on devrait les enfermer pour lire ! On leur verserait un salaire et ils ne feraient que ça, sauver la littérature en la lisant ! 24 ans !}}
{{Réf Livre|titre=Pourquoi lire ?
|auteur=Charles Dantzig
|éditeur=Grasset
|année=2010
|page=28}}
 
{{citation|Ce n'est pas nous dans les livres qui nous font juger que les livres sont bons, c'est le talent. Ce n'est pas aux personnages, aux idée qu'on veut ressembler. On veut ressembler au talent.}}
{{Réf Livre|titre=Pourquoi lire ?
|auteur=Charles Dantzig
|éditeur=Grasset
|année=2010
|page=29}}
 
{{citation|On ne lit pas un livre pour une histoire, on lit un livre pour danser avec son auteur.}}
{{Réf Livre|titre=Pourquoi lire ?
|auteur=Charles Dantzig
|éditeur=Grasset
|année=2010
|page=46}}
 
{{citation|La seule question à se poser devant un chef d'oeuvre, c'est : ferait-il brûler la bibliothèque d'Alexandrie ? Si on ne pense pas à le faire, c'est qu'il est bonasse et rien à craindre. Si on y pense, c'est qu'il y a des soupçons sur sa vulgarité.}}
{{Réf Livre|titre=Pourquoi lire ?
|auteur=Charles Dantzig
|éditeur=Grasset
|année=2010
|page=57}}
 
{{citation|Oui, on lit par protestation contre la vie. La vie est très mal faite. On y rencontre sans arrêt des gens inutiles. Elle est pleine de redites. Ses paysages sont interminables. Si elle se présentait chez un éditeur, la vie serait refusée.}}
{{Réf Livre|titre=Pourquoi lire ?
|auteur=Charles Dantzig
|éditeur=Grasset
|année=2010
|page=107}}
 
{{citation|Lire est déraisonnable. Il y a des choses bien plus importantes, disent les importants. C'est vrai. Et, le sachant, nous continuons en sifflotant ces lectures qui nous privent de la gloriole et de la fortunette.}}
{{Réf Livre|titre=Pourquoi lire ?
|auteur=Charles Dantzig
|éditeur=Grasset
|année=2010
|page=134}}
 
{{citation|Ah, ce que j'aurai pu aimer les livres. Leur forme, leur odeur, leur promesse. Et pourtant, quelle forme banale, et parfois quelle odeur déplaisante, quelle déception. Tant pis. Car enfin, de cet objet somme toute si commun, noir sur blanc, mouche sur laid, surgit, d'autres fois, un monde. Et voilà pourquoi la lecture n'est pas contre la vie. Elle est la vie, une vie plus sérieuse, moins violente, moins frivole, plus durable, plus orgueilleuse, moins vaniteuse, avec souvent toutes les faiblesses de l'orgueil, la timidité, le silence, la reculade. Elle maintient, dans l'utilitarisme du monde, du détachement en faveur de la pensée.}}
{{Réf Livre|titre=Pourquoi lire ?
|auteur=Charles Dantzig
|éditeur=Grasset
|année=2010
|page=241}}
 
{{citation|Et quand l'objet en papier aura disparu, pour la satisfaction douloureuse des amers qui diront : je l'avais prédit, nous répondrons : et alors ? Nous ne lisons plus sur les rouleaux de Rome, seuls quelques érudits savent qu'ils ont existé, et la littérature romaine demeure, en partie. Plus noirs que ces amers, on dira que l'informatisation servira encore mieux les puissants, qui pourront ranger l'humanité dans des appartements toujours plus petits, puisque plus besoin de bibliothèque et tout dans iPad, et que, un jour quand cela sera réduit à un tout petit point rouge, il clignotera fébrilement, puis hoquetant de moins en moins, il, s'éteindra.<br /><br />
Ne lisant plus, l'humanité sera ramenée à l'état naturel, parmi les animaux. Le tyran universel, inculte, sympathique, doux, sourira sur l'écran en couleurs qui surplombera la terre.}}
{{Réf Livre|titre=Pourquoi lire ?
|auteur=Charles Dantzig
|éditeur=Grasset
|année=2010
|page=244}}
 
== Voir aussi ==
 
'''''[[Encyclopédie capricieuse du tout et du rien]]'''''
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