Différences entre les versions de « Vladimir Nabokov »

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{{Réf Livre|titre=Littératures|auteur=Vladimir Nabokov|éditeur=Robert Laffont|année=2010|année d'origine=1980|page=XXXI|collection=Bouquins|partie=|section=Préface de Cécile Guilbert — Les ruses du professeur Nabokov}}
 
{{citation|citation=<poem>En France, pour arriver jusqu'au roi, note [[Jules Michelet|Michelet]], il fallait se frayer un chemin à travers un mur de femmes. La maîtresse devint une sorte d'institution sociale ; à en croire la littérature, elle était exigeante et dangereuse, mais plus intéressante et plus agréable qu'une épouse : détail rituel du roman que ''Don Quichotte'' aurait accaparé. Dans la saison avancée de la décadence, la maîtresse devint une aguichante Lilith, l'éternel féminin en chemise de nuit en dentelles, exhalant des effluves de fatalité, de damnation et de mort. Lulu, l'a appelée Benjamin Franklin Wedekind. Molly, a dit [[James Joyce|Joyce]]. Circé, a dit Pound. Odette, a dit [[Marcel Proust|Proust]]. Et c'est dans ce choeur que Nabokov a choisi sa Lulu, Lolita, dont le véritable nom, Dolorès, était plus swinburnien, en l'associant, par alliage, à ses cousines Alice (Nabokov a traduit en russe Alice au pays des merveilles), la Rose de [[John Ruskin|Ruskin]] et l'Annabel Lee de [[Edgar Allan Poe|Poe]]. Mais elle avait pour aïeule Dulcinée du Toboso.</poem>|précisions=Guy Davenport préfaçant le tome III de ''Littératures''.}}
{{Réf Livre|titre=Littératures|auteur=Vladimir Nabokov|éditeur=Robert Laffont|traducteur=Hélène Pasquier|année=2010|année d'origine=1980|page=891924|collection=Bouquins|partie=Littératures III|Préface de Guy Davenport}}
 
{{citation|citation=Ces cours sur [[Miguel de Cervantes|Cervantès]] furent un triomphe pour Nabokov, en ce sens qu'il aboutit finalement à dégager une opinion qui, je crois, l'étonna lui-même. Il aborda sa tâche consciencieusement, même s'il eut au départ le sentiment que ce classique poussif était un vieil objet d'art encombrant et inutil, d'une authenticité quelque peu douteuse. Ce fut ce soupçon d'imposture qui aiguillonna son intérêt. Ensuite, il s'aperçut, je crois, que l'imposture se situait dans la réputation du livre, réputation hautement contagieuse au sein de la critique. C'était là un de ces états de chose auxquels Nabokov aimait à s'attaquer toutes griffes dehors. Il commença par discerner une sorte de symétrie dans ce fouillis informe. Il en vint à soupçonner que Cervantès n'était pas conscient de la « répugnante cruauté » de son livre. Il en vint à aimer l'humour caustique de Don Quichotte, son attrayante pédanterie. Il en vint à accepter ce « phénomène intéressant » : le fait que Cervantès eût créé un personnage plus grand que le livre – dont il s'échappe pour entrer dans l'art, dans la philosophie, dans le symbolisme politique, dans le folklore des lettrés.}}
{{Réf Livre|titre=Littératures|auteur=Vladimir Nabokov|éditeur=Robert Laffont|traducteur=Hélène Pasquier|année=2010|année d'origine=1980|page=924|collection=Bouquins|partie=Littératures III|Préface de Guy Davenport}}
 
{{interprojet|commons=Vladimir Nabokov|w=Vladimir Nabokov}}
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