Différences entre les versions de « Vladimir Nabokov »

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== Citations propres à l'auteur ==
=== ''[[w:Lolita|Lolita]]Littératures'', 19551941-1958 ===
{{citation|Mon âme romanesque devenait moite et frissonnante à l'idée que je puisse être mêlé à quelque avanie scandaleuse.}}
{{Réf Livre|titre=Lolita|auteur=Vladimir Nabokov|éditeur=Gallimard|année=1959|page=86|collection=Folio|année d'origine=1955|traducteur=E. H. Kahane}}
 
=== ''La Transparence des choses'', 1972 ===
{{citation|Pour des raisons optiques et animales, l'amour sexuel est moins transparent que beaucoup d'autres choses nettement plus compliquées.}}
{{Réf Livre|titre=La Transparence des choses|auteur=Vladimir Nabokov|éditeur=Arthème Fayard|année=1979|page=31|collection=Folio|année d'origine=1972|traducteur=Donald Harper et Jean-Bernard Blandenier}}
 
=== ''Littératures'', 1980 ===
Vladimir Nabokov a enseigné la littérature européenne de 1941 à 1958. Ces cours qu'il a professé dans plusieurs universités américaines se trouvent réunis dans ''Littératures''.
 
{{citation|citation=La Russie d'aujourd'hui, pays d'honnêtes abrutis, d'esclaves souriants et de tyrans impassibles, a cessé de remarquer le « pochlisme » de son propre cru, mélange de despotisme et de pseudo-culture ; autrefois, un Gogol, un [[Léon Tolstoï|Tolstoï]], un Tchekhov en quête d'une vérité simple distinguaient sans peine le côté vulgaire des choses et n'étaient pas dupes des systèmes frelatés de pseudo-pensée. Mais on trouve des « pochlistes » partout, dans tous les pays, en Amérique aussi bien qu'en Europe – d'ailleurs, le « pochlisme » est plus courant en Europe qu'aux Etats-Unis, malgré la publicité américaine.}}
{{Réf Livre|titre=Littératures|auteur=Vladimir Nabokov|éditeur=Robert Laffont|traducteur=Marie-Odile Fortier-Masek|année=2010|année d'origine=1980|page=896|collection=Bouquins|partie=Littératures II|Des philistins et du philistinisme}}
 
=== ''LittératuresLe Mot'', 19801923 ===
{{citation|citation=Mon âme était saisie d'une sensation de polychromie, de liberté et de sublimité divines : je savais que j'étais au paradis.|précisions=Cette citation est extraite de la nouvelle ''Le Mot'' qui parut pour la première fois en langue française en 2010.}}
{{Réf Article|titre=Le Mot|auteur=Vladimir Nabokov|publication=Le Magazine Littéraire|traducteur=Bernard Kreise|numéro=495|date=Mars 2010|page=10}}
 
{{citation|citation=Cette pensée, cette flamme nue de la souffrance, était une pensée sur ma patrie terrestre : pieds nus et misérable, au bord de cette route de montagne, j'attendais les habitants des cieux, charitables et radieux, et le vent, tel un pressentiment du miracle, jouait dans mes cheveux, emplissait les ravins d'une vibration cristalline, agitait les soies fabuleuses des arbres fleurissant entre les rochers le long de la route ; de longues herbes s'entortillaient autour de leurs troncs, telles des langues de feu ; de grosses fleurs se détachaient gracieusement des rameaux étincelants et, comme des calices volants, gorgées de soleil à ras bord, elles glissaient dans l'air en gonflant leurs pétales transparents et bombés ; leur parfum, humide et sucré, me rappelait tout ce que j'avais connu de plus beau dans ma vie.}}
{{Réf Article|titre=Le Mot|auteur=Vladimir Nabokov|publication=Le Magazine Littéraire|traducteur=Bernard Kreise|numéro=495|date=Mars 2010|page=10}}
 
{{citation|citation=Je vis ses yeux profonds, fixes et adamantins sous les arcades impétueuses de ses sourcils. Sur les nervures de ses ailes déployées étincelait une sorte de givre ; les ailes étaient grises, d'un gris d'une nuance indescriptible, et chaque plume se terminait par un croissant argenté. Son visage, l'ébauche de ses lèvres qui esquissaient un sourire, de son front droit et pur, me rappelaient des traits que j'avais vus sur terre.|précisions=A propos d'un ange.}}
{{Réf Article|titre=Le Mot|auteur=Vladimir Nabokov|publication=Le Magazine Littéraire|traducteur=Bernard Kreise|numéro=495|date=Mars 2010|page=11}}
 
{{citation|citation=Me dépêchant et me répétant, je ne cessais de balbutier des mots sur des détails, sur une maison qui avait brûlé, où jadis le lustre du soleil sur les lames du parquet se reflétait dans un miroir incliné, je balbutiais des mots à propos de vieux livres et de vieux tilleuls, de bibelots, de mes premiers poèmes dans un cahier d'écolier bleu cobalt, d'un rocher gris recouvert de framboisiers sauvages au milieu d'un champ parsemé de scabieuses et de marguerites, mais je ne pouvais absolument pas dire l'essentiel, je m'embrouillais, je restais sans voix, et je reprenais au début, et dans un bafouillage impuissant je recommençais à parler des pièces de la gentilhommière fraîche et sonore, des tilleuls, de mon premier amour, des bourdons qui dorment sur les scabieuses...}}
{{Réf Article|titre=Le Mot|auteur=Vladimir Nabokov|publication=Le Magazine Littéraire|traducteur=Bernard Kreise|numéro=495|date=Mars 2010|page=11}}
 
{{citation|citation=Après avoir enlacé un instant mes épaules de ses ailes gorge-de-pigeon, l'nge proféra un seul mot, et dans sa voix je reconnus toutes les voix que j'avais aimées et qui s'étaient tues. Le mot qu'il prononça était si beau que dans un soupir je fermai les yeux et baissai plus encore la tête. Ce fut comme un parfum et un tintement qui s'écoulèrent dans mes veines, ce fut comme le soleil qui se levait dans mon cerveau, et les vallées innombrables de ma conscience reprirent, répétèrent cette sonorité lumineuse et paradisiaque. Je m'en emplis; elle battais dans mes tempes en un réseau subtil, elle tremblait comme l'humidité sur mes cils, elle soufflait en un froid délicieux à travers mes cheveux, elle baignait mon coeur d'une chaleur divine.}}
{{Réf Article|titre=Le Mot|auteur=Vladimir Nabokov|publication=Le Magazine Littéraire|traducteur=Bernard Kreise|numéro=495|date=Mars 2010|page=11}}
 
{{citation|citation=Mon Dieu ! L'aube hivernale verdit à la fenêtre, et je ne me souviens pas de ce que j'ai crié...}}
{{Réf Article|titre=Le Mot|auteur=Vladimir Nabokov|publication=Le Magazine Littéraire|traducteur=Bernard Kreise|numéro=495|date=Mars 2010|page=11}}
 
=== ''[[w:Lolita|Lolita]]'', 1955 ===
{{citation|Mon âme romanesque devenait moite et frissonnante à l'idée que je puisse être mêlé à quelque avanie scandaleuse.}}
{{Réf Livre|titre=Lolita|auteur=Vladimir Nabokov|éditeur=Gallimard|année=1959|page=86|collection=Folio|année d'origine=1955|traducteur=E. H. Kahane}}
 
=== ''La Transparence des choses'', 1972 ===
{{citation|Pour des raisons optiques et animales, l'amour sexuel est moins transparent que beaucoup d'autres choses nettement plus compliquées.}}
{{Réf Livre|titre=La Transparence des choses|auteur=Vladimir Nabokov|éditeur=Arthème Fayard|année=1979|page=31|collection=Folio|année d'origine=1972|traducteur=Donald Harper et Jean-Bernard Blandenier}}
 
== D'autres auteurs le concernant ==
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