Différences entre les versions de « André Maurois »

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{{citation|citation=En mai 1809, le léger Matthews et le méthodique Hobhouse vinrent faire un séjour à l'abbaye. Ce furent quelques jours de plaisante folie. La gravité apparente des lieux, les ombres qui les hantaient donnaient, par contraste, un agrément piquant à la gaieté de ces jeunes gens. A l'entrée, à la droite des marches qui conduisaient dans le hall, était enchaîné un ours ; à gauche, un chien-loup. Si on entrait sans crier pour annoncer son arrivée, on n'avait échappé à l'ours et au chien que pour se trouver sous le feu d'une bande de jeunes tireurs, essayant leurs pistolets sous les voûtes. Le matin, on se levait tard, le breakfast restant sur la table jusqu'à ce que tout le monde fût descendu. Puis on lisait, on faisait de l'escrime, on tirait au pistolet, on montait à cheval, on ramait sur le lac, on jouait avec l'ours. Dans le parc, Matthews, sur une des faces de la tombe de « Boatswain, un chien », crayonnait l'épitaphe de « Hobhouse, un porc ». On dînait entre sept et huit heures. Après le dîner, on faisait passer à la ronde un crâne humain rempli de vin. C'était celui de quelque moine, dont le jardinier avait trouvé le squelette en béchant. Byron l'avait fait monter en coupe par un orfèvre de Nottingham, qui l'avait renvoyé bien poli et couleur écaille de tortue. Il avait composé des vers sur cette coupe.}}
{{Réf Livre|titre=Don Juan ou la vie de Byron|auteur=André Maurois|éditeur=Grasset|collection=Les Cahiers Rouges|année=2006|année d'origine=1952|page=119|section=Crâne d'ivoire poli|ISBN=2-246-14564-3}}
 
{{citation|citation=La cave était bonne et les filles de service pourvoyaient aux autres plaisirs de la bande. [[George Gordon Byron|Byron]] était assez fier de cette petite troupe de jolies servantes recrutées dans les villages voisins. Ces moeurs faciles lui semblaient féodales, idylliques, et d'ailleurs flatteuses. L'abbaye, dans la légende locale, devenait le repaire d'un nouveau Mauvais Lord.}}
 
{{citation|citation=De Lisbonne à Séville, [Hobhouse et Byron] voyagèrent à cheval. La route était bordée de croix ; chacune rappelait un meurtre. Ils rencontrèrent un prisonnier et des espions qu'on emmenait à Séville pour y être pendus. Il y avait dans le spectacle de ce monde où la mort et l'amour étaient à chaque pas quelque chose d'animal et de franc qui allait au coeur de Byron.}}
{{Réf Livre|titre=Don Juan ou la vie de Byron|auteur=André Maurois|éditeur=Grasset|collection=Les Cahiers Rouges|année=200|année d'origine=195261952|page=124|section=Premier pèlerinage de Childe Harold|ISBN=2-246-14564-3}}
 
{{citation|citation=Comme dans les danses macabres des sculpteurs du Moyen Age, les corps jeunes et nus, dans la vie de Newstead, alternaient avec les crânes et les squelettes.}}
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