Différences entre les versions de « Paul Éluard »

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== ''Capitale de la douleur'', 1926 ==
{{Citation|citation=<poem>Venez à moi, si je vais à vous c'est un jeu,
{{citation|La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur}}
Les anges des bouquets dont les fleurs changent de couleur.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=19|partie=Répétitions|section=Porte ouverte|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>Petite table enfantine,
il y a des femmes dont les yeux sont comme des morceaux de sucre.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=59|partie=Mourir ne pas mourir|section=Dans la danse|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>Petite table dorée des jours de fête,
il y a des femmes de bois vert et sombre
celles qui pleurent,
de bois sombre et vert :
celles qui rient.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=59|partie=Mourir ne pas mourir|section=Dans la danse|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>Une couleur madame, une couleur monsieur,
Une aux seins, une aux cheveux,
La bouche des passions
Et si vous voyez rouge
La plus belle est à vos genoux.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=80|partie=Les petits justes|section=IV. Une couleur madame|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>Je sors au bras des ombres,
Je suis au bas des ombres,
Seul.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=92|partie=Nouveaux poèmes|section=Absence — II|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>La vertu se fait l'aumône de ses seins
Et la grâce s'est prise dans les filets de ses paupières.
Elle est plus belle que les figures des gradins,
Elle est plus dure,
Elle est en bas avec les pierres et les ombres.
Je l'ai rejointe.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=92|partie=Nouveaux poèmes|section=Absence — II|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Si je m'endors, c'est pour ne plus rêver.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=92|partie=Nouveaux poèmes|section=Absence — II|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>Dans mes yeux grands ouvert le soleil fait les joints,
O jardin de mes yeux !</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=92|partie=Nouveaux poèmes|section=Absence — II|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Le soir, la noblesse est partie de ce ciel. Ici, tout se blottit dans un feu qui s'éteint.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=95|partie=Nouveaux poèmes|section=Baigneuse du clair au sombre|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{citation|citation=Le soir. La mer n'a plus de lumières et, comme aux temps anciens, tu voudrais dormir dans la mer.|précisions=Cette citation de Paul Eluard provient d'une revue dirigée par [[André Breton]]. Elle figurera plus tard dans son recueil ''Capitale de la douleur'' (1926).}}
{{Réf Article|titre=Baigneuse du clair au sombre|auteur=Paul Eluard|publication=Littérature|numéro=8|date=Octobre 1919|page=19}}
 
{{Citation|citation=Le soir. La mer n'a plus de lumière et, comme aux temps anciens, tu pourrais dormir dans la mer.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=95|partie=Nouveaux poèmes|section=Baigneuse du clair au sombre|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Sous la menace rouge d'une épée, défaisant sa chevelure qui guide des baisers, qui montre à quel endroit le baiser se repose, elle rit. L'ennui, sur son épaule, s'est endormi. L'ennui ne s'ennuie qu'avec elle qui rit, la téméraire, et d'un rire insensé, d'un rire de fin du jour semant sous tous les ponts des soleils rouges, des lunes bleues, fleurs fanées d'un bouquet désenchanté.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=99|partie=Nouveaux poèmes|section=Sous la menace rouge|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Elle est comme une grande voiture de blé et ses mains germent et nous tirent la langue. Les routes qu'elle traîne derrière elle sont ses animaux domestiques et ses pas majestueux leur ferment les yeux.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=99|partie=Nouveaux poèmes|section=Sous la menace rouge|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Le jardinage est la passion, belle bête de jardinier.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=100|partie=Nouveaux poèmes|section=Cachée|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Ce sont ses yeux qui la ramènent dans mes songes. Presque immobile, à l'aventure.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=101|partie=Nouveaux poèmes|section=L'as de trèfle|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Dans l'accolade de ses mains, une hirondelle aux cheveux plats se débat sans espoir. Elle est aveugle.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=101|partie=Nouveaux poèmes|section=L'as de trèfle|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>Ces beaux murs blancs d'apothéose
Me sont d'une grande utilité.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=102|partie=Nouveaux poèmes|section=A la flamme des fouets|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>Tout au sérieux, celui qui ne paie pas les dégâts
Jongle avec ton trousseau, reine des lavandes.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=102|partie=Nouveaux poèmes|section=A la flamme des fouets|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>O régicide ! ton corset appartient aux mignons
Et aux mignonnes de toutes sortes. Ta chair simple s'y développe,
Tu t'y pourlèches dans la pourpre, ô nouveau médiateur !</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=102|partie=Nouveaux poèmes|section=A la flamme des fouets|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>Par les fentes de ton sourire s'envole un animal hurleur.
 
Qui ne jouit que dans les hauteurs.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=102|partie=Nouveaux poèmes|section=A la flamme des fouets|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=La cruauté se noue et la douceur agile se dénoue. L'amant des ailes prend des visages bien clos, les flammes de la terre s'évadent par les seins et le jasmin des mains s'ouvre sur une étoile.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=105|partie=Nouveaux poèmes|section=André Masson|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Le ciel tout engourdi, le ciel qui se dévoue n'est plus sur nous. L'oubli, mieux que le soir, l'efface. Privée de sang et de reflets, la cadence des tempes et des colonnes subsiste.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=105|partie=Nouveaux poèmes|section=André Masson|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Les lignes de la main, autant de branches dans le vent tourbillonnant.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=105|partie=Nouveaux poèmes|section=André Masson|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Rampe des mois d'hiver, jour pâle d'insomnie, mais aussi, dans les chambres les plus secrètes de l'ombre, la guirlande d'un corps autour de sa splendeur.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=105|partie=Nouveaux poèmes|section=André Masson|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>Sur la pente fatale, le voyageur profite
De la faveur du jour, verglas et sans cailloux.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=106|partie=Nouveaux poèmes|section=[[Paul Klee]]|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Le supplice est plus dur aux bourreaux qu'aux victimes.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=106|partie=Nouveaux poèmes|section=[[Paul Klee]]|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>Vous échangez un regard clair pour un printemps,
 
Le tour de votre taille pour un tour de fleur,
L'audace et le danger pour votre chair sans ombre,
Vous échangez l'amour pour des frissons d'épées
Et le rire inconscient pour des promesses d'aube.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=107|partie=Nouveaux poèmes|section=Les Gertrude Hoffmann girls|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>Vos danses sont le gouffre effrayant de mes songes
Et je tombe et ma chute éternise ma vie,
L'espace sous vos pieds est de plus en plus vaste,
Merveilles, vous dansez sur les sources du ciel.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=107|partie=Nouveaux poèmes|section=Les Gertrude Hoffmann girls|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>Les bêtes qui descendent des faubourgs en feu,
Les oiseaux qui secouent leurs plumes meurtrières,
Les terribles ciels jaunes tout nus
Ont, en toute saison, fêté cette statue.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=108|partie=Nouveaux poèmes|section=Paris pendant la guerre|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>Silence. Le silence éclatant de ses rêves
Caresse l'horizon.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=108|partie=Nouveaux poèmes|section=Paris pendant la guerre|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>Ses rêves sont les nôtres
Et les mains de désir qu'elle impose à son glaive
Enivrent d'ouragans le monde délivré.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=108|partie=Nouveaux poèmes|section=Paris pendant la guerre|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>De l'arabesque qui fermait les lieux d'ivresse, la ronce douce, squelette de ton pouce et tous ces signes précurseurs de l'incendie animal qui dévorera en un clin de retour de flamme ta grâce de la Sainte-Claire.
Dans les lieux d'ivresse, la bourrasque de palmes et de vin noir fait rage.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=111|partie=Nouveaux poèmes|section=Le diamant|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Es-tu sûre, héroïne aux sens de phare, d'avoir vaincu la miséricorde et l'ombre, ces deux soeurs lavandières, prenons-les à la gorge, elles ne sont pas jolies et pour ce que nous voulons en faire, le monde se détachera bien assez vite de leur crinière peignant l'encens sur le bord des fontaines.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=111|partie=Nouveaux poèmes|section=Le diamant|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=L'hiver sur la prairie apporte des souris.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=112|partie=Nouveaux poèmes|section=L'hiver sur la prairie|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>J'ai rencontré la jeunesse.
Toute nue aux lis de satin bleu,
Elle riait du présent, mon bel esclave.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=112|partie=Nouveaux poèmes|section=L'hiver sur la prairie|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>Les regards dans les rênes du coursier,
Délivrant le bercement des palmes de mon sang,
Je découvre soudain le raisin des façades couchées sur le soleil,
Fourrure du drapeau des détroits insensibles.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=112|partie=Nouveaux poèmes|section=L'hiver sur la prairie|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>La consolation graine perdue,
Le remords pluie fondue,
La douleur bouche en coeur
Et mes larges mains luttent.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=112|partie=Nouveaux poèmes|section=L'hiver sur la prairie|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=L'absolue nécessité, l'absolu désir, découdre tous ces habits, le plomb de la verdure qui dort sous la feuillée avec un tapis rouge dans les cheveux d'ordre et de brûlures semant la pâleur, l'azurine de teinte de la poudre d'or du chercheur de noir au fond du rideau dur et renâclant l'humide désertion, poussant le verre ardent, hachure dépendant de l'éternité délirante du pauvre, la machine se disperse et retrouve la ronde armature des rousses au désir de sucre rouge.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=120|partie=Nouveaux poèmes|section=L'absolue nécessité|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Le fleuve se détend, passe avec adresse dans le soleil, regarde la nuit, la trouve belle et à son goût, passe son bras sous le sien et redouble de brutalité, la douceur étant la conjonction d'un oeil fermé avec un oeil ouvert ou du dédain avec l'enthousiasme, du refus avec la confiance et de la haine avec l'amour, voyez quand même la barrière de cristal que l'homme a fermée devant l'homme.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=120|partie=Nouveaux poèmes|section=L'absolue nécessité|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Revenir dans une ville de velours et de porcelaine, les fenêtres seront des vases où les fleurs, qui auront quitté la terre, montreront la lumière telle qu'elle est.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=123|partie=Nouveaux poèmes|section=Revenir dans une ville|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Voir le silence, lui donner un baiser sur les lèvres et les toits de la ville seront de beaux oiseaux mélancoliques, aux ailes décharnées.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=123|partie=Nouveaux poèmes|section=Revenir dans une ville|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Ne plus aimer que la douceur et l'immobilité à l'oeil de plâtre, au front de nacre, à l'oeil absent, au front vivant, aux mains qui sans se fermer, gardent tout sur leurs balances, les plus justes du monde, invariables, toujours exactes.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=123|partie=Nouveaux poèmes|section=Revenir dans une ville|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Le coeur de l'homme ne rougira plus, il ne se perdra plus, je reviens de moi-même, de toute éternité.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=123|partie=Nouveaux poèmes|section=Revenir dans une ville|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Dans la brume où des verres d'eau s'entrechoquent, où les serpents cherchent du lait, un monument de laine et de soie disparaît. C'est là que, la nuit dernière, apportant leur faiblesse, toutes les femmes entrèrent. Le monde n'était pas fait pour leurs promenades incessantes, pour leur démarche languissante, pour leur recherche de l'amour.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=125|partie=Nouveaux poèmes|section=Dans la brume|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Grand pays de bronze de la belle époque, par tes chemins en pente douce, l'inquiétude a déserté.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=125|partie=Nouveaux poèmes|section=Dans la brume|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=<poem>Un jour, ils en seront las, un jour ils seront en colère, aiguilles de feu, masques de poix et de moutarde, et la femme se lèvera, avec des mains dangereuses, avec des yeux de perdition, avec un corps dévasté, rayonnant à toute heure.
 
Et le soleil refleurira, comme le mimosa.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=125|partie=Nouveaux poèmes|section=Dans la brume|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Caresse l'horizon de la nuit, cherche le coeur de jais que l'aube recouvre de chair.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=127|partie=Nouveaux poèmes|section=La nuit|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Ce n'est pas la nuit qui te manque, mais sa puissance.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=127|partie=Nouveaux poèmes|section=La nuit|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=Tourne sans reflets aux courbes sans sourires des ombres à moustaches, enregistre les murmures de la vitesse, la terreur minuscule, cherche sous des cendres froides les plus petits oiseaux, ceux qui ne ferment jamais leurs ailes, résiste au vent.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=128|partie=Nouveaux poèmes|section=Arp|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=« [...] L'oeillet de poète sacrifia les cieux pour une chevelure blonde. Le caméléon s'attarda dans une clairière pour y construire un minuscule palais de fraises et d'araignées, les pyramides d'Egypte faisaient rire les passants, car elles ne savaient pas que la pluie désaltère la terre. Enfin, le papillon d'orange secoua ses pépins sur les paupières des enfants qui crurent sentir passer le marchand de sable. »}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=132|partie=Nouveaux poèmes|section=L'image d'homme|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{Citation|citation=L'image d'homme rêve, mais plus rien n'est accroché à ses rêves que la nuit sans rivale.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=132|partie=Nouveaux poèmes|section=L'image d'homme|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
{{citation|La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur|auteur=Paul Éluard|éditeur=Gallimard|année=1997|page=139|collection=Poésie/Gallimard|année d'origine=1926}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2010|mois=décembre|jour=13|commentaire=|}}
 
{{Citation|citation=<poem>Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=Paul Eluard|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=139|partie=Nouveaux poèmes|section=La courbe de tes yeux|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
== ''L'Amour la poésie'', 1929 ==
 
{{citation|<poem>Je te l'ai dit pour les nuages
Jamais une erreur les mots ne mentent pas</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur|auteur=Paul Éluard|éditeur=Gallimard|année=1997|page=153|collection=Poésie/Gallimard|année d'origine=1926}}
 
{{citation|citation=Le soir. La mer n'a plus de lumières et, comme aux temps anciens, tu voudrais dormir dans la mer.|précisions=Cette citation de Paul Eluard provient d'une revue dirigée par [[André Breton]]. Elle figurera plus tard dans son recueil ''Capitale de la douleur'' (1926).}}
{{Réf Article|titre=Baigneuse du clair au sombre|auteur=Paul Eluard|publication=Littérature|numéro=8|date=Octobre 1919|page=19}}
 
== ''Ralentir travaux'', 1930 (avec [[André Breton]] et [[René Char]]) ==
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