Différences entre versions de « Baruch Spinoza »

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{{Réf Article|titre=Gare aux abus de tranquilisants |auteur=Nicolas Israël|publication=Le Magazine Littéraire |numéro=493|date=Janvier 2010|page=85}}
 
=== [[Alberto Eiguer]], ''Psychanalyse du libertin'', 2010 ===
{{citation|citation=Personne d'autre que Spinoza n'a trouvé meilleure solution à l'idée d'un épanouissement de sa personne en accord avec son plaisir et sa quête de bonheur. L'homme qu'il présente est un homme libre et sans crainte de pêcher. Aucune divinité ne le surveille ; seules sa conscience et sa vie intérieure le conduisent.}}
{{Réf Livre|titre=Psychanalyse du libertin|auteur=[[Alberto Eiguer]]|éditeur=Dunot|collection=Psychismes|année=2010|page=63|partie=I. Libertinage, le plaisir et la joie|chapitre=Le libertinage épousant l'histoire|section=Les libertins érudits du XVIIe siècle|ISBN=978-2-10-054958-0}}
 
{{citation|citation=<poem>Ménissier observe que l'oeuvre de Spinoza réserve quelques surprises puisqu'elle propose un angle d'observation différent [...] : il étudie l'obtention d'une bonne réputation sociale par des gestes ou des actions mérités qui conduisent à une reconnaissance complémentaire par les co-citoyens.
Ménissier poursuit :
« Du point de vue de Spinoza, la gloire est une illusion à la fois structurante pour l'individu et féconde pour la société : nous imaginons qu'autrui nous considère comme grand ; nous projetons alors sur nous-mêmes une certaine grandeur que nous prêterait autrui, et à partir de là nous nous fortifions par notre imagination. L'impression de gloire résulte donc d'un travail de construction de notre propre éminence, et par conséquent d'une ''autoglorification''. Or celle-ci ne doit pas — ou pas seulement — être comprise comme un sentiment de délectation intime : elle engendre un véritable travail de subjectivation à l'égard d'autrui, lequel fait office de relais nécessaire en vue d'une reconnaissance, certes illusoire ou hypothétique — car il n'est pas certain qu'autrui nous prête effectivement autant de crédit que nous croyons — mais qui constitue bel et bien une reconnaissance de soi par soi » (2009).
Ce ne sont pas tant les succès, les prix, les décorations qui contribuent à l'affirmation de soi, mais un travail subjectif.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Psychanalyse du libertin|auteur=[[Alberto Eiguer]]|éditeur=Dunot|collection=Psychismes|année=2010|page=64|partie=I. Libertinage, le plaisir et la joie|chapitre=Le libertinage épousant l'histoire|section=Joie et liberté|ISBN=978-2-10-054958-0}}
 
{{citation|citation=<poem>Pour Spinoza (1677), les affects constituent des éléments essentiels de l'être. Le désir émane de l'être intime, ''le conatus'', qui évolue en joie ou en tristesse [...].
Pour ce qui concerne la joie, elle s'oriente vers un état de béatitude, parce qu'elle tend à la perfection. L'être se vit exalté et renforcé dans son estime de soi. La tristesse par contre réduit l'extension de lui-même et de sa puissance d'agir; le sujet essayera alors de s'éloigner de ce qu'il considère comme cause de ce déplaisir ou de le détruire.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Psychanalyse du libertin|auteur=[[Alberto Eiguer]]|éditeur=Dunot|collection=Psychismes|année=2010|page=65|partie=I. Libertinage, le plaisir et la joie|chapitre=Le libertinage épousant l'histoire|section=Joie et liberté|ISBN=978-2-10-054958-0}}
 
{{citation|citation=Lorsqu'elle rappelle que l'intellection pour Spinoza n'est pas une froide mécanique, Sophie de Mijolla-Mellor (1992, 2004) souligne que cette béatitude se retrouve dans le plaisir de penser. Parler de béatitude ne vise pas à sacraliser l'esprit mais à faire remarquer l'excitation jubilatoire que la pensée suscite.}}
{{Réf Livre|titre=Psychanalyse du libertin|auteur=[[Alberto Eiguer]]|éditeur=Dunot|collection=Psychismes|année=2010|page=65|partie=I. Libertinage, le plaisir et la joie|chapitre=Le libertinage épousant l'histoire|section=Joie et liberté|ISBN=978-2-10-054958-0}}
 
{{citation|citation=La propension à une plus grande joie amplifie les sensations, rassure l'estime de soi et potentialise la capacité d'agir, qui implique aussi bien se mouvoir que raisonner ; elle devient épanouissement de l'être qui se vit ainsi libre. Tout le projet spinoziste tend à développer autant que possible la joie et les affects qui en dérivent.}}
{{Réf Livre|titre=Psychanalyse du libertin|auteur=[[Alberto Eiguer]]|éditeur=Dunot|collection=Psychismes|année=2010|page=65|partie=I. Libertinage, le plaisir et la joie|chapitre=Le libertinage épousant l'histoire|section=Joie et liberté|ISBN=978-2-10-054958-0}}
 
{{citation|citation=Voilà le dessein spinoziste : relativiser la volonté extérieure divine ou autre; cela nous déculpabilise de nos affects et de nos actes en nous autorisant à favoriser notre narcissisme positif. Une alliance entre libido et narcissisme se noue, pour répandre satisfaction et contentement de soi.}}
{{Réf Livre|titre=Psychanalyse du libertin|auteur=[[Alberto Eiguer]]|éditeur=Dunot|collection=Psychismes|année=2010|page=67|partie=I. Libertinage, le plaisir et la joie|chapitre=Le libertinage épousant l'histoire|section=Joie et liberté|ISBN=978-2-10-054958-0}}
 
{{interprojet|w=Spinoza}}
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