« Ange » : différence entre les versions

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[[File:Baugin Lubin, Le Christ mort pleure par deux anges, Orleans.jpg|thumb|290px250px|<center>''Le Christ mort pleuré par deux anges'' — Lubin Bauguin (XVIIè s.)</center>]]
 
Un '''{{w|ange}}''' désigne un être spirituel, entre Dieu et l'homme.
=== Écrits intimes ===
==== [[George Sand]]/[[Alfred de Musset]], Le Roman de Venise, 1904 ====
''' [[George Sand]], Venise, 1er mai 1834 '''
{{Citation|citation=Est-ce que ta haute destinée te faisait peur ? Est-ce que l'esprit de Dieu était passé devant toi sous des traits trop sévères ? L'ange de la poésie, qui rayonne à sa droite, s'était penché sur ton berceau pour te baiser au front ; mais tu fus effrayé sans doute de voir si près de toi le géant aux ailes de feu. Tes yeux ne purent soutenir l'éclat de sa face, et tu t'enfuis pour lui échapper. A peine assez fort pour marcher, tu voulus courir à travers les dangers de la vie, embrassant avec ardeur toutes ses réalités et leur demandant asile et protection contre les terreurs de ta vision sublime et terrible. Comme Jacob, tu luttas contre elle, et comme lui tu fus vaincu. Au milieu des fougueux plaisirs où tu cherchais vainement ton refuge, l'esprit mystérieux vint te réclamer et te saisir. Il fallait que tu fusses poète, tu l'as été en dépit de toi-même.|précisions=[[George Sand]] concernant [[Alfred de Musset]].}}
{{réf Livre|auteur=[[George Sand]]/[[Alfred de Musset]]|titre=Le Roman de Venise|éditeur=Grasset|section=George Sand — Venise, 1er mai 1834|année=1904|année d'origine=2004|page=244}}
 
=== Nouvelle ===
==== [[Vladimir Nabokov]], ''Le Mot'', 1923 ====
{{citation|citation=Je vis ses yeux profonds, fixes et adamantins sous les arcades impétueuses de ses sourcils. Sur les nervures de ses ailes déployées étincelait une sorte de givre ; les ailes étaient grises, d'un gris d'une nuance indescriptible, et chaque plume se terminait par un croissant argenté. Son visage, l'ébauche de ses lèvres qui esquissaient un sourire, de son front droit et pur, me rappelaient des traits que j'avais vus sur terre.}}
{{Réf Article|titre=Le Mot|auteur=[[Vladimir Nabokov]]|publication=Le Magazine Littéraire|traducteur=Bernard Kreise|numéro=495|date=Mars 2010|page=11}}
 
==== [[Paul Eluard]] , ''Capitale de la douleur'', 1926 ====
''' Porte ouverte '''
{{Citation|citation=<poem>Venez à moi, si je vais à vous c'est un jeu,
Les anges des bouquets dont les fleurs changent de couleur.</poem>}}
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