« Le Prométhée mal enchaîné » : différence entre les versions

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'''''Le Prométhée mal enchaîné''''' est un roman d'[[André Gide]] paru en 1925.
... Mal enchaîné, en effet, puisque le voici à Paris, en 1899, débarquant du Caucase. Et puis, mal enchaîné, parce que cet amoureux des hommes n'a plus besoin de chaînes : il est devenu amoureux de son oiseau ; il le nourrit, dans l'espoir que ce vautour déplumé qui ressemble à une conscience deviendra le bel aigle du Progrès, de l'Idéal, de l'Essor... À ce régime, Prométhée dépérit. Même, il en mourrait si, à la suite d'une conférence qu'il a donnée sur le thème À chacun son aigle, son ami Damoclès n'était mort d'y avoir trop cru. Sur la tombe fraîche, Prométhée improvise une causerie, bien différente de la première, et où il vante le destin de Mœlibée, l'homme heureux qui s'en va, nu, vers un bonheur champêtre. Après l'enterrement, il invite ses amis à manger avec lui l'aigle bien gras dont il a seulement gardé les plumes.
 
 
== Citations ==
|D'ailleurs, ayant fait l'homme à mon image, je comprends à présent qu'en chaque homme quelque chose d'inéclos attendait ; en chacun d'eux était l’œuf de l'aigle ... Et puis je ne sais pas ; je ne peux expliquer cela. — Ce que je sais, c'est que, non satisfait de leur donner conscience de leur être, je voulus leur donner aussi raison d'être. Je leur donnai le feu, la flamme et tous les arts dont une flamme est l'aliment. Échauffant leurs esprits en eux je fis éclore la dévorante croyance au progrès. et je me réjouissais étrangement que la santé de l'homme s'usât à le produire. — Non plus croyance au bien, mais malade espérance du mieux. La croyance au progrès, Messieurs, c'était leur aigle. Notre aigle est notre raison d'être, Messieurs.
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[[Catégorie:Roman]]
[[Catégorie:Œuvre française]]