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== Citations ==
=== ''Le Jour de la chouette'', 1961 ===
{{citation|citation=<poem>— Je ne m'en souviens, dit le receveur. Sur l'âme de ma mère, je ne m'en souviens pas. En ce moment je ne me souviens de rien. J'ai l'impression de rêver.
— Je vais te réveiller, moi, je vais te réveiller, dit le brigadier exaspéré.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Le Jour de la chouette|auteur=Leonardo Sciascia|éditeur=Flammarion|collection=GF|année=1986|page=37|traducteur=Juliette Bertrand|ISBN=978-2-0807-0461-0}}
 
{{citation|citation=<poem>— Mendolia... Il a dit des choses à faire dresser les cheveux sur la tête : que la mafia existe, que c'est une puissante organisation, qu'elle contrôle tout : les moutons, les légumes, les travaux publics et les vases grecs... L'histoire des vases grecs est impayable : de ces choses qu'on trouve plutôt dans le « courrier des lecteurs »... Tout de même, bon Dieu, il faudrait un peu de sérieux... Vous y croyez, vous, à la mafia ?
— A vrai dire...
— Et vous ?
— Je n'y crois pas.
— Bravo ! Nous deux, qui sommes siciliens, nous ne croyons pas à la mafia, ça devrait vous faire tout de même saisir quelque chose à vous qui donnez l'impression d'y croire. D'ailleurs je vous comprends : vous n'êtes pas sicilien, et les préjugés mettent longtemps à mourir. Avec le temps, vous vous rendrez compte que c'est simplement du bourrage de crâne.</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Le Jour de la chouette|auteur=Leonardo Sciascia|éditeur=Flammarion|collection=GF|année=1986|page=63|traducteur=Juliette Bertrand|ISBN=978-2-0807-0461-0}}
 
{{citation|citation=Il y avait aussi, dans le dossier de Marchica, un rapport relatif à un meeting tenu par le député Livigni : c'est entouré de l'élite de la mafia locale, à sa droite le doyen don Calogero Guicciardo, à sa gauche Marchica, que le député s'était présenté au balcon central de la maison des Alvarez. A un certain moment de son discours, il avait dit textuellement : « On m'accuse d'être en rapport avec des gens appartenant à la mafia, et, par conséquent, avec la mafia. Mais moi, je dois vous dire que je ne suis pas encore arrivé à comprendre ce qu'est la mafia, si elle existe ; et je peux, en toute conscience de bon citoyen et de bon catholique, vous jurer que je n'ai jamais connu de ma vie un seul mafieux. »}}
{{Réf Livre|titre=Le Jour de la chouette|auteur=Leonardo Sciascia|éditeur=Flammarion|collection=GF|année=1986|page=82|traducteur=Juliette Bertrand|ISBN=978-2-0807-0461-0}}
 
{{citation|citation=<poem>— Mais la voix populaire désigne Arena comme chef de la mafia.
— La voix populaire... Mais qu'est-ce que c'est que la voix populaire ? Une voix en l'air, une voix de l'air : elle apporte la calomnie, la diffamation, la lâche vengeance... D'ailleurs... qu'est-ce que c'est bien que la mafia ? C'est aussi un bruit qui court, la mafia : tout le monde dit qu'elle existe, mais personne ne sait où elle est. Un bruit, un bruit qui court, et qui assourdit les têtes faibles, permettez-moi de vous le dire....</poem>}}
{{citation|citation=— Mettons tout de même les choses sur un autre plan. Un procès a-t-il jamais révélé qu'il existe une association criminelle appelée mafia, à laquelle on puisse attribuer en toute certitude la commande et l'exécution d'un crime ? A-t-on jamais trouvé un document, un témoignage, une preuve quelconque établissant un rapport certain entre un fait criminel et ce qu'on appelle la mafia ? Si ce rapport n'existe pas, et en admettant que la mafia existe, moi je peux vous le dire : c'est une société de secours mutuels secrets, au même titre que la franc-maçonnerie. Pourquoi n'attribuez-vous pas certains crimes à la franc-maçonnerie ? Il y a tout autant de preuves que la franc-maçonnerie se livre à des actes criminels qu'il y en a contre la mafia...}}
{{Réf Livre|titre=Le Jour de la chouette|auteur=Leonardo Sciascia|éditeur=Flammarion|collection=GF|année=1986|page=102|traducteur=Juliette Bertrand|ISBN=978-2-0807-0461-0}}
 
{{citation|citation=Les huissiers de la Chambre les toisèrent avec méfiance, se passèrent l'un à l'autre leurs billets d'entrée, leur demandèrent leurs cartes d'identité et les invitèrent à ôter leurs pardessus. Enfin on finit par les accompagner à une loge qui ressemblait tout à fait à une loge de théâtre ; ils se trouvaient comme au bord d'un énorme entonnoir ; au-dessous d'eux, une sombre fourmilière liquide. La lumière était celle qui, dans leur pays, annonce certains orages, lorsque les nuages, poussés par le vent du Sahara, se groupent et semblent lentement bouillir, ne laissant filtrer qu'une lumière faite de sable et d'eau : curieuse lumière qui donne aux objets une surface satinée.}}
{{Réf Livre|titre=Le Jour de la chouette|auteur=Leonardo Sciascia|éditeur=Flammarion|collection=GF|année=1986|page=161|traducteur=Juliette Bertrand|ISBN=978-2-0807-0461-0}}
 
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