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== Citations ==
{{Citation bloc|Je ne suis rien.<br/>Ne serai jamais rien.<br/>Ne puis vouloir qu'être rien.<br/>À part ça, je possède en moi tous les songes du monde.|<small>[[Alvaro de Campos]], exergue à « Bureau de tabac », 15 janvier [[1928]]<ref>Obra poética, p. 362, Aguilar, Rio de Janeiro, 1972.</ref>.</small>}}
 
{{Citation bloc|J’ai eu envie un jour de faire une blague à [[Mário de Sá-Carneiro|Sá-Carneiro]] – inventer un poète bucolique, de l’espèce compliquée, et le lui présenter, je ne sais plus comment, d’une façon plausible quelconque – Je passais quelques jours à tenter d’élaborer le poète mais je ne parvins à rien. Un jour où j'avais finalement renoncé — c'était le 8 mars [[1914]] — je m'approchai d'une haute commode et, prenant une feuille de papier, je me mis à écrire, debout, comme je le fais chaque fois que je peux. Et j'ai écrit trente et quelques poèmes d'affilée, dans une sorte d'extase dont je ne saurai saisir la nature. Ce fut le jour triomphal de ma vie et je ne pourrai en connaître d'autres comme celui-là. Je débutai par un titre : ''Le Gardeur de troupeaux''. Et ce qui suivit fut l'apparition en moi de quelqu'un, à qui j'ai tout de suite donné le nom d'Alberto Caeiro. Excusez l'absurdité de la phrase : mon maître avait surgi en moi.|<small>Lettre à Adolfo Casais Monteiro du {{Date|13|janvier|1935}} sur la naissance des [[hétéronyme]]s<ref>José Blanco, Pessoa en personne, p. 302, [[La Différence]], 1986.</ref>.</small>}}
 
{{Citation bloc|L’Homme est un animal qui s’éveille sans qu’il sache où ni pourquoi.|<small>''L'heure du diable''<ref name="corti" />.</small>}}
 
:« S'il est un fait étrange et inexplicable, c'est bien qu'une créature douée d'intelligence et de sensibilité reste toujours assise sur la même opinion, toujours cohérente avec elle-même. Tout se transforme continuellement, dans notre corps aussi et par conséquent dans notre cerveau. Alors, comment, sinon pour cause de maladie, tomber et retomber dans cette anomalie de vouloir penser aujourd'hui la même chose qu'hier, alors que non seulement le cerveau d'aujourd'hui n'est déjà plus celui d'hier mais que même le jour d'aujourd'hui n'est pas celui d'hier ? Être cohérent est une maladie, un atavisme peut-être ; cela remonte à des ancêtres animaux, à un stade de leur évolution où cette disgrâce était naturelle. »
:(Extrait de ''Chronique de la vie qui passe'', 5 avril 1915)
 
{{Citation bloc|Surviens toi à toi même.|<small>''Le chemin du serpent'', recueil posthume<ref name="ref-1">F. Pessoa, Le chemin du Serpent, p. 74, Christian Bourgois, Paris, 1991.</ref>.</small>}}
 
{{Citation bloc|Substitue-toi à Dieu sans vergogne. C’est la seule attitude réellement religieuse. (Dieu est partout sauf en lui-même).|<small>''Le chemin du serpent'', recueil posthume<ref name="ref-1" />.</small>}}
 
{{Citation bloc|Être poète n'est pas une ambition que j'aie, c'est ma manière à moi d'être seul<ref>Trad. A. Guibert, Le Gardeur de troupeaux et autres poèmes, p. 38, Gallimard NRF Poésie, Paris.</ref>.|<small>''Le Gardeur de troupeaux'' et autres poèmes.</small>}}
 
{{Citation bloc|Il n'est pas suffisant de ne pas être aveugle pour voir les arbres et les fleurs. Il faut aussi n'avoir aucune philosophie. Quand il y a philosophie, il n'y a pas d'arbres: il y a des idées, sans plus<ref>Trad. F. Laye, En bref, p. 25, Christian Bourgois, Paris, 2004.</ref>.|<small>''En bref.''</small>}}
 
{{Citation bloc|Ce qui aurait pu être, ce qui aurait dû exister, ce que la loi ou le Destin n'ont pas donné, je l'ai jeté à pleines mains dans l'âme de l'Homme et elle s'est troublée de sentir la vie vivante de ce qui n'existe pas<ref name="corti" />.|<small>Le Diable rêveur dans ''L'heure du diable''.</small>}}
 
{{Citation bloc|Oh, quelle horreur, quelle horreur intime dénoue la voix de notre âme et les sensations de nos pensées et nous fait parler et sentir et penser quand tout en nous demande le silence et le jour et l’inconscience de la vie<ref>Trad. B. Sesé, Le Marin, p. 63, José Corti, Paris, 1988, ISBN 2-7143-0242-4</ref>...|<small>''Le Marin.''</small>}}
 
{{Citation bloc|J’agis à coup de fer et de vitesse, va et vient, démence, rage contenue,<br/>Attaché au sillage de tous les rouages je tournoie, heures ahurissantes,<br/>Et l’univers entier de grincer, crépiter, s’estropier en moi<ref>F. Pessoa, Œuvres poétiques, p.288, Pléiade Gallimard, Paris, 2001.</ref>.|<small>Alvaro de Campos in ''Le passage des heures''.</small>}}
 
{{Citation bloc|La mer est la religion de la Nature<ref>Trad. F. Laye, En bref, p. 27, Christian Bourgois, Paris, 2004.</ref>.|<small>''En bref.''</small>}}
 
{{Citation bloc|La science consiste à vouloir adapter un rêve plus petit à un rêve plus grand<ref name="bourgeois-36" />.|<small>''En bref.''</small>}}
 
{{Citation bloc|Définir la beauté, c'est ne pas la comprendre<ref name="bourgeois-36" />.|<small>''En bref.''</small>}}
 
{{Citation bloc|C’est ailleurs seulement que la mer est belle. Celle que nous voyons nous donne toujours la nostalgie de celle que nous ne verrons jamais<ref>Trad. B. Sesé, Le Marin, José Corti, Paris, 1988, ISBN 2-7143-0242-4</ref>...|<small>''Le Marin.''</small>}}
 
{{Citation bloc|Ma vie tourne autour de mon œuvre littéraire - qu’elle soit, ou puisse être, bonne ou mauvaise. Tout le reste, dans la vie, n’a qu’un intérêt secondaire<ref>F. Pessoa, Lettre à Ofélia Queiroz du 29 septembre 1929 in ''Cartas de amor'', p. 43, Ática, Lisbonne, 1978.</ref>.|<small>Lettre de Fernando Pessoa à son « Opheline », Ofélia Queiroz.</small>}}
 
{{Citation bloc|La vérité est la seule excuse de l’abondance. Nul homme ne devrait laisser vingt livres à moins de pouvoir écrire comme vingt hommes différents.|<small>''Erostratus<ref>Trad. F. Rosso, La Différence, 1991, ISBN 2729107401.</ref>.''</small>}}
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