Différences entre les versions de « André Leroi-Gourhan »

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Ces apports fondamentaux à l'épistémologie de ce champ disciplinaire sont réunis dans différents ouvrages d'André Leroi-Gourhan tels que ''L'Homme et la matière'' (1943/1971), ''Milieu et techniques'' (1945/1973) ou ''Le Geste et la parole'' (vol.1 : Technique et langage, 1965 ; vol. 2 : La mémoire et les rythmes, 1965).
 
A.André Leroi-Gourhan fut un grand pédagogue tant en ethnologie qu'en archéologie. Son œuvre fut donc poursuivie par de nombreux chercheurs (Robert Cresswell, Hélène Balfet, [[Christian Pelras]], Pierre Lemonnier, Christian Bromberger, [[Giulio Angioni]] en Italie, Jean-Pierre Digard, Aliette Geistdoerfer, Bruno Martinelli) ce qui constitue une école française d'ethnologie des techniques plus reconnue comme telle dans les pays anglo-saxons et en Italie que dans l'hexagone. Plusieurs équipes de recherche s'inscrivent dans la tradition de pensée d'André Leroi-Gourhan : le groupement de recherche "Matières et manières" successivement dirigé par Hélène Balfet, C. Pelras et Bruno Martinelli et l'équipe de "Technologie culturelle" longtemps dirigée par Robert Cresswell puis Aliette Geistdoerfer, connue aussi sous le nom de sa revue ''[[Techniques et culture]]'', revue fondamentale pour la définition du champ disciplinaire.
 
André Leroi-Gourhan a aussi une influence importante dans le champ du travail, avec l'analyse pluridisciplinaire des situations de travail d'Y. Schwartz, la clinique de l'activité initiée par son élève Yves Clot<ref>Yves Clot, "Le paradoxe Leroi-Gourhan", in Y. Clot, ''Le travail sans l'homme? Pour une psychologie des milieux de travail et de vie'', Paris La Découverte, 1995</ref>, et la sociologie du travail qui va de Pierre Naville à François Vatin notamment<ref>François Vatin, ''L'homme face à la nature'', in Th. Pillon et F. Vatin, ''Traité de sociologie du travail'', Toulouse, Octarès, 2003 (2e éd. 2007); Alexandra Bidet, "Le travail et l'économique. Pour un regard anthropologique, Sociologie du travail, vol. 43, n°2, 2001; « Le travail entre corps et technique», ''Communications'', n°81, Dossier Corps et techniques, EHESS, 2007.</ref>. En sociologie, il constitue plus largement une référence pour le renouveau des théories de l'action, chez Jean-Claude Kaufmann<ref>Jean-Claude Kaufmann, ''Ego. Pour une sociologie de l'individu'', Paris, Nathan, 2001; ''Le coeur à l'ouvrage. Théorie de l'action ménagère'', Paris, Nathan, 1997.</ref>, Laurent Thévenot<ref>Laurent Thévenot, "Le régime de familiarité. Des choses en personne", Genèses, n°17, 1994.</ref>, Nicolas Dodier<ref>Nicolas Dodier, ''Des Hommes et des Machines. La conscience collective dans les sociétés technicisées'', Paris, Métailié, 1995.</ref>, [[Giulio Angioni]],<ref>[[Giulio Angioni]], ''Fare, dire, sentire: l'identico e il diverso nelle culture'', Nuoro, Il Maestrale, 2011.</ref>, Albert Piette et, quoique sur un registre plus polémique, [[Bruno Latour]]. Sa méthode de classification et ses concepts ont exercé une grande influence sur la philosophie des techniques de [[Gilbert Simondon]].
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