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{{à sourcer|date=2012-11-20}}
'''[[w:Fernando Pessoa|Fernando Pessoa]]''' (1888-1935) est un écrivain portugais.
 
== Citations ==
{{Citation|<poem>Je ne suis rien.
*{{Citation|Je ne suis rien.<br/>Ne serai jamais rien.<br/>Ne puis vouloir qu'être rien.<br/>À part ça, je possède en moi tous les songes du monde.|<small>[[Alvaro de Campos]], exergue à « Bureau de tabac », 15 janvier [[1928]]<ref>Obra poética, p. 362, Aguilar, Rio de Janeiro, 1972.</ref>.</small>}}
Ne serai jamais rien.
Ne puis vouloir qu'être rien.
À part ça, je possède en moi tous les songes du monde.</poem>
|précisions=Alvaro de Campos, exergue à « Bureau de tabac », 15 janvier 1928
}}
{{Réf Livre|titre=Obra poética
|auteur=Fernando Pessoa
|éditeur=Aguilar, Rio de Janeiro
|année=1972
|page=362
}}
 
*{{Citation|J’ai eu envie un jour de faire une blague à [[Mário de Sá-Carneiro|Sá-Carneiro]] – inventer un poète bucolique, de l’espèce compliquée, et le lui présenter, je ne sais plus comment, d’une façon plausible quelconque – Je passais quelques jours à tenter d’élaborer le poète mais je ne parvins à rien. Un jour où j'avais finalement renoncé — c'était le 8 mars [[1914]] — je m'approchai d'une haute commode et, prenant une feuille de papier, je me mis à écrire, debout, comme je le fais chaque fois que je peux. Et j'ai écrit trente et quelques poèmes d'affilée, dans une sorte d'extase dont je ne saurai saisir la nature. Ce fut le jour triomphal de ma vie et je ne pourrai en connaître d'autres comme celui-là. Je débutai par un titre : ''Le Gardeur de troupeaux''. Et ce qui suivit fut l'apparition en moi de quelqu'un, à qui j'ai tout de suite donné le nom d'Alberto Caeiro. Excusez l'absurdité de la phrase : mon maître avait surgi en moi.|<small>Lettre à Adolfo Casais Monteiro du {{Date|13|janvier|1935}} sur la naissance des [[hétéronyme]]s<ref>José Blanco, Pessoa en personne, p. 302, [[La Différence]], 1986.</ref>.</small>}}
|précisions=Lettre à Adolfo Casais Monteiro du {{Date|13|janvier|1935}} sur la naissance des hétéronymes
}}
{{Réf Livre|titre=Pessoa en personne
|auteur=José Blanco
|éditeur=La Différence
|année=1986
|page=302
}}
 
*{{Citation|Surviens toi à toi même.|<small>''Le chemin du serpent'', recueil posthume<ref>F. Pessoa, Le chemin du Serpent, p. 74, Christian Bourgois, Paris, 1991.</ref>.</small>}}
|précisions=''Le Chemin du serpent'', recueil posthume
}}
{{Réf Livre|titre=Le Chemin du Serpent
|auteur=Fernando Pessoa
|éditeur=Christian Bourgois, Paris
|année=1991
|page=74
}}
 
*{{Citation|Substitue-toi à Dieu sans vergogne. C’est la seule attitude réellement religieuse. (Dieu est partout sauf en lui-même).|<small>''Le chemin du serpent'', recueil posthume<ref>F. Pessoa, Le chemin du Serpent, p. 74, Christian Bourgois, Paris, 1991.</ref>.</small>}}
|précisions=''Le Chemin du serpent'', recueil posthume
}}
{{Réf Livre|titre=Le Chemin du Serpent
|auteur=Fernando Pessoa
|éditeur=Christian Bourgois, Paris
|année=1991
|page=74
}}
 
*{{Citation|Être poète n'est pas une ambition que j'aie, c'est ma manière à moi d'être seul<ref>Trad. A. Guibert, Le Gardeur de troupeaux et autres poèmes, p. 38, Gallimard NRF Poésie, Paris.</ref>.|<small>''Le Gardeur de troupeaux'' et autres poèmes.</small>}}
}}
{{Réf Livre|titre=Le Gardeur de troupeaux et autres poèmes
|auteur=Fernando Pessoa
|traducteur = Armand Guibert
|éditeur=Gallimard NRF Poésie, Paris
|année=1987
|page=38
}}
 
*{{Citation|Il n'est pas suffisant de ne pas être aveugle pour voir les arbres et les fleurs. Il faut aussi n'avoir aucune philosophie. Quand il y a philosophie, il n'y a pas d'arbres: il y a des idées, sans plus<ref>Trad. F. Laye, En bref, p. 25, Christian Bourgois, Paris, 2004.</ref>.|<small>''En bref.''</small>}}
}}
{{Réf Livre|titre=En bref
|auteur=Fernando Pessoa
|traducteur = F. Laye
|éditeur= Christian Bourgois
|année=2004
|page=25
}}
 
{{Citation|La mer est la religion de la Nature
*{{Citation|Oh, quelle horreur, quelle horreur intime dénoue la voix de notre âme et les sensations de nos pensées et nous fait parler et sentir et penser quand tout en nous demande le silence et le jour et l’inconscience de la vie<ref>Trad. B. Sesé, Le Marin, p. 63, José Corti, Paris, 1988, ISBN 2-7143-0242-4</ref>...|<small>''Le Marin.''</small>}}
}}
{{Réf Livre|titre=En bref
|auteur=Fernando Pessoa
|traducteur = F. Laye
|éditeur= Christian Bourgois
|année=2004
|page=27
}}
 
{{Citation|Oh, quelle horreur, quelle horreur intime dénoue la voix de notre âme et les sensations de nos pensées et nous fait parler et sentir et penser quand tout en nous demande le silence et le jour et l’inconscience de la vie
*{{Citation|J’agis à coup de fer et de vitesse, va et vient, démence, rage contenue,<br/>Attaché au sillage de tous les rouages je tournoie, heures ahurissantes,<br/>Et l’univers entier de grincer, crépiter, s’estropier en moi<ref>F. Pessoa, Œuvres poétiques, p.288, Pléiade Gallimard, Paris, 2001.</ref>.|<small>Alvaro de Campos in ''Le passage des heures''.</small>}}
}}
{{Réf Livre|titre=Le Marin
|auteur=Fernando Pessoa
|traducteur = B. Sesé
|éditeur= José Corti, Paris
|année=1988
|page=63
|ISBN=2-7143-0242-4
}}
 
{{Citation|<poem>
*{{Citation|La mer est la religion de la Nature<ref>Trad. F. Laye, En bref, p. 27, Christian Bourgois, Paris, 2004.</ref>.|<small>''En bref.''</small>}}
J’agis à coup de fer et de vitesse, va et vient, démence, rage contenue,
Attaché au sillage de tous les rouages je tournoie, heures ahurissantes,
Et l’univers entier de grincer, crépiter, s’estropier en moi
</poem>
}}
{{Réf Livre|titre=Œuvres poétiques
|auteur=Fernando Pessoa
|éditeur= Pléiade Gallimard, Paris
|année=2001
|page=288
}}
 
*{{Citation|Ma vie tourne autour de mon œuvre littéraire - qu’elle soit, ou puisse être, bonne ou mauvaise. Tout le reste, dans la vie, n’a qu’un intérêt secondaire<ref>F. Pessoa, Lettre à Ofélia Queiroz du 29 septembre 1929 in ''Cartas de amor'', p. 43, Ática, Lisbonne, 1978.</ref>.|<small>Lettre de Fernando Pessoa à son « Opheline », Ofélia Queiroz.</small>}}
|précisions=Lettre de Fernando Pessoa à son « Opheline », Ofélia Queiroz
}}
{{Réf Livre|titre=Cartas de amor
|auteur=Fernando Pessoa
|éditeur= Ática, Lisbonne
|section=Lettre à Ofélia Queiroz du 29 septembre 1929
|année=1978
|page=43
}}
 
{{DEFAULTSORT:Pessoa, Fernando}}
 
== Références ==
<references />
 
[[Catégorie:Naissance en 1888]]
[[Catégorie:Personnalité portugaise]]
[[Catégorie:Écrivain]]
[[Catégorie:Naissance en 1888]]
[[Catégorie:Décès en 1935]]