Différences entre les versions de « Albert Gelin »

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== ''Les idées maîtresses de l'Ancien Testament'', coll. « Lectio Divina » n°2, Cerf, 1949 : ==
 
;Dieu se révèle dans l'histoire pour sauver
{{citation|citation=Le [[Dieu]] de la Bible, comme le notait [[Pascal]], n'est pas le Dieu des philosophes, mais le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Dieu qui se révèle dans l'histoire comme Sauveur et dont toute une lignée de personnages privilégiés, de mystiques, expérimente la présence. La [[souffrance]] a souvent été, chez eux, le grand aiguillon de la découverte, comme il est facile de le constater dans le cas d'Osée, de Jérémie et des « anawims ».}}
{{Réf Livre|titre=Les idées maîtresses de l'Ancien Testament
|page=12}}
 
:Notre Père qui es aux cieux
{{citation|citation=« Notre Père » et « Celui qui est aux cieux » sont deux appellations qui ne forment pas tautologie. La première rapproche, la seconde éloigne. Elle n'éloigne pas seulement dans les hauteurs infinies, mais en même temps dans le domaine du « tout autre », radicalement différent de ce qui existe ici-bas. ... Être mystérieux et terrible, étrange, inaccessible, qui est « aux cieux », ... en même temps volonté de grâce et s'approche de nous pour nous visiter...}}
{{Réf Livre|titre=Les idées maîtresses de l'Ancien Testament
|page=24}}
 
;Pédagogie de Dieu dans l'histoire
{{citation|citation=[[Lucrèce]] a comparé le [[progrès]] humain à un flambeau que se passent successivement les générations terrestres : ici le flambeau a commencé par être une torche fumante où l'élément proprement lumineux a fini par prédominer. La [[promesse]] qui visait apparemment la postérité de Canaan et l'établissement terrestre s'est mué en promesse de biens spirituels (Mt 5,5 ; Rm 4,16) ; l'Alliance mosaïque s'est mué en Nouvelle Alliance (1Co 3) ; le Royaume davidique s'est mué en Royaume des Cieux (Mt 5,3) ; et le Salut des exilés est devenu la justice inhérente à l'âme (Rm 1,16-17). Merveilleux développement, qu'a guidé la main de Dieu, admirable pédagogie qui conduisait les âmes à comprendre peu à peu la nature des « biens messianiques », c'est-à-dire l'ensemble des valeurs éternelles pénétrant dans notre monde par le Christ Jésus.}}
{{Réf Livre|titre=Les idées maîtresses de l'Ancien Testament
|page=36}}
 
;Qui attend le Messie ?
{{citation|citation=« Il semble qu'à l'époque de Jésus la croyance soit largement répandue que le Messie n'est pas à chercher parmi les puissants du monde, parmi les rois, mais bien parmi les hommes de Dieu, ceux qu'anime l'esprit des prophètes. » Cette opinion d'un incroyant (Guignebert), qui s'appuie sur des indices fournis par les deux premiers chapitres de saint Luc, mérite d'être notée.}}
{{Réf Livre|titre=Les idées maîtresses de l'Ancien Testament
|page=45}}
 
;Dieu se propose pour entrer en relation personnelle
{{citation|citation=... les prophètes furent aussi les pionniers de l'individualisme religieux. Leur expérience religieuse, étudiée chez les plus représentatifs, apparaît comme une communion personnelle avec Dieu. Les « Confessions » de Jérémie, qui alternent si souvent avec ses oracles<ref>Ce joyau jérémien se trouve en 11,18 à 12,6 ; 15,10-21 ; 17,12-18 ; 18, 18-23 ; 20,7-18.</ref> en sont la preuve ; il a pris l'habitude de converser continuellement avec Yahvé ; monologues douloureux et dialogues émouvants, prières et plaintes se succèdent, préludant à la piété si caractéristique des anawim. Yahvé n'est pas seulement le Dieu du groupe, mais celui de l'âme humaine. N'est-ce pas d'ailleurs à la conversion individuelle que visent les appels prophétiques : « Revenez ''chacun'' de votre mauvaise voie », dit le même Jérémie (18,11 ; 25,5 ; 35,15), faisant écho à de semblables appels qui parsèment le Deutéronome et qui, s'adressant au cœur, visent donc l'individu.}}
{{Réf Livre|titre=Les idées maîtresses de l'Ancien Testament
|page=52}}
 
;L'assemblée de ceux qui cherchent Dieu
{{citation|citation=Après l'Exil, la nation en tant que telle n'existe plus. On rêve, il est vrai, de son rétablissement. Mais, en attendant, on vit une vie quasi ecclésiale, un peu fermée : c'est l'expérience de l'Assemblée de Dieu (''Qehal Yahvé'', ἐϰϰλησία θεοῦ) religieusement groupée autour du Temple. ... Voici trouvé le lieu de l'épanouissement spirituel, où les valeurs individuelles sont sauvées, où chaque homme utilise les moyens d'approcher Dieu : la méditation de la Torah, la piété des psaumes, les sacrifices du Temple, l'éthique des Sages, la fraternité des piétistes, l'émulation de tous.}}
{{Réf Livre|titre=Les idées maîtresses de l'Ancien Testament
|page=53}}
 
;La communauté et la personne sont ordonnées l'une à l'autre
{{citation|citation=L'Église est le groupe ouvert à tout homme en tant qu'homme ; il est le lieu propre de la vie rachetée, le lieu des charismes et de la charité, le lieu du tout pénétré de l'influence d'en haut ; l'institution est au service de la personne qui s'y enrichit et s'y édifie. (...) jadis le groupe était essentiellement limitatif : en soutenant l'individu, il l'emprisonnait. Maintenant il le libère. La communauté et la personne sont ordonnées l'une à l'autre.}}
{{Réf Livre|titre=Les idées maîtresses de l'Ancien Testament
|page=53-54}}
 
;L'origine du péché
{{citation|citation=La Bible a donné peu d'explication sur l'origine du péché. Si elle esquisse des théories, c'est avec le souci de maintenir à la fois la faiblesse de l'homme et sa liberté dans son option. (...) si des cercles s'intéressaient surtout à l'origine psychologique du péché, fruit d'une inclination (''yéser''), on n'oubliait pas que l'introduction du péché dans le monde était le fait d'Adam. Le vieux récit de la Genèse expliquait l'origine du mal sur la terre, notamment de la mort. (...) Le thème traité dans les apocalypses de Baruch et d'Esdras, au 1{{er}} siècle de notre ère, est toujours celui d'Adam cause de mort. Il n'est jamais question, dans l'Ancien Testament et le judaïsme, de péché hérité d'Adam.}}
{{Réf Livre|titre=Les idées maîtresses de l'Ancien Testament
|page=68-69}}
 
;Constat du péché
{{citation|citation=... l'homme est comme le lieu d'une lutte, mais s'il y succombe, en péchant « le péché semble venir de plus loin que lui<ref>HUBY, ''Épître aux Romains'', Paris, 1940, p.188.</ref> ». Cette page qui fixe un fait dogmatique a été commentée par le Livre de la Sagesse : « C'est pas l'envie du Diable, y lit-on (2.24), que la mort est entrée dans le monde. ». Le Diable (en hébreu le Satan) est l'adversaire de l'humanité : spécialisé dans une œuvre de perversion, il est l'ennemi de l'homme plus que l'antagoniste de Dieu.}}
{{Réf Livre|titre=Les idées maîtresses de l'Ancien Testament
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