Différences entre les versions de « Fellation »

Aucun changement de taille ,  il y a 7 ans
aucun résumé de modification
*"Chloë Sevigny est la femme qui a laissé l'impression la plus forte sur moi", explique Vincent Gallo. "Elle a accepté de faire le film sans avoir lu le scénario. Je suis vraiment ému quand Chloé arrive à l'écran, par son personnage, son jeu. J'ai été ému par notre intimité à l'écran. Elle a eu un énorme impact sur moi, car, comme mon personnage, je suis tombé amoureux d'elle. J'ai pleuré durant plusieurs jours après son départ".
**Vincent Gallo à propos de Chloé Sévigny durant le tournage de "The brown bunny"
 
== Psychologie ==
=== Sigmund Freud ===
*”Selon une règle que j’ai toujours trouvée confirmée par mon expérience, mais que je n’avais pas eu le courage d’ériger en règle générale – voila qui est fait – Le symptôme signifie la représentation – la réalisation – d’un fantasme à contenu sexuel, c’est à dire d’une situation sexuelle… un ”assouvissemnt sexuel” par la bouche, avec l’aide ”des organes qui se trouvaient chez elle dans un état d’irritation : la gorge et la cavité buccale“. Cette toux survenait par quintes et provoquée habituellement par un chatouillement dans le gosier, représentait une situation de satisfaction sexuelle par os entre deux personnes dont les relations amoureuses la préoccupaient sans cesse. Le fait que la toux ait disparu peu de temps après cette explication tacitement acceptée s’accorde très bien avec notre conception, mais nous ne voulûmes pas attacher trop de prix à ce changement, puisqu’il s’était souvent déjà effectué spontanément.”
**Cinq psychanalyses, p. 32
 
=== [[Gérard Pirlot]]/[[Jean-Louis Pedinielli]], ''Les Perversions sexuelles et narcissiques'', 2005 ===
''' Histoire des perversions '''
{{Citation|citation=Les moeurs romaines étaient [...] strictes : certaines relations étaient admises mais la fellation et la passivité anale étaient infâmes. A Rome, l'homophilie d'un citoyen libre avec son esclave ou son « mignon » n'était pas condamnée, mais la relation passive d'un homme libre avec un subalterne ou un esclave était réprouvée [...]. Cette étrange géographie des plaisirs et des infamies relève d'une société machiste où la femme, l'esclave, le mignon sont au service de l'homme viril actif ayant la haine de la mollesse et de la défaite militaire, mais les conduites réprouvées ne sont pas des maladies.}}
{{Réf Livre|titre=Les Perversions sexuelles et narcissiques|auteur=[[Gérard Pirlot]]/[[Jean-Louis Pedinielli]]|éditeur=Armand Colin|collection=128 Psychologie|année=2005|page=14|partie=I. Histoire des perversions|chapitre=1. Avant la psychiatrie|section=|ISBN=2-200-34042-7}}
 
=== André Green ===
« Mais chez l'hystérique, à la mesure même de l'intensité du dégoût sexuel, dégoût qui est au maximum quand apparaît le désir de fellation et de possession par incorporation orale, une véritable boulimie psychique. Boulimie d'objets à valeur phallique, boulimie d'affects dans la mesure où la possession de cet objet est gage d'amour et condition d'obtention de l'amour de l'objet. Ce n'est pas un pénis que désire l'hystérique féminin, c'est une somme d'objets péniens dont la quantité ou la taille n'entraîne jamais la satiété, parce que la satiété supprimera le désir ainsi satisfait. Lacan a raison de dire que l'hystérique est désir de désir insatisfait. Dès lors, la castration apparaît comme la conséquence du fantasme d'incorporation du pénis, dont la taille enviée et redoutée ne peut pénétrer dans le vagin et dont les dangers sont reportés au niveau de la bouche. À la place de quoi s'installe l'avidité affective, comme substitut de l'objet. L'hystérique vit de la dévoration de ses affects. La tension du désir monte, nourrie par des objets fantasmatiques toujours plus valorisés, alimentant - c'est le cas de dire - le conflit avec un Idéal du Moi mégalomaniaque, visant une désexualisation à proportion même de la sexualisation cumulative des objets les plus banals. Tel serait le sens de la condensation. La conversion aurait pour but d'avaler - littéralement - cet excédent, de l'absorber dans le corps, comme le pénis, absorbé et retenu, vient prendre la place de l'enfant-pénis désiré dans le fantasme de grossesse. Passage du vagin au ventre, passage du fantasme au symptôme de la conversion. Certes, tous les symptômes de conversion ne sont pas en rapport avec le fantasme de grossesse; mais toutes les opérations de détail ne se comprennent que dans le plan d'une stratégie d'ensemble qui doit concourir à la réalisation de ce fantasme d'un être phallique-engrossé. Problématique qui vaut pour les deux sexes, chacun ne pouvant réaliser dans le réel que la moitié de ce programme. Tout ceci est mis en œuvre pour conjurer le danger de la coupure : la séparation. »
 
=== Jacques-Alain Miller ===
*La sténographie donne [femina curam et penem devoret], leçon évidemment fautive. A faire varier la forme de ces termes, et à les associer de diverses manières, je n’ai trouvé par Google aucune maxime littéraire ou médicale. C’est en vain que j’ai interrogé la patrologie latine, la Psychopathia Sexualis, The Latin sexual Vocabulary (James Noel Adam, Baltimore, 1982), et plusieurs recueils de sentences. Cependant, Google livre une occurrence et une seule des deux mots contigus penem devoret : elle se rencontre dans le passage d’une édition allemande du Kamasutra (II, 9, 19) qui traite du « congrès de la bouche », auparishtaka, sous la forme ultime dite sangara (en latin, devoratio), où la personne partenaire introduit entièrement le membre viril dans sa bouche pour le stimuler jusqu’à éjaculation.
En tout état de cause, l’ancienne tradition médicale voulait le latin quand étaient évoqués le sexuel, le salace, le scabreux. En l’occasion, la formule choisie par Lacan renvoie sans aucun doute à la fellation, qu’il associe fugitivement au to get my penis avant de rejeter cette lecture. Il est possible qu’il ne s’agisse pas ici d’une citation en bonne et due forme, mais d’une allusion approximative.
J’ai préféré donner dans le texte une leçon qui, à défaut d’être complète, est correcte ; elle signifie que la femme avale ou gobe le pénis.
**Jacques-Alain Miller, ''Dévoration du vit, dimanche de la vie, La Règle du jeu, 2014
 
== Politique ==
*... si Clémentine Autain parle du cancer de la bouche comme étant l’une des conséquences du viol par fellation, c’est qu’elle n’est pas sûre que le consentement à la sexualité soit en lui-même aussi important et, si j’ose dire, sacré. En effet, aussi bien pour cette auteure que pour le courant féministe auquel elle appartient, le consentement à la sexualité ne devrait pas être la règle qui organise la vie sexuelle dans notre société. Pour ce courant féministe, le consentement d’une prostituée ou d’une actrice de films pornographiques est, en vérité, dominé par l’hégémonie que les hommes exercent sur les femmes.
**Libération, 29 novembre 2011
 
== Psychologie ==
=== Sigmund Freud ===
*”Selon une règle que j’ai toujours trouvée confirmée par mon expérience, mais que je n’avais pas eu le courage d’ériger en règle générale – voila qui est fait – Le symptôme signifie la représentation – la réalisation – d’un fantasme à contenu sexuel, c’est à dire d’une situation sexuelle… un ”assouvissemnt sexuel” par la bouche, avec l’aide ”des organes qui se trouvaient chez elle dans un état d’irritation : la gorge et la cavité buccale“. Cette toux survenait par quintes et provoquée habituellement par un chatouillement dans le gosier, représentait une situation de satisfaction sexuelle par os entre deux personnes dont les relations amoureuses la préoccupaient sans cesse. Le fait que la toux ait disparu peu de temps après cette explication tacitement acceptée s’accorde très bien avec notre conception, mais nous ne voulûmes pas attacher trop de prix à ce changement, puisqu’il s’était souvent déjà effectué spontanément.”
**Cinq psychanalyses, p. 32
 
=== [[Gérard Pirlot]]/[[Jean-Louis Pedinielli]], ''Les Perversions sexuelles et narcissiques'', 2005 ===
''' Histoire des perversions '''
{{Citation|citation=Les moeurs romaines étaient [...] strictes : certaines relations étaient admises mais la fellation et la passivité anale étaient infâmes. A Rome, l'homophilie d'un citoyen libre avec son esclave ou son « mignon » n'était pas condamnée, mais la relation passive d'un homme libre avec un subalterne ou un esclave était réprouvée [...]. Cette étrange géographie des plaisirs et des infamies relève d'une société machiste où la femme, l'esclave, le mignon sont au service de l'homme viril actif ayant la haine de la mollesse et de la défaite militaire, mais les conduites réprouvées ne sont pas des maladies.}}
{{Réf Livre|titre=Les Perversions sexuelles et narcissiques|auteur=[[Gérard Pirlot]]/[[Jean-Louis Pedinielli]]|éditeur=Armand Colin|collection=128 Psychologie|année=2005|page=14|partie=I. Histoire des perversions|chapitre=1. Avant la psychiatrie|section=|ISBN=2-200-34042-7}}
 
=== André Green ===
« Mais chez l'hystérique, à la mesure même de l'intensité du dégoût sexuel, dégoût qui est au maximum quand apparaît le désir de fellation et de possession par incorporation orale, une véritable boulimie psychique. Boulimie d'objets à valeur phallique, boulimie d'affects dans la mesure où la possession de cet objet est gage d'amour et condition d'obtention de l'amour de l'objet. Ce n'est pas un pénis que désire l'hystérique féminin, c'est une somme d'objets péniens dont la quantité ou la taille n'entraîne jamais la satiété, parce que la satiété supprimera le désir ainsi satisfait. Lacan a raison de dire que l'hystérique est désir de désir insatisfait. Dès lors, la castration apparaît comme la conséquence du fantasme d'incorporation du pénis, dont la taille enviée et redoutée ne peut pénétrer dans le vagin et dont les dangers sont reportés au niveau de la bouche. À la place de quoi s'installe l'avidité affective, comme substitut de l'objet. L'hystérique vit de la dévoration de ses affects. La tension du désir monte, nourrie par des objets fantasmatiques toujours plus valorisés, alimentant - c'est le cas de dire - le conflit avec un Idéal du Moi mégalomaniaque, visant une désexualisation à proportion même de la sexualisation cumulative des objets les plus banals. Tel serait le sens de la condensation. La conversion aurait pour but d'avaler - littéralement - cet excédent, de l'absorber dans le corps, comme le pénis, absorbé et retenu, vient prendre la place de l'enfant-pénis désiré dans le fantasme de grossesse. Passage du vagin au ventre, passage du fantasme au symptôme de la conversion. Certes, tous les symptômes de conversion ne sont pas en rapport avec le fantasme de grossesse; mais toutes les opérations de détail ne se comprennent que dans le plan d'une stratégie d'ensemble qui doit concourir à la réalisation de ce fantasme d'un être phallique-engrossé. Problématique qui vaut pour les deux sexes, chacun ne pouvant réaliser dans le réel que la moitié de ce programme. Tout ceci est mis en œuvre pour conjurer le danger de la coupure : la séparation. »
 
=== Jacques-Alain Miller ===
*La sténographie donne [femina curam et penem devoret], leçon évidemment fautive. A faire varier la forme de ces termes, et à les associer de diverses manières, je n’ai trouvé par Google aucune maxime littéraire ou médicale. C’est en vain que j’ai interrogé la patrologie latine, la Psychopathia Sexualis, The Latin sexual Vocabulary (James Noel Adam, Baltimore, 1982), et plusieurs recueils de sentences. Cependant, Google livre une occurrence et une seule des deux mots contigus penem devoret : elle se rencontre dans le passage d’une édition allemande du Kamasutra (II, 9, 19) qui traite du « congrès de la bouche », auparishtaka, sous la forme ultime dite sangara (en latin, devoratio), où la personne partenaire introduit entièrement le membre viril dans sa bouche pour le stimuler jusqu’à éjaculation.
En tout état de cause, l’ancienne tradition médicale voulait le latin quand étaient évoqués le sexuel, le salace, le scabreux. En l’occasion, la formule choisie par Lacan renvoie sans aucun doute à la fellation, qu’il associe fugitivement au to get my penis avant de rejeter cette lecture. Il est possible qu’il ne s’agisse pas ici d’une citation en bonne et due forme, mais d’une allusion approximative.
J’ai préféré donner dans le texte une leçon qui, à défaut d’être complète, est correcte ; elle signifie que la femme avale ou gobe le pénis.
**Jacques-Alain Miller, ''Dévoration du vit, dimanche de la vie, La Règle du jeu, 2014
 
== Littérature ==
Utilisateur anonyme