Différences entre les versions de « Viol »

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*Alors Dinah — la fille de Leah qui l’avait enfanté à Jacob — sortit pour regarder les filles du pays. Chekhem, fils de ‘Hamor le Hévéen, le prince de du pays la vit ; il la prit ; coucha avec elle et lui fit violence. Il s’attacha profondément à Dinah, fille de Jacob ; il aimait la jeune fille et en appela au cœur de la jeune fille. Aussi Chekhem s’adressa à ‘Hamor son père, en disant : « Prends-moi cette fille pour femme.
**Paracha Vayichla'h
 
== Politique ==
=== Clémentine Autain ===
*« Une femme forcée à une fellation développe un cancer de la bouche. »
**Editions Indigènes
 
=== Marcella Iacub ===
*... si Clémentine Autain parle du cancer de la bouche comme étant l’une des conséquences du viol par fellation, c’est qu’elle n’est pas sûre que le consentement à la sexualité soit en lui-même aussi important et, si j’ose dire, sacré. En effet, aussi bien pour cette auteure que pour le courant féministe auquel elle appartient, le consentement à la sexualité ne devrait pas être la règle qui organise la vie sexuelle dans notre société. Pour ce courant féministe, le consentement d’une prostituée ou d’une actrice de films pornographiques est, en vérité, dominé par l’hégémonie que les hommes exercent sur les femmes.
**Libération, 29 novembre 2011
 
== Philosophie ==
*Ma thèse est que l'impact traumatique de cette scène repose sur l'écart qui sépare l'univers symbolique public de son support fantasmatique. Si on attire l'attention sur le fait que, souvent, les femmes se laissent aller au fantasme d'être malmenées, voire violées, la réaction politiquement correcte standard est que l'on ouvre ainsi la voie à ces platitudes selon lesquelles quand une femme est violée, elle obtient ce qu'elle a voulu effectivement, et qu'elle n'a pas été suffisamment honnête pour l'admettre. Ma réponse à ce lieu commun est que le fait qu'une femme ait le fantasme d'être violée, d'être malmenée, ne légitime aucunement son viol en réalité: le fait que le viol touche au fantasme de sa victime ne rend pas l'acte plus acceptable, même, il rend l'acte encore plus violent. Pourquoi? Précisément à cause de l'écart nécessaire qui sépare les identifications imaginaires et symboliques du sujet du noyau fantasmatique de son être: il n'est jamais possible pour moi d'assumer pleinement (d'intégrer dans mon univers symbolique) le noyau fantasmatique de mon être; ce qui se passe quand je m'approche trop de ce noyau, c'est bien ce que Lacan a appelé l'aphanasis du sujet: le sujet perd sa consistance symbolique. L'actualisation forcée, extorquée, de ce noyau fantasmatique, son imposition de l'extérieur, entraîne, peut-être, la violence la plus humiliante, celle qui mène à la désintégration de l'identité symbolique. Une autre façon de faire la même démonstration est d'attirer l'attention sur l'asymétrie radicale qui existe entre le sadisme et le masochisme: le sadique et le masochiste ne forment jamais un couple complémentaire, dans la mesure où le masochiste demande une mise en scène détaillée dans laquelle le partenaire actif, celui qui lui inflige le mal, n'occupe nullement la position subjective du sadique. Pourquoi donc priver la femme du droit fondamental, humain d'avoir le fantasme d'être violée, malmenée? Ce droit-là, à mon sens, n'a, précisément, absolument rien à voir avec une quelconque légitimation du viol dans la réalité.
**Slavoj Zizek, Le sujet interpassif[http://www.lacan.com/zizek-pompidou2.htm]
 
== Politique ==
=== Clémentine Autain ===
*« Une femme forcée à une fellation développe un cancer de la bouche. »
**Editions Indigènes
 
=== Marcella Iacub ===
*... si Clémentine Autain parle du cancer de la bouche comme étant l’une des conséquences du viol par fellation, c’est qu’elle n’est pas sûre que le consentement à la sexualité soit en lui-même aussi important et, si j’ose dire, sacré. En effet, aussi bien pour cette auteure que pour le courant féministe auquel elle appartient, le consentement à la sexualité ne devrait pas être la règle qui organise la vie sexuelle dans notre société. Pour ce courant féministe, le consentement d’une prostituée ou d’une actrice de films pornographiques est, en vérité, dominé par l’hégémonie que les hommes exercent sur les femmes.
**Libération, 29 novembre 2011
 
== Cinéma ==
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