« Pédophilie » : différence entre les versions

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|source=.
|auteur=Yann Queffelec
}}
 
== Media ==
=== Philippe Tesson, ''Combat'', 1962 ===
{{citation|citation=En 1962, Philippe Tesson, rédacteur en chef du quotidien Combat, m’avait offert une chronique hebdomadaire. J’avais choisi le jeudi, qui était à l’époque le jour des écoliers. Et tous les jeudis, en page une, je donnais une chronique très personnelle de ton, soit politique, soit philosophique, soit d’humeur. Je les ai déjà quasi toutes reprises dans cinq recueils de textes.}}
{{Réf Pub|nom=A propos de Gabriel Matzneff
|date=1962
|source=[http://salon-litteraire.com/fr/interviews/content/1797964-interview-gabriel-matzneff-l-energumene Immarcescible]
|auteur=Philippe Tesson
}}
{{citation|citation=Je sais que je peux paraître homosexuel mais je ne le suis pas. Il ne faudrait pas voir de sexualité là où il n’y aurait qu’une immense tendresse. J’ai une véritable passion pour tout ce qui est jeune, inachevé, en promesse.}}
{{Réf Pub|nom=A propos de Gabriel Matzneff
|date=2011
|source=[http://www.liberation.fr/medias/2011/05/30/immarcescible_739124 Immarcescible]
|auteur=Philippe Tesson
}}
=== [[Dominique de Roux]], ''Le Magazine Litérraire'', 1969 ===
{{citation|citation=Si Gabriel Matzneff réunit en lui d'une façon nietzchéenne le Christ et l'anté-Christ, c'est sans doute pour mieux retrouver son modèle, le jeune empereur Julien l'Apostat dont la destinée plus que le caractère le fascine. (...) Plaidoyer, en faveur de l'amour comme modalité de connaissance et de passage, en faveur de la chair brûlée par la flamme de la passion et de l'esprit qui ne sera jamais celle morne, scellée à son squelette et vouée à la pourriture: "Le Christ se souciait peu de la loi, et c'est pourquoi on l'a tué : ce sont les bourgeois et les cocus qui ont mis à mort Celui qui souriait aux belles courtisanes et soupait à la table des publicains ; ce sont les maris qui ont crucifié le dieu des amants".}}
{{Réf Pub|nom=Un romancier chrétien : Gabriel Matzneff
|date=1969
|source=Le Magazine Littéraire
|auteur=Dominique de Roux
}}
=== Michel Polac, ''Journal'', 1971 ===
{{citation|citation=*Michel Polac: Il a une mère, dans le film, qui est Léa Masari et on a vraiement envie qu'il y ait l'inceste.
*Louis Malle: Là, Michel, tu te trahis .
}}
{{Réf Pub|nom=A propos du film ''Le souffle au coeur''
|date=20 avril 1971
|source=Post Scriptum, ORTF
|auteur=Michel Polac
}}
{{citation|citation=Oui, j’ai vécu cela à 14 ans avec I. J’ai défailli comme on disait au XVIIIe siècle, rien qu’en frôlant son ventre nu avec mon ventre. (…) De même avec un autre I. à 28 ans, il avait 18 ans environ, mais ce fut moins foudroyant car je l’avais pris pour un tapin : et enfin à 40 ans, avec ce curieux gamin un peu bizarre, sauvage, farouche, un rien demeuré, fils de paysan, orphelin peut-être, qui devait avoir 10, 11 ans, peut-être moins, et qui m’a si étrangement provoqué jusqu’à se coucher nu dans ma chambre d’hôtel en me racontant une obscure histoire de relation sexuelle avec un homme de son entourage et je me suis rapproché de lui, et il était nu sur le côté, et j’ai seulement baissé mon pantalon et ai collé mon ventre contre son cul, et j’ai déchargé aussitôt, en une seconde, dans un éblouissement terrible, et il a eu un petit rire surpris comme s’il s’attendait à ce que je le pénètre, il paraissait si expérimenté, si précocement instruit, tout en ignorant ce que cela signifiait, tout en étant capable de préciser ce qu’il savait ou voulait.}}
{{Réf Pub|nom=Les moins de 16 ans
|date=p.147
|source=Extrait de Journal
|auteur=Michel Polac
}}
=== Guy Hocqenghem, ''Les petits garçons'', 1983 ===
{{citation|citation=Paidopolis dispersait ses pavillons blancs parmi des bananiers, des palétuviers ; de petites mares, que traversaient des passerelles de bois sur pilotis, ponctuaient les quartiers, et des bouquets de cocotiers balançaient leurs éventails dans le...}}
{{Réf Pub|nom=Les petits garçons
|date=1983
|source=Editions Albin Michel
|auteur=Guy Hocqenghem
}}
=== [[Marc-Édouard Nabe]], ''J'enfonce le clou'', 2004 ===
{{citation|La pédophilie n'est que le cache-sexe de l'inceste.
|langue=fr}}
{{Réf Pub|nom=Marc-Édouard Nabe
|date=2004
|lieu=
|source=J'enfonce le clou, p.305}}
=== Nicolas Rey, ''VSD'', 2006 ===
{{citation|Mon premier carnet s'appelle: La Prunelle de mes yeux. Son amour avec Vanessa. Une histoire qui se termine mal. On dit souvent de Matzneff que c'est un libertin, un collectionneur. Faux. Archifaux. Gabriel est juste un idéaliste. C'est le Don Quichotte du sentiment amoureux. Le phénomène de répétition est classique, lorsqu'on recherche, à travers de nombreuses femmes, toujours la même, à savoir la première, la dernière, celle qui ressemble à la femme que l'on aimera toute sa vie. Mince. Voilà que je m'emballe. Voilà que je fais dans l'éloge morbide alors que le jeune homme chauve est encore vif ! Reprenons. A chaque fois que je me pointe dans une Fnac, je cherche en Folio La Prunelle de mes yeux. Je ne le trouve pas souvent. Je demande au vendeur. Et ce dernier me regarde d'un sale oeil comme si j'étais Humbert Humbert dans Lolita. Alors, je me sens fier. Alors, je songe que, même par les temps qui courrent, on n'arrive toujours pas à dompter Gabriel Matzneff. Résultat, on continue à offrir ses livres, en secret, comme une drogue interdite, comme l'inverse de la médiocrité, comme une initiation, comme une heure de classe que l'on sèche, comme l'une des ultimes échappées belles encore possible. On le lit pour voir à quoi ressemble la liberté. Une liberté qu'il paye au prix fort. La Table ronde a la bonne idée de ressortir en poche Boulevard Saint-Germain. On y retrouve son univers, son église, ses rues, le bruit des marches jusqu'à son grenier, Montherlant et le quai Voltaire. Même bien accompagné, l'auteur semble toujours seul. Ce n'est pas dans ce livre mais il le raconte très bien lui-même: "Les chrétiens me jugent scandaleux ; les athées sont allergiques à ma sensibilité religieuse. Les progressistes me tiennent pour un esthète ; les réactionnaires savent que je ne suis pas des leurs. Les conservateurs voient en moi un anarchiste ; les révolutionnaires un solitaire, donc un ennemi. J'avance, comme ce personnage de Flaubert à la fin de Salammbô, entre deux rangs d'hostilité."
|langue=fr}}
{{Réf Pub|nom=Nicolas Rey
|date=2006
|lieu=
|source=VSD]}}
=== Frédéric Beigbeder, ''De la pédophilie en littérature'', 2009 ===
{{citation|Messieurs et Mesdames les censeurs, dégainez vos briquets! Vous avez de l'autodafé sur la planche : Le blé en herbe de Colette, Si le grain ne meurt d'André Gide, Lolita de Nabokov, Il entrerait dans la légende de Louis Skorecki, Au secours pardon de votre serviteur, Rose bonbon de Nicolas Jones-Gorlin, Les 120 journées de Sodome du marquis de Sade, Ivre du vin perdu de Gabriel Matzneff, Les amitiés particulières de Roger Peyrefitte, La ville dont le prince est un enfant d'Henry de Montherlant, Il m'aimait de Christophe Tison, Le roi des Aulnes de Michel Tournier, Pour mon plaisir et ma délectation charnelle de Pierre Combescot, Journal d'un innocent de Tony Duvert, Mineure de Yann Queffélec, Les chants de Maldoror de Lautréamont, Microfictions de Régis Jauffret, Moins que zéro de Bret Easton Ellis, Mémoire de mes putains tristes de Gabriel Garcia Marquez, Enfantines de Valéry Larbaud, Histoire de ma vie de Casanova ou même, quoique en version platonique, Mort à Venise de Thomas Mann doivent rapidement être incendiés! Ma liste n'est pas exhaustive. Je remercie les maccarthystes français anti-pédophilie de m'aider à compléter cette liste d'autodafés en envoyant leurs lettres de délation au magazine car je suis sûr que j'en oublie et j'ai hâte de les lire... pour mieux être révolté, bien sûr, et avoir un regard désapprobateur sur ces œuvres! C'est donc le sourcil froncé que j'aimerais terminer sur une citation, insupportablement comique, tirée du Manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation (1926) de Pierre Louys : « À partir de l'âge de huit ans, il n'est pas convenable qu'une petite fille soit encore pucelle, même si elle suce la pine depuis plusieurs années.
|langue=fr}}
{{Réf Pub|nom=Frédéric Beigbeder
|date=2009
|lieu=
|source=[http://www.philo5.com/Textes-references/Beigbeder_PedophilieEnLitterature_091115.htm ''De la pédophilie en littérature'']}}
=== Yann Moix, ''La meute'', 2010 ===
{{citation|citation=Il y a quelque chose de bizarrement récurrent entre la Suisse et la "pédophilie ?" La Suisse arrête le "pédophile" Polanski : mais qui y a passé toute la fin de sa vie, dans un hôtel de luxe ? Nabokov. L'auteur de Lolita, le roman le plus pédophile du XXè siècle. Roman adapté au cinéma par Stanley Kubrick. Que dit Polanski dans les années 70 ? "Il n'y a que deux grands cinéastes au monde Kubrick et moi.}}
{{Réf Pub|nom=La meute
|date=2010
|source=.
|auteur=Yann Moix
}}
{{citation|citation=Ce qui fascine, chez Matzneff, ce n'est pas qu'il ait rencontré Kadhafi ou devisé d'amours juvéniles avec Mitterrand : mais qu'il ne plie pas ; qu'il et toujours et sans cesse, à l'aube de son crépuscule, impeccablement droit dans son être. Sa constance, éclairée de cette culture si sienne, de sa si implacable logique (le bon sens matzneffien,tout en raffinements infinis et rares altitudes, déclenche une jouissance décisive pour l'esprit), de son humour de mauvais coucheur mais d'excellent baiseur, fait de lui un écrivain tout à la fois inquiétant (au sens gidien du terme, au sens où il révèle, dévoile, fait voir sans masque ce qui est) et rassurant. Rassurant, oui : parce qu'il tient une permanence dans cette société qui méprise les écrivains ; il encaisse pour nous les coups que nous n'avons ni le temps ni la patience de prendre.}}
{{Réf Pub|nom=Classique et vivant
|date=7 février 2013
|source=Le Figaro Littéraire
|auteur=Yann Moix
}}
=== Marcela Iacub, ''Libération'', 2011 ===
{{citation|Certes, Maïwenn a le droit d’aimer les forces de l’ordre et même d’avoir réalisé ce film stupide. Ce qui est en revanche plus amer, c’est l’enthousiasme que Polisse a suscité dans l’opinion. Comme un signe de l’état de la conscience politique d’un pays qui a de plus en plus de mal à concevoir les droits et les libertés des citoyens autrement que comme des ruses de violeurs, de voleurs, d’escrocs pour mettre en échec le pouvoir du Bien et de la Justice. Mais, dira-t-on, que ne ferions-nous pas pour sauver des enfants ? Beaucoup de choses, certes. Maïwenn cependant nous invite moins à les sauver qu’à nous transformer en un peuple d’enfants politiques. Que nous devenions un troupeau d’enfants gouvernés par une délicieuse police au lieu de nous casser la tête avec des prétentions et des revendications absurdes. C’est pourquoi elle ne cesse de montrer les enfants comme gage et espérance d’un nouvel avenir. Car les peuples qui, pour mieux détruire leurs ennemis, rêvent d’abdiquer de leur droit de critiquer, de soupçonner, de surveiller, de mettre en échec leur gouvernement et leur police, cherchent à devenir des enfants. Des enfants horriblement méchants.}}
{{Réf Pub|nom=Marcela Iacub
|date=2011
|lieu=
|source=Libération}}
=== Alain Soral, ''Enquète et débat'', 2012 ===
{{Citation|Le danger avec l'affaire Strauss-Kahn, c'est qu'on associe l'affaire du Coral, où un enfant de sept ans est violé et tué, avec Gabriel Matzneff, qui a des histoires avec des jeunes femmes de 14, 15, 16 ans. La pédophilie, c'est la pédophilie. Le goût des femmes, c'est le goût des femmes.}}
{{Réf Émission|émission=Vidéo
|auteur=Alain Soral
|diffuseur=Enquète et débat
|date=2012
|langue=
}}
=== Arthur Dreyfus, ''Heteroclite'', 2013 ===
{{citation|citation=Il m’a semblé que Tony Duvert avait réussi à absorber totalement le langage des enfants, mais aussi celui de la campagne bretonne, où est située l’intrigue. Ensuite, j’ai lu d’autres de ses romans, notamment Quand mourut Jonathan, qui m’a fasciné non pas tant par l’histoire d’amour entre un enfant et un homme qu’il raconte que par son degré puissant de réalité. Donc ce que je retiens avant tout de Duvert, au-delà de son rapport à l’enfance, c’est son talent d’écrivain, qui est immense. Plus tard, j’ai découvert ses écrits théoriques, comme L’Enfant au masculin et Le Bon Sexe illustré, dans lesquels il défend sa cause, réclame la liberté sexuelle pour les mineurs et répond aux critiques de Françoise Dolto, par exemple, qui voulait les protéger. Cela peut sembler hallucinant aujourd’hui mais à l’époque, c’était un vrai débat de société ! Ce qui m’a frappé dans ces essais, c’est leur violence inouïe contre la société et notamment contre les mères. Qu’on soit choqués ou non par ses propos, qu’on partage ou non ses points de vue, on ne peut qu’être admiratifs de leur qualité littéraire. Certaines personnes avec qui j’en ai parlé m’ont rétorqué : «pourquoi alors ne pas faire l’éloge des pamphlets antisémites de Céline ?». Mais à mes yeux, il existe une grande différence entre ces deux auteurs : même si Duvert était pédophile et a eu de nombreux rapports sexuels avec des enfants et des adolescents, il n’a jamais cherché à nuire, à exterminer, à rayer de la carte quelqu’un simplement en raison de sa naissance et n’a jamais fait preuve, que je sache, de violence au sens physique du terme.}}
{{Réf Pub|nom=L’enfance est une notion relativement neuve
|date=2013
|source=heteroclite.org
|auteur=Arthur Dreyfus
}}
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