Différences entre versions de « Faiblesse »

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== Littérature ==
=== Écrit intime ===
==== [[Anaïs Nin]], ''Henry et June — Les cahiers secrets'', 1986 ====
''' Janvier (1932) '''
{{Citation|citation=Elle est devenue pour moi quelqu'un qu'il faut plaindre et protéger. Elle se trouve entraînée dans des situations fausses et tragiques dont elle n'est pas capable de s'extirper. J'ai enfin saisi sa faiblesse. Sa vie est faite de fantasmes. Je veux la ramener à la réalité. Je veux lui faire violence. Moi, toujours plongée dans les rêves, dans les actes à demi vécus, me voilà devant un projet des plus fous : je veux m'emparer des mains fuyantes de June, oh ! avec quelle force, je veux l'emmener dans une chambre d'hôtel et réaliser son rêve et le mien — un rêve qu'elle s'est toute sa vie caché à elle-même.}} {{Réf Livre|titre=Henry et June — Les cahiers secrets|auteur=[[Anaïs Nin]]|éditeur=Stock|traducteur=Béatrice Commengé|année=2007|année d'origine=1986|page=33|section=Janvier (1932)|ISBN=978-2-234-05990-0}}
 
==== Essai[[Anaïs Nin]] ====
{{Citation|citation=Elle est devenue pour moi quelqu'un qu'il faut plaindre et protéger. Elle se trouve entraînée dans des situations fausses et tragiques dont elle n'est pas capable de s'extirper. J'ai enfin saisi sa faiblesse. Sa vie est faite de fantasmes. Je veux la ramener à la réalité. Je veux lui faire violence. Moi, toujours plongée dans les rêves, dans les actes à demi vécus, me voilà devant un projet des plus fous : je veux m'emparer des mains fuyantes de June, oh ! avec quelle force, je veux l'emmener dans une chambre d'hôtel et réaliser son rêve et le mien — un rêve qu'elle s'est toute sa vie caché à elle-même.}} {{Réf Livre|titre=Henry et June — Les cahiers secrets|auteur=[[Anaïs Nin]]|éditeur=Stock|traducteur=Béatrice Commengé|année=2007|année d'origine=1986|page=33|section=Janvier (1932)|ISBN=978-2-234-05990-0}}
=== Poésie ===
==== [[Paul Eluard]] , ''Capitale de la douleur'', 1926 ====
''' Dans la brume '''
{{Citation|citation=Dans la brume où des verres d'eau s'entrechoquent, où les serpents cherchent du lait, un monument de laine et de soie disparaît. C'est là que, la nuit dernière, apportant leur faiblesse, toutes les femmes entrèrent. Le monde n'était pas fait pour leurs promenades incessantes, pour leur démarche languissante, pour leur recherche de l'amour.}}
{{Réf Livre|titre=Capitale de la douleur ''suivi ''de L'amour la poésie|auteur=[[Paul Eluard]]|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1926|page=125|partie=Nouveaux poèmes|section=Dans la brume|ISBN=978-2-07-030095-2}}
 
==== Prose[[André poétiqueBreton]] ====
==== [[André Breton]], ''Poisson soluble'', 1924 ====
{{Citation|citation=Servantes de la faiblesse, servantes du bonheur, les femmes abusent de la lumière dans un éclat de rire.}}
{{Réf Livre|titre=Poisson soluble|auteur=[[André Breton]]|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1996|année d'origine=1924|page=32|partie=1|ISBN=2-07-032917-8}}
 
{{Citation|citation=C'était devenu une de mes plus fréquentes faiblesses que de l'embrasser pour voir fuir tout à l'opposé de sa tête les charmantes petites flèches bleues que sont ces poissons fragiles.}}
{{Réf Livre|titre=Poisson soluble|auteur=[[André Breton]]|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1996|année d'origine=1924|page=103|partie=26|ISBN=2-07-032917-8}}
 
=== Roman ===
==== [[Charles Robert Maturin]], ''Melmoth — L'homme errant'', 1820 ====
{{citation|citation=<poem>— Partez,Malheureux être! mauditCe sont vos vices, vos passions et nevos nousfaiblesses troublezqui pasfont de vous mes victimes. Partez,Jetez mauditsur vous le blâme et pournon maudiresur !moi.}}
— Je pars vainqueur et pour vaincre, répondit Melmoth avec un triomphe sauvage et féroce. Malheureux ! Ce sont vos vices, vos passions et vos faiblesses qui font de vous mes victimes. Jetez sur vous le blâme et non sur moi. Héroïques dans le crime mais lâches dans le désespoir, vous vous mettriez à genoux à mes pieds pour que vous soit conférée la terrible immunité qui me permet en cet instant de traverser vos rangs : chaque cœur humain m'accompagne de sa malédiction, pourtant nulle main n'ose me toucher !</poem>}}
{{Réf Livre|titre=Melmoth — L'homme errant|auteur=[[Charles Robert Maturin]]|traducteur=Jacqueline Marc-Chadourne|éditeur=Phébus|collection=''Libretto''|année=1996|année d'origine=1820|page=591|section=Histoire des amants|ISBN=978-2-85-940553-3}}
 
 
 
{{Citation|citation=Elle avait subi la grande épreuve de la destinée humaine ; l'épreuve qui brise les coeurs faibles, qui dégrade les âmes comunescommunes, mais qui initie à la sagesse les caractères véritablement vertueux ; elle avait failli. Nul homme ne saurait concevoir dans toute son étendue ni la vraie justice ni la vraie bonté s'il n'a senti au moins une fois en sa vie les contrastes de sa nature et la fragilité de son être. Dans toute faute reconnue, portée avec courage, il y a un germe d'héroïsme ; ce germe était dans l'âme de Nélida, il y grandissait depuis un an, il s'y fortifiait dans le sentiment de jour en jour plus intense d'un dévouement désespéré et d'un sacrifice inutile.}}
{{Réf Livre|titre=Nélida|auteur=[[Marie d'Agoult]]|éditeur=Calmann-Lévy|année=2010|année d'origine=1866|page=244|partie=Quatrième partie|chapitre=XXII|ISBN=978-2-7021-4127-4}}
 
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