Différences entre versions de « Guerre »

1 223 octets ajoutés ,  il y a 5 ans
|année=2011
|page=20
}}
 
{{citation|citation=En temps de guerre, la vie est suspendue. On passe des jours dans les abris à ne rien faire, à tourner en rond, à l’écoute des dernières nouvelles du front. On ne sait plus vraiment ce qui se passe dehors, si la radio ment ou pas, si les déflagrations qu’on entend sont des « départs » ou des « arrivées ». En temps de guerre, on bannit le confort : on s’adapte à tout, on ''fait avec''. En cas de pénurie d’essence, on attend des heures devant les stations-service ; quand le pain manque, on prend d’assaut les boulangeries ; et lorsque l’eau tarit dans les réservoirs, on court à la fontaine remplir les bidons. En temps de guerre, '''plus rien ne compte sauf [[Dieu]]''', seule planche de salut dans un pays livré à la [[violence]] aveugle des [[humanité|hommes]]. Églises et mosquées ne désemplissent pas ; ceux qui n’ont jamais cru se retrouvent à genoux. En temps de guerre, enfin, les normes n’existent plus : le milicien fait la loi ; le gendarme se planque. Ceux qui ne se battent pas deviennent des lâches ; ceux qui tuent, des héros.
}}
{{Réf Livre
|titre=Le roman de Beyrouth
|auteur=Alexandre Najjar
|éditeur=Pocket
|année=2005
|page=382
}}
 
Utilisateur anonyme