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== ''Houellebecq économiste'' ==
{{Citation
|citation=Pour comprendre la vie, les économistes ne cessent d'en chasser le sel, l'amour, le désir, la violence, la peur, l'effroi, au nonnom de la rationalité des comportements. Ils traquent pour la détruire cette émotion qui abolit la chaine causale.
}}
{{Réf Livre|titre=Houellebecq économiste
 
{{Citation
|citation=Ses livres relèvent de la santé publique. Voir que notre époque est quadrillée par la science et la statistique, laquelle est étymologiquement au coeurcœur de la raison d'EtatÉtat et de sa volonté de normer par la "« loi normale" » le monde est une chose ; approcher ensuite les deux raisons de vivre, ou survivre, houellebecquiennes - la bonté et l'amour - en est une autre, autrement oxygénante.
}}
{{Réf Livre|titre=Houellebecq économiste
 
{{Citation
|citation=En France, le [[w:Décret d'Allarde|décret d'Allarde]] et la [[w:Loi Le Chapelier|loi Le Chapelier]] abolirent les corporations et les corps intermédiaires, de sorte que, disait le législateur, il n'est permis à personne de séparer les citoyens de la chose publique par un esprit de coopération. En haut l'EtatÉtat, en bas unune poussière d'individu. Entre les deux : l'économie.
}}
{{Réf Livre|titre=Houellebecq économiste
 
{{Citation
|citation=Tout, dans l'économie, est fait pour briser les liens qui pouvaient unir les individus à leur famille, leurs géniteurs, des proches. '''Houellebecq''' conte ce processus d'individualisation, d'atomisation des sociétés, qui, déjà, avait fasciné '''Marx'''. L"'économie libérale brise tout ce qui est collectif : l'équipe au travail, la famille, le couple. En ce sens, la libération sexuelle relève d'une explosion de l'individualisme et a pour effet la destruction de ces communautés intermédiaires, les dernières à séparer l'individu du marché. cC'est dans ''[[w:Les particulesParticules élémentaires|lesLes particulesParticules élémentaires]]'' notamment qu'est décrite - poétisée serait plus juste - cette detestabledétestable tendance à l'atomisation sociale.
}}
{{Réf Livre|titre=Houellebecq économiste
 
{{Citation
|citation=On retrouve ici la fonction fondamentale de l'argent, selon [[w:Georg Simmel|'''Georg Simmel''']] : l'argent est ce qui permet de ne plus regarder les hommes dans le yeux. Et nous ne les regardons plus jamais, les yeux vissés sur nos ordinateurs ou nos Smartphones, attentifs à préserver notre solitude égoisteégoïste. Chacun pour soi. Tout dans la guerre. Tout dans cette guerre économique permanente qui est la toile de fond des romans de Houellebecq depuis [[w:Extension du domaine de la lutte|''Extension du domaine de la lutte'']] et qui est devenu un état de nature.
}}
{{Réf Livre|titre=Houellebecq économiste
 
{{Citation
|citation=Mais la destruction créatrice, l'essence du capitalisme, cache sous sa pseudo-nouveauté et son clinquant quelque chose de beaucoup plus terrible : elle cache la terreur que le changement perpétuel fait vivre aux subalternes, en même temps que le contrôle de fer qu'il leur impose. La destrcutiondestruction créatrice, c'est le fouet et la peur.
}}
{{Réf Livre|titre=Houellebecq économiste
 
{{Citation
|citation=Car la pub est violente. Les publicités des marques sont les acouphènes d'un monde violent qui n'est jamais muet. La pub vise à susciter, à provoquer, à être le désir. Elle met en place un surmoi terrifiant et dur, beaucoup plus impitoyable qu'aucune loi ou coutume ayant jamais existé, qui colle à la peau et répète sans cesse : Tu dois désirer. tuTu dois être désirable. tuTu dois participer à la lutte , à la compétition, à la vie du monde. Si tu t'arrêtes, tu n'existes plus. La pub est l'aiguillon qui pousse les boeufsbœufs ou les moutons, les oblige à bouger. Elle clignote et change sans cesse. Elle est la perpétuité du provisoire, la négation de toute éternité, la destruction créatrice permanente, le renouvellement impitoyable et saccadé. D'une cruauté inimaginable, elle transforme l'être en fantôme obéissant, sans lieu, sans lien, dans la vanité et la superficialité absolues.
}}
{{Réf Livre|titre=Houellebecq économiste
 
{{Citation
|citation=Promenez-vous dans le Mirail de Toulouse, conçu par un imbécile du nom de [[w:Georges Candilis|'''Candilis''']], qui a fabriqué ex-nihilo une zone sauvage et de non-droit, et observez la [[w:Gare du Musée d'Orsay|la gare Dd'Orsay]] à Paris, architecture utilitaire puisque destinée à des trains... Vous comprendrez toute l'horreur architecturale conçue par les créateurs des années cinquante. Ces gens ont délibérément souillé l'espace vital des humains.
}}
{{Réf Livre|titre=Houellebecq économiste
 
{{Citation
|citation=La fin de ''[[w:La Carte et le Territoire|La carteCarte et le Territoire]]'' offre un éloge de l'artisanat préindustriel, marqué au sceau du christianisme médiéval, emprunté à [[w:William Morris|'''William Morris''']]. Les travailleurs sont vraiment libres. La conception et l'exécution ne sont plus distinctes.
}}
{{Réf Livre|titre=Houellebecq économiste