« Jean-Paul Sartre » : différence entre les versions

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{{citation|J'existe parce que je pense...pense…}}
{{Réf Livre
|titre=La Nausée
 
{{Citation
|citation=C'est ça donc la Nausée : cette aveuglante evidenceévidence ? Me suis-je creusé la tête! ! En ai-je écrit ! Maintenant je sais : Jj'existe -- le monde existe -- et je sais que le monde existe. C'est tout. Mais ça m'est égal. C'est étrange que tout me soit aussi égal: : ça m'effraie.
}}
{{Réf livre
 
{{Citation
|citation=Du même coup, j'ai appris qu'on perd toujours. Il n'y a que les Salauds qui croient gagner.
}}
{{Réf livre
|page=90}}
 
{{citation|On meurt toujours trop tôt - ou trop tard. Et cependant la vie est là, terminée [...]. Tu n'es rien d'autre que ta vie.}}
{{Réf Livre
|référence=Huis clos/Gallimard-Folio
|page=90}}
 
{{citation|Alors, c'est ça l'enfer. Je n'aurais jamais cru...cru… Vous vous rappelez : le soufre, le bûcher, le gril...gril… Ah ! quelle plaisanterie. Pas besoin de gril : l'enfer, c'est les Autres.}}
{{Réf Livre
|référence=Huis clos/Gallimard-Folio
{{Fiche de références|Le Diable et le Bon Dieu}}
{{citation|citation=
{{Personnage|Gœtz}} : <nowiki>[...]</nowiki> Salut petit frère ! Salut en bâtardise ! Car toi aussi tu es un bâtard ! Pour t'engendrer, le clergé a couché avec Misère ; quelle maussade volupté !
|précisions=Gœtz s'adresse au père Heinrich qui vient de trahir sa ville.}}
{{Réf Livre
|scène=IV}}
 
{{citation|citation=<poem>
{{Personnage|Gœtz}} : [...] Alors réjouis-toi, je la prendrai.<br />
{{Personnage|Catherine}} : Mais pourquoi ?<br />
{{Personnage|Gœtz}} : Parce que c'est mal.<br />
{{Personnage|Catherine}} : Et pourquoi faire le Mal ? <br />
{{Personnage|Gœtz}} : Parce que le Bien est déjà fait.<br />
{{Personnage|Catherine}} : Qui l'a fait ?<br />
{{Personnage|Gœtz}} : Dieu le Père. Moi, j'invente.</poem>
|précisions=Gœtz parle de prendre la ville qu'il va prendre et dont il va massacrer les habitants}}
{{Réf Livre
|scène=IV}}
 
{{citation|citation=<poem>
{{Personnage|Nasty}} : Les hommes de Dieu détruisent ou construisent et toi tu conserves.<br />
{{Personnage|Gœtz}} : Moi ?<br />
{{Personnage|Nasty}} : Tu mets du désordre. Et le désordre est le meilleur serviteur de l'ordre établi. Tu as affaibli la chevalerie tout entière en trahissant Conrad et tu affaibliras la bourgeoisie en détruisant Worms. À qui cela profite-t-il ? Aux grands. Tu sers les grand, Gœtz, et tu les serviras quoi que tu fasses : toute destruction brouillonne, affaiblit les faibles, enrichit les riches, accroît la puissance des puissants.</poem>
|précisions=le boulanger prophète, capturé par Gœtz qui lui affirme être l'homme de Dieu qui veut la destruction de la ville}}
{{Réf Livre
 
{{citation|citation=
{{Personnage|Heinrich}} : [...] Le monde est iniquité ; si tu l'acceptes tu es complice, si tu le changes, tu es bourreau.}}
{{Réf Livre
|référence=Le Diable et le Bon Dieu/Gallimard-Folio
 
{{citation|citation=
{{Personnage|Gœtz}} : [...] Le Bien, c'est l'amour, bon : mais le fait est que les hommes ne s'aiment pas ; et qu'est-ce qui les en empêche ? L'inégalité des conditions, la servitude et la misère. Il faut donc les supprimer.
|précisions=Gœtz explique à Nasty pourquoi il distribue ses terres à ses paysans}}
{{Réf Livre
 
{{citation|citation=
{{Personnage|Gœtz}} : [...] Heinrich disait « il a suffit que deux hommes se haïssent pour que la haine, de proche en proche, gagne tout l'univers. » Et moi, je dis, en vérité il suffit qu'un homme aime tous les hommes d'un amour sans partage pour que cet amour s'étende de proche en proche à toute l'humanité.
|précisions=Gœtz explique à Nasty pourquoi il est possible de faire le bien universel}}
{{Réf Livre
 
{{citation|citation=
{{Personnage|Gœtz}} [...] Je sais que le Bien est plus pénible que le Mal. Le Mal ce n'était que moi, le Bien c'est tout.
|précisions=Gœtz explique à Nasty pourquoi le Bien est si complexe}}
{{Réf Livre
 
{{citation|citation=
{{Personnage|Gœtz}} : [...] Par ma faute...faute… Rien, je sonne creux. Tu veux de la honte, je n'en ai pas. C'est l'orgueil qui suinte de toutes mes plaies : depuis trente-cinq ans je crève d'orgueil, c'est ma façon de mourir de honte. Il faudra changer ça. ''(Brusquement.)'' OteÔte-moi la pensée ! OteÔte-la ! Fais que je m'oublie ! Change moi en insecte ! Ainsi soit-il !
|précisions=À Dieu, reconnaissant que c'est de sa faute que Catherine se meurt d'amour}}
{{Réf Livre
 
{{citation|citation=
{{Personnage|Hilda}} : [...] Pour moi, je ne sais pas ce que tu me réserves, je ne la connaissais guère mais si tu la condamnes, je ne veux pas de ton ciel. Crois-tu que mille ans de paradis me ferait oublier la terreur de ses yeux ? Je n'ai que mépris pour les élus imbéciles qui ont le coeurcœur de se réjouir quand il y a des damnés en enfer et des pauvres sur la terre ; moi je suis du parti des hommes et je ne le quitterai pas ; tu peux me faire mourir sans prêtre et me convoquer par surprise à ton tribunal : nous verrons qui jugera l'autre.
|précisions=Dans l'église criant contre la mort d'une femme}}
{{Réf Livre
 
{{citation|citation=
{{Personnage|Hilda}} : [...] Vous aussi, le Diable vous guette. Qui donc aura pitié de vous si vous n'avez pas pitié d'elle ? Qui donc aimera les pauvres si les pauvres ne s'aiment pas entre eux ?
|précisions=Aux Villageois voulant chasser Catherine car ils la pensent damnée}}
{{Réf Livre
|scène=V}}
 
{{citation|citation=<poem>
{{Personnage|Gœtz}} : Qui es-tu ? <br />
{{Personnage|Karl}} : Prophète comme toi. <br />
{{Personnage|Gœtz}} : Prophète de haine ! <br />
{{Personnage|Karl}} : C'est le seul chemin qui mène à l'amour <br />.
|précisions= Dialogue entre Karl et Gœtz, le premier voulant que l'armée des pauvres massacres les riches et le second qu'elle se disperse pour vivre dans le Christ, en refusant tout combat.}}
{{Réf Livre
 
{{citation|citation=
{{Personnage|Hilda}} : Nous n'irons pas au ciel, Gœtz, et même si nous y entrions tous les deux, nous n'aurions pas d'yeux pour nous voir, pas de mains pour nous toucher. Là-haut, on ne s'occupe que de Dieu. ''(Elle vient le toucher)'' Tu es là : un peu de chair usée, rugeuserugueuse, misérable, une vie - une pauvre vie. C'est cette chair et cette vie que j'aime. On ne peut aimer que sur cette terre et contre Dieu.
|précisions= Hilda s'adressant à Gœtz, qui lui demande pourquoi elle a voulu survivre étant assuré qu'elle le reverrait au Ciel.}}
{{Réf Livre
|partie=Questions de méthode}}
 
{{citation|Nul doute que cette anémie ''pratique'' devienne une anémie de l’homme marxiste – c’est à dire de ''nous'', hommes du XX<sup>{{e</sup>}} siècle, en tant que le cadre indépassable du Savoir est le [[marxisme]] et en tant que ce marxisme éclaire notre praxis individuelle et collective, donc nous détermine dans notre existence. .}}
{{Réf Livre
|titre=Critique de la Raison dialectique, précédé de Questions de méthode. Tome I.
|partie=Lire}}
 
{{citation|J'avais vu les romans d'aventures, je les avais convoités, réclamés, pouvait elle me les refuser ? [...] À lui de choisir : ou je ne prophétisais point, ou l'on devait respecter mes goûts sans chercher à les comprendre. Père, Charles Schweitzer eût tout brûlé. Grand-père, il choisit l'indulgence navrée. Je n'en demandais pas plus et je continuai paisiblement ma double vie. Elle n'a jamais cessé : aujourd'hui encore, je lis plus volontiers les "Série Noire" que Wittgenstein.}}
{{Réf Livre
|titre=Les Mots
|partie=Lire}}
 
{{citation|Un jour, je découvris une inscription toute fraîche sur le mur de l'école, je m'approchai et je lus :" le père Barrault est un con." Mon coeurcœur battit à se rompre, la stupeur me cloua sur place, j'avais peur." Con", ça ne pouvait être qu'un de ces "vilains mots" qui grouillaient dans les bas-fonds du vocabulaire et qu'un enfant bien élevé ne rencontre jamais; court et brutal, il avait l'horrible simplicité bébête élémentaires. C'était déjà trop de l'avoir lu : je m'interdis de le prononcer, fût-ce à voix basse. Ce cafard accroché à la muraille, je ne voulais pas qu'il me sautât dans la bouche pour se métamorphoser au fond de ma gorge en un claironnement noir. Si je faisais semblant de ne pas avoir remarqué, peut-être rentrerait-il dans un trou de mur. Mais, quand je détournais mon regard, c'était pour retrouver l'appellation infâme :" le père Barrault" qu'il épouvantait plus encore : le mot "con", après tout, je ne faisais qu'en augurer le sens ; mais je savais très bien qui on appelait "père untel" dans ma famille : les jardiniers, les facteurs, le père de la bonne, bref les vieux pauvres.[...] Il me semblait à la fois qu'un fou cruel raillait ma politesse, mon respect, mon zèle, le plaisir que j'avais chaque matin à ôter ma casquette en disant " bonjour, Monsieur l'instituteur " et que j'étais moi-même ce fou, que les vilains mots et les vilaines pensées pullulaient dans mon coeurcœur. Qu'est-ce qui m'empêchait, par exemple, de crier plein gosier : " ce vieux sagouin pue comme un cochon. " Je murmurai :" le père Barrault pue " et tout se mit à tourner : je m'enfuis en pleurant. Dès le lendemain je retrouvai ma déférence pour M. Barrault, pour son col de celluloïd et son noeudnœud à papillon.}}
{{Réf Livre
|titre=Les Mots
|partie=Lire}}
 
{{citation|Mais, par la suite, dans le Dieu fashionable qu'on m'enseigna, je ne reconnus pas celui qu'attendait mon âme : il me fallait un Créateur, on me donnait un Grand Patron ; les deux n'étaient qu'un mais je l'ignorais ; je servais sans chaleur l'Idole pharisienne et la doctrine officielle me dégoûtait de chercher ma propre foi.[...] Une seule fois, j'eus le sentiment qu'Il existait. J'avais joué avec des allumettes et brûlé un petit tapis; j'étais en train de maquiller mon forfait quand soudain Dieu me vit, je sentis Son regard à l'intérieur de ma tête et sur mes mains ; je tournoyais dans la salle de bains, horriblement visible, une cible vivante. L'indignation me sauva : je me mis en fureur contre une indiscrétion si grossière, je blasphémai, je murmurai comme mon grand-père : "Sacré nom de Dieu de nom de Dieu." Il ne me regarda plus jamais.[...]. Aujourd'hui, quand on me parle de Lui, je dis avec l'amusement sans regret d'un vieux beau qui rencontre une ancienne belle : "Il y a cinquante ans, sans ce malentendu, sans cette méprise, sans l'accident qui nous sépara, il aurait pu y avoir quelque chose entre nous. ". Il n'y eut rien.}}
{{Réf Livre
|titre=Les Mots
 
== Citations sur Jean-Paul Sartre ==
 
{{Citation|citation=Jean-Paul Sartre avait une petite voix pincée de présentateur d’actualités cinématographiques d’avant-guerre.}}
{{réf Livre|auteur=Charles Dantzig|titre=Dictionnaire égoïste de la littérature française|éditeur=Grasset|année=2005|page=43}}
 
{{autres projets|commons=Jean-Paul Sartre|w=Jean-Paul Sartre}}
 
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{{DEFAULTSORT:Sartre, Jean-Paul}}
[[Catégorie:Écrivain français]]