Différences entre versions de « Solitude »

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La '''{{w|solitude}}''' (du latin solus signifiant « seul ») est l'état ressenti par un individu seul qui n'est engagé dans aucun rapport durable avec autrui.
 
==== [[Dino Buzzati]] ====
{{citation|Quelle triste erreur, pensa Drogo, peut-être en est-il ainsi de tout, nous nous croyons entourés de créatures semblables à nous et, au lieu de cela, il n'y a que gel, pierres qui parlent une langue étrangère ; on est sur le point de saluer un ami, mais le bras retombe inerte, le sourire s'éteint, parce que l'on s'aperçoit que l'on est complètement seul.
|original =
|langue = it}}
 
==== [[Louis-Ferdinand Céline]]== ==
{{citation|citation=Être seul c'est s'entraîner à la mort.}}
{{Réf Livre|référence=Voyage au bout de la nuit/Gallimard-Folio|page=380}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2008|mois=octobre|jour=21|commentaire=|}}
 
==== [[Robert Desnos]] ====
{{citation|citation=Qu’elle est douce, aux cœurs amers, la solitude, qu’il est doux, le spectacle de l’abandon, aux âmes orgueilleuses.}}
{{Réf Livre|titre=La liberté ou l'amour !|auteur=[[Robert Desnos]]|éditeur=Gallimard|collection=L'Imaginaire|année=1962|année d'origine=1927|page=46|section=IV. La brigade des jeux|ISBN=978-2-07-027695-0}}
 
==== Romain Gary== ==
{{citation|citation= Mon nez n'est plus ce qu'il était autrefois. On a dû me le refaire entièrement dans un hôpital de la R.A.F. Pendant la guerre, à la suite d'un méchant accident d'avion, mais quoi, il est toujours là, j'ai continué à respirer à travers plusieurs républiques et, encore en ce moment, couché entre ciel et terre, lorsque mon vieux besoin d'amitié me reprend et que je pense à mon chat Mortimer, enterré dans un jardin de Chelsea, à mes chats Nicolas, Humphrey, Gaucho et à Gaston, le chien sans race, qui m'ont tous quitté depuis longtemps, il me suffit de lever la main et de toucher le bout de mon nez pour m'imaginer qu'il me reste encore de la compagnie.}}
{{Réf Livre
|ISBN=2070363732}}
 
==== [[Jean Genet]] ====
{{citation|citation=La solitude ne m'est pas donnée, je la gagne. Je suis conduit vers elle par un souci de beauté. J'y veux me définir, délimiter mes contours, sortir de la confusion, m'ordonner.}}
{{Réf Livre|titre=Journal du voleur|auteur=Jean Genet|éditeur=Gallimard|collection=Folio|année=19491982|page=277|ISBN=2-07-036493-3|année d'origine=1949}}
 
==== Cécile Guilbert ====
{{citation|citation=[Nabokov] développe surtout et dès son plus jeune âge une « passion innée pour l'indépendance ». A l'excellent gymnase Tenichev d'abord, où il refuse de partager groupes de travail, sorties en bande, et même les essuie-mains des lavabos communs. Mais surtout lors des fameuses villégiatures estivales passées dans le domaine familial de Vyra où ses premières extases — poésie, petites amoureuses, papillons — s'aimantent à jamais à travers bois et vergers. Des passions réclamant toutes cette «'' inviolable solitude'' » dont parle [[Marcel Proust|Proust]] au sujet de « ''la lecture, la rêverie, les larmes et la volupté'' » et dont [[Vladimir Nabokov|Nabokov]] précisera, au sujet des «'' diverses facettes'' » de sa «'' fièvre entomologique'' », que « '' l'une d'elles était le désir aigu d'être seul, sans compagnon aucun, si tranquille fût-il, qui vînt s'immiscer dans ma façon de jouir avec concentration de ma passion. Son assouvissement'', ajoute-t-il, ''ne souffrait aucun compromis ni aucune exception'' ».|précisions=Cécile Guilbert parlant de Nabokov dans une préface }}
{{Réf Livre|titre=Littératures|auteur=[[Vladimir Nabokov]]|éditeur=Robert Laffont|année=2010|année d'origine=1980|page=X|collection=Bouquins|partie=|section=Préface de Cécile Guilbert — Les ruses du professeur Nabokov}}
 
==== [[Annie Le Brun]] ====
{{citation|citation=Qu'une telle affirmation de la criminalité soit liée à la solitude monacale, n'est pas sans importance au moment où la représentation révolutionnaire ne retient que ce qui se passe sur la scène éclairée de l'histoire. L'« inconvenance majeure » du roman noir est précisément d'exposer par cet artifice la solitude terrible de l'individu affronté à sa propre violence intérieure, solitude que l'idéologie révolutionnaire nie en la rejetant dans l'ancien monde et en inaugurant, sous le prétexte de fonder la « nation », une complicité de fait qui se referme sur la criminalité de chacun.}}
{{Réf Livre|titre=Les châteaux de la subversion|auteur=[[Annie Le Brun]]|éditeur=Garnier Frères|collection=Folio Essais|année=1982|année d'origine=|page=238|partie=III|section=Sans lieu ni date|ISBN=2-07-032341-2}}
 
==== Gabriel Matzneff== ==
{{citation
|citation=[...] la liberté fait peur aux gens. Ils n'aiment ni la liberté, ni la solitude, c'est la même chose, et ils se jettent avec ivresse dans tout ce qui est propre à les délivrer d'eux-mêmes, et à les prendre en charge.}}
|chapitre=L'écriture}}
 
==== [[Friedrich Nietzsche]] ====
{{citation|<poem>Ô solitude ! Toi ma patrie, solitude ! Comme ta voix me parle, bienheureuse et tendre !
Nous ne nous questionnons point, nous ne nous plaignons pas l’un à l’autre, librement nous franchissons ensemble les portes ouvertes.
{{Réf Livre|titre=L’Antéchrist suivi de Ecce Homo|auteur=Friedrich Nietzsche|éditeur=Gallimard|collection=Folio Essais|année=2006|page=110|section=Ecce Homo|partie=Pourquoi je suis si sage|année d'origine=1888-1908|ISBN=978-2-07-032557-3}}
 
==== [[Blaise Pascal]] ====
{{Citation|[...] tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre.}}
{{réf Livre|titre=Pensées|auteur=Blaise Pascal|éditeur=Gallimard (édition de Michel Le Guern)|collection=Folio classique|année=1977|page=118|ISBN=2070316254|section=fragment 126|s=Pensées}}
 
==== [[Octavio Paz]] ====
{{Citation|citation=Je me replie. Je rentre en moi par mon oreille gauche. Mes pas retombent dans la solitude de mon crâne qu'illumine seule une constellation grenat. Je parcours à tâtons l'énorme salle démantelée. Portes murées, fenêtres condamnées.}}
{{Réf Livre|titre=Liberté sur parole|auteur=[[Octavio Paz]]|traducteur=Jean-Clarence Lambert|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1958|page=52|partie=II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950)|section=''Travaux du poète'' — VII|ISBN=2-07-031789-7}}
 
==== [[Jean-Jacques Rousseau]] ====
{{citation|citation=C'est de cette époque que je puis dater mon entier renoncement au monde et ce goût vif pour la solitude qui ne m'a plus quitté depuis ce temps-là. L'ouvrage que j'entreprenais ne pouvait s'exécuter que dans une retraite absolue ; il demandait de longues et paisibles méditations que le tumulte de la société ne souffre pas. Cela me força de prendre pour un temps une autre manière de vivre dont ensuite je me trouvai si bien que ne l'ayant interrompue depuis lors que par force et pour peu d'instants, je l'ai reprise de tout mon cœur et m'y suis borné sans peine aussitôt que je l'ai pu, et quand ensuite les hommes m'ont réduit à vivre seul, j'ai trouvé qu'en me séquestrant pour me rendre misérable, ils avaient plus fait pour mon bonheur que je n'avais su faire moi-même.}}
{{Réf Livre|titre=Rêveries du promeneur solitaire|auteur=Jean-Jacques Rousseau|éditeur=Le Livre de Poche|collection=Classiques|année=2001|année d'origine=1782|page=71|section=Troisième Promenade|ISBN=978-2-253-160991}}
{{Réf Livre|titre=Rêveries du promeneur solitaire|auteur=[[Jean-Jacques Rousseau]]|éditeur=Le Livre de Poche|collection=Classiques|année=2001|année d'origine=1782|page=48|section=Première Promenade|ISBN=978-2-253-160991}}
 
==== [[Charles-Augustin Sainte-Beuve]] ====
{{citation|citation=Au fond, qu'aimerais-je mieux ? ou passer la fin de mes jours dans la solitude raffinée, égoïste et pensive de Sieyès, ou vieillir et mourir dans la prostitution banale de La Fayette ?}}
{{Réf Livre|titre=Mes Poisons|auteur=[[Charles-Augustin Sainte-Beuve]]|éditeur=La Table Ronde|année=2006|page=25|chapitre=II. Sur lui-même|ISBN=2-7103-2862-3}}
 
==== [[Sylvain Tesson]] ====
{{citation|Qu'est-ce que la solitude ? Une compagne qui sert à tout.<br />
Elle est un baume appliqué sur les blessures. Elle fait caisse de résonance : les impressions sont décuplées quand on est seul à les faire surgir. Elle impose une responsabilité : je suis l'ambassadeur du genre humain dans la forêt vide d'hommes. Je dois jouir de ce spectacle pour ceux qui en sont privés. Elle génère des pensées puisque la seule conversation possible se tient en soi-même. Elle lave de tous les bavardages, permet le coup de sonde en soi. Elle convoque à la mémoire le souvenir des gens aimés. Elle lie l'ermite d'amitié avec les plantes et les bêtes et parfois un petit dieu qu passerait par là.}}
[[hy:Մենություն]]
[[lt:Vienatvė]]
[[nl:Eenzaamheid]]
[[nn:Einsemd]]
[[pt:Solidão]]