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Cet article traite de la '''{{w|Création|création artistique}}''', en tant que composition d'un ouvrage d’art, d'une composition littéraire ou musicale.
 
==== [[Gabriele D'Annunzio]], ''Le Feu'', 1900 ====
{{Citation|citation=— Parfois, vous renouvelez dans mon esprit l’émerveillement de ce statuaire qui, ayant transporté le soir dans le temple les simulacres des dieux encore chauds de son travail et pour ainsi dire encore adhérents à son pouce plastique, le matin d’après les revit dressés sur leurs piédestaux, enveloppés dans un nuage d’aromates et respirant la divinité par tous les pores de la sourde matière en laquelle il les avait modelés de ses mains périssables. Vous n’entrez jamais dans mon âme, chère amie, que pour y accomplir de telles exaltations.}}
{{Réf Livre|titre=Le Feu|auteur=[[Gabriele D'Annunzio]]|éditeur=La Revue de Paris|Traducteur=Georges Hérelle|année=1900|page=8|chapitre=I. L'épiphanie du feu}}
 
==== Philippe Berthier, ''[[François-René de Chateaubriand|Chateaubriand]]'' — Europe n°775-776, 1993 ====
{{citation|citation=Lorsque la vie débarrasse de l'inessentiel par lequel elle se laisse trop souvent encombrer, elle redonne toutes ses chances à la création : si quelqu'un a jamais été persuadé qu'en art « qui perd gagne », c'est bien [[François-René de Chateaubriand|Chateaubriand]].|précisions=Il est ici question de [[François-René de Chateaubriand|Chateaubriand]] et de son incarcération.}}
{{Réf Article|titre=Les prisons du poète|auteur=Philippe Berthier|publication=Chateaubriand — Revue Littéraire Europe|numéro=775-776|page=70|date=Novembre-décembre 1993|ISSN=0014-2751}}
 
==== [[Kama Sywor Kamanda]], ''Au-delà de Dieu, au-delà des chimères'', 2007 ====
=== Essai ===
==== [[Kama Sywor Kamanda]], ''Au-delà de Dieu, au-delà des chimères'', 2007 ====
{{citation|citation=La création inédite est un acte délibéré de remise en cause de la société. Tout créateur est un provocateur. Innover, c'est contester. Celui qui raisonne toujours juste finit par se rendre insupportable aux yeux des médiocres et des hypocrites.}}{{Réf Livre|titre=Au-delà de Dieu, au-delà des chimères. Essai |auteur=[[Kama Sywor Kamanda]]|éditeur=L'Age d'Homme|année=2007|page=25}}
 
==== [[Anaïs Nin]], ''Henry et June — Les cahiers secrets'', 1986 ====
=== Écrit intime ===
==== [[Anaïs Nin]], ''Henry et June — Les cahiers secrets'', 1986 ====
''' Août (1932) '''
{{Citation|citation=La longueur de ses lettres, vingt à trente pages, reflète bien son envergure. Son torrent m'emporte avec violence. Je désire être seulement une femme. Non pas écrire des livres, ni affronter directement le monde, mais vivre par transfusions sanguines littéraires. Me tenir derrière Henry, le nourrir. Me reposer de toute création, de toute tentative de m'affirmer.}} {{Réf Livre|titre=Henry et June — Les cahiers secrets|auteur=[[Anaïs Nin]]|éditeur=Stock|traducteur=Béatrice Commengé|année=2007|année d'origine=1986|page=261|section=Août (1932)|ISBN=978-2-234-05990-0}}
 
==== [[Marie d'Agoult]], ''Nélida'', 1866 ====
=== Prose poétique ===
=== Roman ===
==== [[Marie d'Agoult]], ''Nélida'', 1866 ====
{{Citation|citation=— Et pourquoi voulez-vous que je m'irrite de ce qui se fait, se dit et se pense, là où je ne me soucie pas d'être ? dit Ewald à Guermann dans une discussion souvent renouvelée depuis la soirée de la taverne. Que m'importe à moi, je vous prie, cette espèce de prison dorée que vous appelez le monde, quand je possède de droit divin la création tout entière, avec tout ce qu'elle renferme de visible à mon œil et d'appréciable à mon intelligence ?}}
{{Réf Livre|titre=Nélida|auteur=[[Marie d'Agoult]]|éditeur=Calmann-Lévy|année=2010|année d'origine=1866|page=287|partie=Quatrième partie|chapitre=XXVI|ISBN=978-2-7021-4127-4}}
 
==== [[Gabriele D'Annunzio]], ''Le Feu'', 1900 ====
{{Citation|citation=— Ah ! rendre à la mélodie sa simplicité naturelle, sa perfection ingénue, sa divine innocence, la tirer toute vive de la source éternelle, du mystère même de la nature, de l’âme même de l’Univers ! As-tu jamais médité ce mythe qui se rapporte à l’enfance de Cassandre ? Une nuit, on la laissa dans le temple d’Apollon ; et, au matin, on la retrouva étendue sur le marbre, enlacée dans les anneaux d’un serpent qui lui léchait les oreilles. Depuis lors, elle comprit toutes les voix éparses dans l’air, elle connut toutes les mélodies du monde. La puissance de la Divinatrice n’était qu’une puissance musicale. Une partie de cette vertu apollinienne entra dans les poètes qui coopérèrent à la création du Chœur tragique. Un de ces poètes se vantait de comprendre les voix de tous les oiseaux ; et un autre, de s’entretenir avec les vents ; et un autre, d’entendre parfaitement le langage de la mer. Plus d’une fois j’ai rêvé que j’étais étendu sur le marbre, enlacé dans les anneaux de ce serpent… Pour qu’il nous fût donné de créer l’art nouveau, il faudrait, Daniele, que ce mythe se renouvelât !}}
{{Réf Livre|titre=Le Feu|auteur=[[Gabriele D'Annunzio]]|éditeur=La Revue de Paris|Traducteur=Georges Hérelle|année=1900|page=512|chapitre=II. L'empire du silence}}
 
=== [[Charles Baudouin]], ''L'Œuvre de [[Carl Gustav Jung|Jung]] et la psychologie complexe'', 1963 ===
== Psychanalyse ==
=== [[Charles Baudouin]], ''L'Œuvre de [[Carl Gustav Jung|Jung]] et la psychologie complexe'', 1963 ===
{{citation|citation=Depuis [[Sigmund Freud|Freud]], qui a salué lui aussi dans les grands poètes — Sophocle ou [[William Shakespeare|Shakespeare]] — ses maîtres et de grands connaisseurs avant lui de l'inconscient et singulièrement du complexe d'Œdipe, il existe une psychanalyse de l'art. [...] les études d'inspiration freudienne ont paru, à tort ou à raison, animées de la maligne pensée de réduire les grandes œuvres du génie humain à de magnifiques camouflages des accidents de la sexualité infantile de leurs auteurs, ce qui est tout de même un peu court. [[Carl Gustav Jung|Jung]] ne conteste nullement, ni la légitimité de ces investigations, ni la validité de leurs résultats. Mais il s'oppose [...] au parti pris ''réductif''. Il ne veut pas qu'on entende réduire la création d'art à l'incident infantile dont elle porte effectivement les traces.}}{{Réf Livre|titre=L'Œuvre de [[Carl Gustav Jung|Jung]] et la psychologie complexe|auteur=[[Charles Baudouin]]|éditeur=Payot & Rivages|collection=Petite Bibliothèque Payot|année=2002|année d'origine=1963|page=135|partie=I. Idées directrices|chapitre=IV. Prométhé et Epiméthée|section=Psychologie et poésie|ISBN=2-228-89570-9}}
 
{{Réf Livre|titre=L'Œuvre de [[Carl Gustav Jung|Jung]] et la psychologie complexe|auteur=[[Charles Baudouin]]|éditeur=Payot & Rivages|collection=Petite Bibliothèque Payot|année=2002|année d'origine=1963|page=136|partie=I. Idées directrices|chapitre=IV. Prométhé et Epiméthée|section=Psychologie et poésie|ISBN=2-228-89570-9}}
 
=== [[Mary Esther Harding]], ''Les Mystères de la femme'', 1953 ===
== Psychologie ==
=== [[Mary Esther Harding]], ''Les Mystères de la femme'', 1953 ===
{{citation|citation=La création intérieure produite par la concentration de l'énergie est l'enfant psychique qui correspond au concept de [[Carl Gustav Jung|Jung]] de l'Individualité.}}
{{Réf Livre|titre=Les Mystères de la femme|auteur=[[Mary Esther Harding]]|traducteur=Eveline Mahyère|éditeur=Payot & Rivages|collection=Petite Bibliothèque Payot|année=2001|année d'origine=1953|page=351|chapitre=XIV. L'inspiration et le Soi|ISBN=2-228-89431-1}}