Différences entre versions de « George Sand »

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→‎La Mare au diable, 1846 : nouvelles citations
(→‎Mauprat, 1837 : petit ajout dans une citation)
(→‎La Mare au diable, 1846 : nouvelles citations)
 
=== ''[[w:La Mare au diable|La Mare au diable]]'', 1846 ===
{{citation|Voyez donc la simplicité, vous autres, voyez le ciel et les champs, et les arbres, et les paysans dans ce qu'ils ont de bon et de vrai : vous les verrez un peu dans mon livre, vous les verrez beaucoup mieux dans la nature.}}
{{réf Livre|auteur=George Sand|titre=La Mare au Diable|éditeur=Gallimard|section=Notice|année=1999|année d'origine=1846|page=30}}
 
{{citation|La tombe ne doit pas être un refuge où il soit permis d'envoyer ceux qu'on ne veut pas rendre heureux.}}
{{réf Livre|auteur=George Sand|titre=La Mare au Diable|éditeur=Gallimard|section=I|année=1999|année d'origine=1846|page=34}}
 
{{citation|Les buveurs d'Holbein remplissent leurs coupes avec une sorte de fureur pour écarter l'idée de la mort, qui, invisible pour eux, leur sert d'échanson. Les mauvais riches aujourd'hui demandent des fortifications et des canons pour écarter l'idée d'une jacquerie que l'art leur montre travaillant dans l'ombre, en détail, en attendant de fondre sur l'état social. L'Eglise du moyen âge répondait aux terreurs des puissants de la terre par la vente des indulgences. Le gouvernement d'aujourd'hui calme l'inquiétude des riches en leur faisant payer beaucoup de gendarmes et de geôliers, de baïonnettes et de prisons.}}
{{réf Livre|auteur=George Sand|titre=La Mare au Diable|éditeur=Gallimard|section=I|année=1999|année d'origine=1846|page=35}}
 
{{citation|Nous croyons que la mission de l'art est une mission de sentiment et d'amour, que le roman d'aujourd'hui devrait remplacer la parabole et l'apologue des temps naïfs, et que l'artiste a une tâche plus large et plus poétique que celle de proposer quelques mesures de prudence et de conciliation pour atténuer l'effroi qu'inspirent ses peintures. Son but devrait être de faire aimer les objets de sa sollicitude, et au besoin, je ne lui ferais pas un reproche de les embellir un peu. L'art n'est pas une étude de la réalité positive ; c'est une recherche de la vérité idéale, et ''Le Vicaire de Wakefield'' fut un livre plus utile et plus sain à l'âme que ''Le Paysan perverti'' et ''Les Liaisons dangereuses''.}}
{{réf Livre|auteur=George Sand|titre=La Mare au Diable|éditeur=Gallimard|section=I|année=1999|année d'origine=1846|page=36}}
 
{{citation|Celui qui puise de nobles jouissances dans le sentiment de la poésie est un vrai poète, n'eût-il pas fait un vers dans toute sa vie.}}
{{réf Livre|auteur=George Sand|titre=La Mare au Diable|éditeur=Gallimard|section=II|année=1999|année d'origine=1846|page=41}}
 
{{citation|Ceux qui l'ont condamné à la servitude dès le ventre de sa mère, ne pouvant lui ôter la rêverie, lui ont ôté la réflexion.|Précisions=A propos du manque d'éducation des paysans, qui les empêche de concevoir et d'exprimer clairement leurs émotions et leurs pensées devant le spectacle du monde.}}
{{réf Livre|auteur=George Sand|titre=La Mare au Diable|éditeur=Gallimard|section=II|année=1999|année d'origine=1846|page=48}}
 
{{citation|citation=L'année prochaine, ce sillon sera comblé et couvert par un sillon nouveau. Ainsi s'imprime et disparaît la trace de la plupart des hommes dans le champ de l'humanité. Un peu de terre l'efface, et les sillons que nous avons creusés se succèdent les uns aux autres comme les tombes dans le cimetière. Le sillon du laboureur ne vaut-il pas celui de l'oisif, qui a pourtant un nom, un nom qui restera, si, par une singularité ou une absurdité quelconque, il fait un peu de bruit dans le monde?...}}
{{réf Livre|référence=La Mare au diable/Quantin|page=18}}