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'''{{w|Anne Calife}}''', de son vrai nom '''Anne Colmerauer''', est une femme de lettres [[France|française]] née le {{date|19|mai|1966}} à Grenoble (Rhône-Alpes, [[:w:Isère (département)|Isère]]). Son œuvre comprend des romans qui traitent de la folie, la perte du contrôle mental, mais aussi quelques pièces de théâtre. Publiée par de nombreuses maisons d'éditions, ses textes reflètent une écriture nerveuse et sensorielle, témoignant d'une synesthésie cognitive. Elle s'attache à une écriture physique qu'illustre les couleurs, les parfums, les textures , les citations ci-dessous reprennent les couleurs du blanc, et du bleu.
 
== {{w|Anne Calife}} sous le nom de Anne Colmerauer, {{w|''Meurs la faim}}'', 1999 ==
 
{{Citation |En l’air, le ciel est blanc, tellement il veut être bleu. Même pas un petit nuage pour s’accrocher. Au sol, quelques maisons éparses et cette roche calcaire comme des gros morceaux de sucre qui renvoie le soleil. Et tout le silence qui rend le soleil plus fort}}
{{Réf Livre|titre=Meurs ala faim |auteur= Anne Calife|éditeur=Gallimard,1999, réédition Menthol House|année=2004|page=9|ISBN=978-2-9599680-1-3}}
 
{{Citation|L’appartement est immense avec du blanc partout, au sol, au plafond, sur les murs. Dans mes promenades, je rencontre peu de meubles mais beaucoup de cartons. Tout est vide. Au sol, il y a du marbre blanc, au ciel volent des mouettes blanches, qui ne ressemblent pas aux oiseaux que je connais.}}
{{Réf Livre|titre=Meurs ala faim |auteur= Anne Calife|éditeur=Gallimard,1999, réédition Menthol House|année=2004|page=9|ISBN=978-2-9599680-1-3}}
 
{{Citation|Comment fait-on un signe de croix ? Je ne connais rien à la religion. Comment faire un signe de croix avec des mains blanches de chantilly }}
{{Réf Livre|titre=Meurs la faim |auteur= Anne Calife|éditeur=Gallimard,1999. réédition Menthol House|année=2004|page=205|ISBN=978-2-9599680-1-3}}
 
==== {{w|Anne Calife}} sous le nom de Anne Colmerauer, ''La déferlante'', 2003 ====
{{Citation |Je monte une gamme harassante. Mon ombre noire, hésitante me suit péniblement. Sur les marches blanches, elle marque des bémols chancelants. Elle s'affine, traînant derrière moi, de plus en plus longue et filiforme, puis refuse. Essoufflée, je m'arrête. Mon ombre aussi. Marseille entoure la mer dans ses longs bras blancs.… Au loin palpite la mer, ce globe humide visqueux, œil immense tourné vers moi. }}
{{Réf Livre|titre=La déferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Balland,2003, réédition Menthol House|année=2003|page=11|ISBN=2-7158-1436-4}}
{{Réf Livre|titre=La déferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Balland,2003, réédition Menthol House|année=2003|page=11|ISBN=2-7158-1436-4}}
 
{{Citation |Quand j’ai remis ma chemise, je me suis rendu compte qu’elle sentait … Oui une odeur de transpiration végétale. La même que celle de… de … ma mère... Oui, Lucille sur une île blanche avec autour du bleu. Que du bleu. Devant, derrière. De temps à autre, je recevais de mon passé des bouteilles avec du papier jauni dedans. Et, là, c’est le présent qui tambourine à la porte. }}
{{Réf Livre|titre=La déferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Balland,2003, réédition Menthol House|année=2003|page=11|ISBN=2-7158-1436-4}}
 
{{Citation |Le train se dirige vers le Nord. Au fil des rails, la nature paraît se solidifier, se rigidifier. L’énergie du ciel passe dans les feuilles, les branches. Les arbres s’élancent plus hauts, plus verdoyants, tandis que le ciel pâlit, se trouble devant ces troncs puissants, cette force de l’herbe. }}
{{Réf Livre|titre=La déferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Balland, 2003, réédition Menthol House|année=2003|page=13|ISBN=2-7158-1436-4}}
 
{{Citation |C’est une ville toute blanche et grise, avec des clochers crénelés, des pavés bombés comme des écailles de tortues. Comme l'eau de pluie dans les gargouilles, Lucille a suivi une pente longeant des façades claires }}
{{Réf Livre|titre=La déferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Balland, 2003, réédition Menthol House|année=2003|page=14|ISBN=2-7158-1436-4}}
 
{{Citation |Ce soir, j’attaque Vermeer. Je vais tenter de reproduire ce tableau « La laitière », qui m’a laissé toute abasourdie. De la cruche dans la jatte, coule le lait. Il coulait de façon quasi éternelle. La femme au tablier baisse les yeux, sa main gauche soutenait la cruche. On ne voit pas ses yeux. Morte ? Immobile, figée ? Eternité? Surtout, surtout au centre du tableau, le tablier ! Non, que le Tablier ! Un tablier d'un Bleu ! Une de ces couleurs qui vous saute au visage … Impossible de reproduire le bleu outremer du tablier. J’ajoute par-ci une touche de violet, par-là du noir. J’ai beau m’acharner, rien à faire. Invincible ce Bleu. }}
{{Réf Livre|titre=La déferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Balland, 2003, réédition Menthol House|année=2003|page=20|ISBN=2-7158-1436-4}}
 
{{Citation |Oh, je n’y arriverai jamais ! Car je sais bien que l’Intelligence aux yeux perçants suit les cailloux blancs semés par la Logique, cette despote… }}
 
{{Citation |Impossible d’avoir un œil juste sur le passé. Leurs morceaux du passé sont comme les vitraux d’églises, enchâssés dans du plomb : autant de vues que de couleurs … }}
{{Réf Livre|titre=La déferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Balland, 2003, réédition Menthol House|année=2003|page=88|ISBN=2-7158-1436-4}}
 
{{Citation |Je rase les murs. Tout est dangereux. Dans les boutiques, derrière mon passage, des ondes vertes de malveillance. Ça mijote, ça mijote, papote, papote…}}
{{Réf Livre|titre=La déferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Balland, 2003, réédition Menthol House|année=2003|page=90|ISBN=2-7158-1436-4}}
 
{{Citation |Mes chaussures écrasent les feuilles mortes. On dirait un jeu de cartes grandiose qui eût égaré au sol toutes ses figures géométriques. Voilà qui aurait plu à Phi, à ce joueur de poker. Du pique, du trèfle. Je froisse des feuilles de ginko-biloba, de marronniers. Avec Tom, nous sautillons parmi les tas de feuilles. Roi dame, valet. Autant de cartes, autant de souvenirs. Du bout des semelles, je bats les cartes comme des visages. Certains sont flous comme ceux de mes trois frères, je me souviens juste qu’ils étaient tous trois bien plus grands que mon père … Mon père, ses yeux sombres…}}
{{Réf Livre|titre=La déferlante |auteur= Anne Calife|éditeur=Balland,2003, réédition Menthol House|année=2003|page=98|ISBN=2-7158-1436-4}}
 
==== {{w|Anne Calife}}, {{w|''Paul et le chat}}'', 2004 ====
 
{{Citation|Aux extrémités des branches, luisaient des bourgeons à carapaces vertes comme les chars.}}
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