Différences entre versions de « Thomas Mann »

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→‎La Montagne magique (Der Zauberberg, 1924) : ajout paragraphe nouvelle trad.
(→‎Tonio Kröger (1903) : citation du 7 août 2017)
(→‎La Montagne magique (Der Zauberberg, 1924) : ajout paragraphe nouvelle trad.)
|collection=Le Livre de Poche}}
 
Et cet antagonisme entre les puissances de la chasteté et de l'amour, puisque c'était bien ce dont il s'agissait, quelle en était l'issue ? Selon toute apparence, il se terminait par la victoire de la chasteté. La crainte, les conventions, une prude répugnance, un frileux besoin de pureté réprimaient l'amour, le tenaient enchaîné dans l'obscurité ; s'ils autorisaient ses sollicitations confuses à passer dans la conscience et à se traduire en actes, c'était seulement en partie, et ils étaient loin de restituer toute leur force et leur diversité. Cette victoire de la chasteté n'était cependant qu'un simulacre, une victoire à la Pyrrhus, les injonctions de l'amour ne pouvant être ni bâillonnées ni violentées; l'amour réprimé n'était pas mort, il vivait et, dans les ténèbres les plus secrètes, aspirant à s'épanouir encore, il allait rompre le charme jeté par la chasteté et ressurgir sous une autre forme, métamorphosée, méconnaissable...
{{Réf Livre|Titre=La montagne magique|auteur=Thomas Mann|traducteur=Claire de Oliveira|Date=2016|Editeur=Fayard|page=112}}{{citation|citation=[L]e contact précoce et fréquent avec la mort incline à un état d'esprit qui vous rend plus délicat et plus sensible aux duretés, trivialités et, disons-le, au cynisme de la vie quotidienne.}}
{{Réf Livre|titre=La Montagne magique
|auteur=Thomas Mann
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