Différences entre versions de « Parole »

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La '''{{w|parole}}''' est l'expression verbale de la pensée.
 
==== [[Louis Aragon]], ''Le Libertinage'', 1924 ====
{{citation|citation=|La parole n’a pas été donnée à l'homme : il l'a prise.}}
{{Réf Livre|titre=Le Libertinage|auteur=Louis Aragon|éditeur=NRF|année=1924|page=20}}
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2009|mois=juin|jour=1|commentaire=|}}
 
==== Albert Bensoussan, ''Confessions d'un traître'', 1995 ====
{{citation|citation=|C'est par le travail et l'échine brisée que se construit la vérité du verbe.}}
{{Réf Livre|titre=Confessions d'un traître|auteur=Albert Bensoussan|éditeur=Presses Universitaires de Rennes|année=1995|page=37}}<br/>
 
{{citation|La parole est nomade, aérienne, supérieure, l'écriture la fige, la ramène à terre, l'emprisonne. Ainsi cette historiette arabe :
- Qu'est-ce que la parole ? demande l'un<br/>
{{Choisie citation du jour|puce=*|année=2010|mois=février|jour=11|commentaire=|}}
 
 
==== J. M. Coetzee ====
{{Citationcitation|'''citation=Ce n'est pas la parole qui fait de l'homme un homme, mais la parole des autres.'''}}
{{Réf Livre|titre=Au cœur de ce pays|auteur=J. M. Coetzee|éditeur=Le Serpent à Plumes|collection=Motifs|ISBN=2-84261-116-0|traducteur=Sophie Mayoux|année=1999|page=203}}
 
 
====Ernst Jünger====
{{citation|citation=Parole, esprit et liberté sont sous trois aspects une seule et même chose.}}
{{Réf Livre|titre=Sur les falaises de marbre
|auteur=Ernst Jünger
 
==== [[Alphonse de Lamartine]], ''Graziella'', 1852 ====
{{citation|citation=Il semble que la parole soit la seule prédestination de l'homme et qu'il ait été créé pour enfanter des pensées comme l'arbre pour enfanter son fruit.}}
{{Réf Livre|titre=Graziella|auteur=Alphonse de Lamartine|éditeur=Librairie Nouvelle|année=1852|page=III, XV}}
 
 
==== [[René Daumal]], ''Le Contre Ciel'', 1954 ====
{{citation|citation=La Parole essentielle n'est […] pas affectée par les formes verbales qui tendent à l'exprimer. Car elle ne s'exprime pas directement elle-même ; elle est le Mot-de-Passe, la porte libératrice qui permet aux élans du chaos lyrique de trouver, par l'intermédiaire de l'image, les mots qui leur conviennent. La Parole ouvre la bouche du poète ; et c'est le souffle qui parle à sa place, avec autant d'approximation que l'instrument humain le permet.}}
{{Réf Livre|titre=Le Contre Ciel|auteur=[[René Daumal]]|éditeur=Gallimard|année=1954|page=35}}
 
''' Travaux du poète '''
{{Citation|citation=Je passai une rue puis une autre, grelottant, lorsque tout à coup je sentis — non, je ne la sentis point : elle me croisa, impétueuse : la Parole. Cette rencontre inattendue me paralysa un moment — assez pour lui donner le temps de retourner à la nuit. Remis, je réussis quand même à la saisir par sa chevelure flottante. Et je tirai désespérément ces fibres qui s'allongeaient à l'infini, fils télégraphiques qui s'éloignaient avec le paysage entrevu, note qui monte, s'amenuise, s'étire, s'étire... Et je me retrouvai seul au milieu de la rue, une plume rouge dans mes mains violacées.}}
{{Réf Livre|titre=Liberté sur parole|auteur=[[Octavio Paz]]|traducteur=Jean-Clarence Lambert|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1958|page=48|partie=II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950)|section=''Travaux du poète'' — III|ISBN=2-07-031789-7}}<br/>
 
{{Citation|citation=Personne ne pourra se nourrir de ces restes desséchés, même mes chiens, mes vices. Espoir, aigle affamé, laisse-moi sur ce rocher semblable au silence. Et toi, vent qui souffle du Passé, souffle avec force, disperse ces quelques syllabes, qu'elles soient air et transparence ! Être enfin une Parole, un peu d'air dans une bouche pure, un peu d'eau dans des lèvres avides ! Mais déjà l'oubli prononce mon nom : regarde-le briller entre ses lèvres comme l'os brille un instant dans la gueule de la nuit au noir pelage.}}
{{Réf Livre|titre=Liberté sur parole|auteur=[[Octavio Paz]]|traducteur=Jean-Clarence Lambert|éditeur=Gallimard|collection=Poésie|année=1966|année d'origine=1958|page=58|partie=II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950)|section=''Travaux du poète'' — XIV|ISBN=2-07-031789-7}}<br/>
 
''' Papillon d'obsidienne '''
{{Citation|citation=Dans la nuit des paroles égorgées, mes sœurs et moi, nous tenant la main, nous sautons et chantons autour du I, seule tour restée debout dans l'alphabet rasé.}}
 
==== [[Renée Dunan]], ''La Culotte en jersey de soi'', 1923 ====
{{citation|citation=Je me sentais guettée par je ne savais qui ou quoi. Tout était d'un silence massif, au-dehors. De temps à autre, seul, le train passant dans la campagne faisait résonner l'atmosphère et agrémentait son roulement métallique de sifflements enroués et sinistres. Au fond, les soirées promettaient de ne pas être amusantes. De plus, je n'ai jamais su parler à la domesticité. Cette familiarité un peu hautaine qui rehausse le prestige des patrons, ces façons intéressées et négligentes, grâce auxquelles certains arrivent à s'attacher les étrangers les plus méfiants, tout ça me fut constamment impossible. Il faut, pour savoir s'entretenir avec le peuple ancillaire, beaucoup le mépriser, et je ne le méprise pas, avoir une idée très haute de soi-même ; or, je n'ai aucune vanité, enfin savoir ne rien dire en beaucoup de mots et entendre des paroles vides sans étonnement ni attention. Je n'ai encore pas cette vertu. Quant à s'intéresser réellement aux actes et à la vie de personnages incolores et amorphes dont le destin repose sur la mécanisation totale, sur l'habitude devenue l'existence même, cela, je ne le puis. Au demeurant j'ai connu beaucoup de types qui s'affirmaient amis et frères de ce prolétariat domestique. J'ai constaté qu'ils pensaient au fond comme moi, mais ne l'avouaient point. Au contraire, ils étalaient une sympathie loquace et obscure à l'égard de travaux et de destinées fort inconnus.}}{{réf Livre|titre=La Culotte en jersey de soi|auteur=[[Renée Dunan]]|éditeur=Le Cercle Poche|année=2011|année d'origine=1923|page=38|ISBN=978-2-84714-152-8|section=La Culotte en jersey de soie}}
 
==== [[Philippe Alexandre]], ''Plaidoyer impossible pour un vieux président abandonné par les siens'', 1994 ====
 
==== [[Jean-Jacques Rousseau]], ''Essai sur l'origine des langues'', 1781 ====
{{citation|citation=La parole étant la première institution sociale ne doit sa forme qu'à des causes naturelles.}}
{{Réf Livre|titre de la contribution=Essai sur l'origine des langues|référence=Œuvres de Jean-Jacques Rousseau/Werdet-Lequien|volume=13|chapitre=I|page=143|s=Essai sur l’origine des langues}}
 
==== [[François-Xavier Luciani]] ====
{{Citationcitation|citation=Quand la parole s'envole, les cris restent !}}
{{Réf Livre|titre=« Omerta » (nouvelle), in ''Fabula'' #3|auteur=François-Xavier Luciani|lieu=Calvi|éditeur=Materia Scritta|ISBN=979-10-93285-01-6|année=2014|page=22}}
 
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