« Stephen Jay Gould » : différence entre les versions

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==== 1_ Lamarck est la naissance de l'évolution moderne sur la base d'une théorie invoquant deux types de facteurs ====
 
{{Citation|citation=La caricature dessinée par Cuvier a perduré jusqu'à nos jours, inspirant la pire des images erronées dont on affuble aujourd'hui encore LarmarckLamarck, celle d'un vitaliste mystique ayant soutenu que la volonté éthérée des organismes était capable de s'imposer à la causalité physique ordinairement admise en science. (De la même manière, et très injustement lui aussi, Lyell a dénigré à son tour encore plus gravement Cuvier, en présentant caricaturalement son adhésion au catastrophisme en géologie comme l'expression d'une attitude anti-scientifique plus ou moins motivée par des idées religieuses). En réalité, Lamarck (de même que Cuvier) avait été éduqué dans le cadre des idéaux des Lumières et était un matérialiste fervent.}}
{{Réf Livre|titre= La structure de la théorie de l'évolution
|auteur=Stephen Jay Gould
|année d'origine=}}
 
{{Citation|citation=Dans son dernier grand ouvrage, et dans le contexte sede théorie de l'évolution, Lamarck défendit une conception classique de la causalité mécaniste, tournant en ridicule toute interprétation téléologique. Le finalisme, soutient-il, est une fausse apparence, reflétant une nécessité causalcausale sous-jacente. }}
{{Réf Livre|titre= La structure de la théorie de l'évolution
|auteur=Stephen Jay Gould
|année d'origine=}}
 
{{Citation|citation=J'estime qu'en fait la dichotomie «  structuralisme  » ''vs'' «  fonctionnalisme  » est plus fondamentale que celle opposant les mécanismemécanismes du changement choisis respectivement par le lamarckisme et par le darwinisme. Nous pouvons considérer que Lamarck et Darwin se situent sur la même base, celle du fonctionnalisme, les mécanismemécanismes de la sélection naturelle ou de l'hérédité malléable n'étant que des versions alternatives au sein d'une vision plus profonde.}}
{{Réf Livre|titre= La structure de la théorie de l'évolution
|auteur=Stephen Jay Gould
|page=257
|chapitre= 3
|paragraphe= 1.3_ La théorie des deux facteurs chez Lamarck  : leur base respective
|ISBN=
|année d'origine=}}
|chapitre= 3
|paragraphe= 1.3_ La théorie des deux facteurs chez Lamarck : leur base respective
|ISBN=
|année d'origine=}}
 
====3_ Pas d'Allmacht sans hiérarchie : Weismann et la sélection germinale====
 
{{Citation|citation=À partir du moment où il eut déclaré la guerre à l'hérédité « lamarckienne », Weismmann consacra sa carrière à promouvoir la notion d'Allmacht (omnipotence, toute-puissance) de la sélection. Il saisit la logique de la position de Darwin dans tous ses détails et dans tous ses prolongements. Il reconnut le caractère capital de la sélection au niveau des organismes et il s'efforça d'expliquer tous les phénomènes de l'évolution en se fondant sur la conception de Darwin ne prenant en compte que ce seul niveau. [C'est] la « sélection personnelle ».}}
{{Réf Livre|titre= La structure de la théorie de l'évolution
|auteur=Stephen Jay Gould
|éditeur=Gallimard
|traducteur= Marcel Blanc
|année=2006
|page=285
|chapitre= 3
|paragraphe= 3.1_ L'Allmacht de la sélection
|ISBN=
|année d'origine=}}
 
{{Citation|citation=Ultérieurement, et largement en réponse aux arguments puissants avancés par Spencer, Weismann admit qu'il ne pouvait s'appuyer sur ce seul type de sélection. Il n'était en mesure de continuer à se faire l'avocat de ''l'Allmacht'' qu'à condition de reconnaître l'existence d'un autre niveau de sélection, autrement dit la « sélection germinale », portant sur les éléments subcellulaires du plasma germinal.}}
{{Réf Livre|titre= La structure de la théorie de l'évolution
|auteur=Stephen Jay Gould
|éditeur=Gallimard
|traducteur= Marcel Blanc
|année=2006
|page=285
|chapitre= 3
|paragraphe= 3.1_ L'Allmacht de la sélection
|ISBN=
|année d'origine=}}
 
{{Citation|citation=En fait Weismann n'avait pas du tout fondée sa position fortement antilamarckienne sur quelque expérience ou sur quelque observation. Son rejet de l'hérédité malléable découlait d'une déduction logique, effectué à partir de sa thèse la plus originale : nommément sa façon de concevoir l'hérédité et sa théorie de la continuité du plasma germinal.}}
{{Réf Livre|titre= La structure de la théorie de l'évolution
|auteur=Stephen Jay Gould
|éditeur=Gallimard
|traducteur= Marcel Blanc
|année=2006
|page=286
|chapitre= 3
|paragraphe= 3.2_ La thèse de Weismann sur Lamarck L'Allmacht de la sélection
|ISBN=
|année d'origine=}}
 
{{Citation|citation=Au moins à l'usage du grand public, Weismann défendit l'idée que la sélection germinale représentait la nouvelle notion de pointe du néodarwinisme. (À la fin du XIXe, le terme de « néodarwinisme », forgé par Romanes, désignait l'école pan sélectionnisme de Wallace et de Weismann, non les conceptions de Darwin lui-même qui était pluralistes. Le sens moderne de cette expression, appliquée à la synthèse de l'évolutionniste des années 30 et après, n'est pas relié à cet usage antérieur.)}}
{{Réf Livre|titre= La structure de la théorie de l'évolution
|auteur=Stephen Jay Gould
|éditeur=Gallimard
|traducteur= Marcel Blanc
|année=2006
|page=307
|chapitre= 3
|paragraphe= 3.5_ La théorie germinale en tant qu'aide à la sélection personnelle
|ISBN=
|année d'origine=}}
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