Différences entre les versions de « Lénine »

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|chapitre=Conclusion de l'article « La Commune de Paris et les tâches de la dictature démocratique»
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« Le tsarisme était amené à une lutte où son existence même était en jeu, il était amené à rechercher d'autres moyens de défense que sa bureaucratie complètement épuisée et son armée atteinte par la défaite militaire et la désagrégation interne. La seule issue qui restait à la monarchie tsariste dans cette situation était d'organiser les éléments Cent-Noirs de la population et de déclencher des pogromes. L'indignation vertueuse avec laquelle nos libéraux parlent de pogromes ne peut manquer de donner à tout révolutionnaire une impression de lâcheté lorsque nos libéraux, tout en portant cette condamnation vertueuse contre les pogromes, n'en envisagent pas moins l'idée d'engager des pourparlers et de passer des accords avec leurs auteurs. La monarchie devait forcément se défendre contre la révolution et la monarchie semi-asiatique, féodale, "russe" des Romanov, ne pouvait se défendre que par les moyens les plus grossiers, les plus répugnants, les plus cruels et les plus vils : la seule méthode de lutte contre les pogromes qui soit digne d'un socialiste et d'un démocrate, la seule qui soit raisonnable, ce n'est pas de prononcer des condamnations vertueuses, mais d'apporter une contribution entière et dévouée à la révolution, d'organiser la révolution capable de "renverser" une telle monarchie. Le pogromiste Stolypine s'est préparé à la charge ministérielle de la seule façon dont les gouvernements tsaristes pouvaient le faire : en sévissant contre les paysans, en organisant des pogromes et en sachant couvrir cette "pratique" asiatique de vernis et de phrases, de poses et de gestes "à l'européenne." »
{{Réf Livre|titre= Oeuvres de Lénine
|auteur=Lénine
|éditeur=Éditions Sociales
|année=1968
|Tome = 17
|page=252-253
|chapitre= Stolypine et la Révolution 18-31 octobre 1911
|année d'origine= 1911
|collection=
}}
 
 
{{Citation|Ce qui caractérise notamment le capitalisme actuel, c'est la dominiation des groupements monopolisitiques constitués par les plus gros entrepreneurs. Ces monopoles sons surtout solides lorsqu'ils accaparent dans leurs seules mains toutes les sources de matières brutes (...) Seule la possession des colonies donne aux monopoles de complètes garanties de succès contre tous les aléas de la lutte avec ses rivaux, même au cas où ses derniers s'aviseraient de se défendre par une loi établissant le monopole d'Etat. Plus le capitalisme est développé, plus le manque de matières premières se fait sentir, plus la concurrence et le manque de matières premières dans le monde entier sont acharnées et plus est brutale la lutte pour la possession des colonies.}}
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