« Paul Watzlawick » : différence entre les versions

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|collection=Points
|ISBN=978-2-7578-4112-9
|année d'origine=1976
|traducteur=Edgar Roskis}}
 
{{citation|citation=Donnons à ce paradoxe un cadre plus concret : on déploie de grands efforts dans les hôpitaux psychiatriques modernes pour éviter tout semblant de pouvoir dans les relations entre les médecins, le personnel et les patients. Le but du traitement est de faire revenir le malade à l'état normal, un but qu'il ne peut atteindre lui-même car, dans le cas contraire, il n'aurait pas eu besoin d'être hospitalisé. Peu importe la définition médicale, psychologique ou philosophique que l'on veuille donner à la normalité ; dans la pratique, elle renvoie à des normes de comportement très spécifiques, qui doivent en tout cas être satisfaites spontanément et non parce que le patient ne dispose d'aucun autre choix. C'est là que réside le paradoxe : tant que le patient a besoin d'aide pour se conduire de façon appropriée, il demeure un patient. Il n'est pas bien difficile de montrer le caractère illusoire de la non-coercition, de la spontanéité et de l'égalité. Ainsi, au cours d'un récent pique-nique collectif dans un hôpital psychiatrique, un des malades grillait des steaks. Un des médecins vint le trouver et tandis qu'il engageait avec lui une conversation, les steaks se carbonisèrent. Quand l'incident fut plus tard commenté, il apparut que le patient avait considéré que s'ils étaient en l'occasion vraiment égaux, le médecin pouvait et devait aussi bien que lui faire quelque chose pour sauver la viande, alors que le psychiatre avait décidé de ne pas intervenir afin de ne pas donner au malade le sentiment qu'il le pensait incapable de faire cuire des steaks.}}
{{réf livre|titre=La Réalité de la réalité
|auteur=Paul Watzlawick
|page=31
|chapitre=2. Paradoxes
|année=1978
|éditeur=Éditions du Seuil
|ISBN=978-2-7578-4112-9
|collection=Points
|année d'origine=1976
|traducteur=Edgar Roskis}}
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