« Arthur Schopenhauer » : différence entre les versions

m
m (réorganisition chronologique)
 
== ''Le Monde comme volonté et comme représentation'' (''{{Lang|de|Die Welt als Wille und Vorstellung}}''), 1818-1819 (Tome I) et 1844 (Tome II) ==
 
{{citation|citation=Ce qui connaît tout et n'est connu par personne, c'est le SUJET. C'est par suite le support du monde, la condition générale, toujours présupposée, de tout ce qui se manifeste, de tout objet : car ce qui existe n'existe jamais que pour un sujet. Chacun se trouve être soi-même ce sujet, mais seulement en tant qu'il connaît, et non pas en tant qu'objet de connaissance. Objet, son corps l'est déjà, que nous nommons donc, de ce point de vue, représentation. Car le corps est un objet parmi les objets, soumis aux lois des objets, bien qu'il soit un objet immédiat. Comme tous les objets de l'intuiton, il réside dans les formes de toute connaissance, dans le temps et l'espace, conditions d'existence de la multiplicité. Mais le sujet, ce qui connaît, mais n'est jamais connu, ne réside pas même dans ces formes, qui, au contraire, le présupposent toujours déjà. Ni la multiplicité ni l'unité, son contraire, ne s'appliquent à lui. Nous ne le connaissons jamais, mais il est justement ce qui connaît, là où il n'en va que de la connaissance.}}
{{Réf Livre
|titre=Le monde comme volonté et comme représentation
|auteur={{w}}
|page=80-81
|section=§ 2
|partie=Livre I. Le monde comme représentation soumise au principe de raison
|tome=I
|année=2009
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio essais
|ISBN=978-2-07-042905-9
|année d'origine=1818-1819
|traducteur={{w|Christian Sommer}}, {{w|Vincent Stanek}}, {{w|Marianne Dautrey}}
}}
 
 
{{citation|citation=De même, celui qui a reconnu cette figure du principe de raison qui régit le contenu de ces formes (temps et espace), sa perceptibilité c'est-à-dire la matière, je veux dire la loi de causalité, celui-là connait par là-même toute l'essence de la matière en tant que telle, car elle n'est rien d'autre que la causalité, ce que chacun voit immédiatement dès qu'il y réfléchit. Son être, il est vrai, réside dans son effet : on ne peut pas même concevoir de lui donner un être différent. C'est seulement en tant qu'effective qu'elle remplit l'espace et le temps : son influence sur l'objet immédiat (qui est lui-même matière) conditionne l'intuition, dans laquelle seule elle existe.}}
{{Réf Livre
|titre=Le monde comme volonté et comme représentation
|auteur={{w}}
|page=86
|section=§ 4
|partie=Livre I. Le monde comme représentation soumise au principe de raison
|tome=I
|année=2009
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio essais
|ISBN=978-2-07-042905-9
|année d'origine=1818-1819
|traducteur={{w|Christian Sommer}}, {{w|Vincent Stanek}}, {{w|Marianne Dautrey}}
}}
 
{{citation|citation=Dans l'espace seul, le monde serait fixe, immobile ; il n'y aurait aucune succession, aucun changement, aucun agir : mais avec l'agir, c'est aussi la représentation de la matière qui est abolie. De même, dans le temps seul, tout serait éphémère : il n'y aurait aucune permanence, aucune juxtaposition, et donc aucune simultanéité, par suite aucune durée, et donc de nouveau aucune matière.}}
{{Réf Livre
|titre=Le monde comme volonté et comme représentation
|auteur={{w}}
|page=89
|section=§ 4
|partie=Livre I. Le monde comme représentation soumise au principe de raison
|tome=I
|année=2009
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio essais
|ISBN=978-2-07-042905-9
|année d'origine=1818-1819
|traducteur={{w|Christian Sommer}}, {{w|Vincent Stanek}}, {{w|Marianne Dautrey}}
}}
 
{{citation|citation=Le corrélat subjectif de la matière ou de la causalité (elles ne sont qu'une seule et même chose) est l'ENTENDEMENT <Verstand>, et il n'est rien d'autre que cela. Connaître la causalité est sa fonction spécifique, sa seule capacité, capacité importante, étendue, aux applications variées, quoique toutes ses manifestations témoignent d'une identité qu'on ne peut méconnaître. Inversément, toute causalité, donc toute matière, et ainsi toute effectivité <Wirklichkeit> n'est que pour l'entendement, dans l'entendement. La première et plus simple manifestation de l'entendement, continuellement présente, est l'intuition du monde réel. Cette dernière consiste tout entière dans la connaissance de la cause à partir de l'effet. Voilà pourquoi toute intuition est intellectuelle.}}
{{Réf Livre
|titre=Le monde comme volonté et comme représentation
|auteur={{w}}
|page=91
|section=§ 4
|partie=Livre I. Le monde comme représentation soumise au principe de raison
|tome=I
|année=2009
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio essais
|ISBN=978-2-07-042905-9
|année d'origine=1818-1819
|traducteur={{w|Christian Sommer}}, {{w|Vincent Stanek}}, {{w|Marianne Dautrey}}
}}
 
{{citation|citation=En fait, le seul critère sûr de distinction entre le rêve et la réalité n'est rien d'autre que celui, tout empirique, du réveil, par lequel la connexion causale entre les événements rêvés et ceux de la vie éveillée est rompue de façon explicite et sensible.}}
{{Réf Livre
|titre=Le monde comme volonté et comme représentation
|auteur={{w}}
|page=100
|section=§ 5
|partie=Livre I. Le monde comme représentation soumise au principe de raison
|tome=I
|année=2009
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio essais
|ISBN=978-2-07-042905-9
|année d'origine=1818-1819
|traducteur={{w|Christian Sommer}}, {{w|Vincent Stanek}}, {{w|Marianne Dautrey}}
}}
 
 
 
{{citation|Étudier la logique en vue de ses avantages pratiques, ce serait vouloir apprendre au castor à bâtir sa hutte.}}
|tome=2
|page=296}}
 
 
== ''L'Art d'avoir toujours raison'' ''({{Lang|de|Eristische Dialektik}})'', 1830 ==
360

modifications