Différences entre les versions de « Arthur Schopenhauer »

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{{citation|citation=Du reste, on peut conclure de ce qui a été dit que tous les corps animaux sont des objets immédiats, c'est-à-dire des points de départ de l'intuition du monde pour le sujet, qui connaît tout, et n'est, pour cette raison, jamais connu. CONNAÎTRE et se mouvoir, grâce à cette connaissance, selon des motifs, tel est donc le véritable CARACTÈRE DE L'ANIMALITÉ, tout comme le mouvement selon des excitations est le caractère de la plante. L'être inorganique n'a pas d'autre mouvement que celui qui est provoqué par des causes au sens étroit du mot.}}
{{Réf Livre
|titre=Le monde comme volonté et comme représentation
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|page=106
|section=§ 6
|partie=Livre I. Le monde comme représentation soumise au principe de raison
|tome=I
|année=2009
|éditeur=Gallimard
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|ISBN=978-2-07-042905-9
|année d'origine=1818-1819
|traducteur={{w|Christian Sommer}}, {{w|Vincent Stanek}}, {{w|Marianne Dautrey}}
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{{citation|citation=L'entendement est le même chez tous les animaux et tous les hommes, et il a toujours cette forme de base : la connaissance de la causalité, le passage de l'effet à la cause et de la cause à l'effet, et rien d'autre. Mais les degrés de son acuité et l'extension de sa sphère de connaissance sont très différents, divers, avec de multiples nuances. À son degré le plus bas il ne connaît que le rapport de causalité entre l'objet immédiat et l'objet médiat, et, en passant de l'effet que subit le corps à sa cause, il parvient donc à intuitionner cette dernière comme un objet dans l'espace. À son degré le plus haut, il possède la connaissance de l'interconnexion causale des simples objets médiats, connaissance qui va jusqu'à la compréhension de l'enchaînement combiné des causes et des effets dans la nature. Car même cette dernière connaissance appartient encore à l'entendement, et non à la raison, dont les concepts abstraits ne peuvent servir qu'à recueillir cette compréhension immédiate, à la fixer et à l'enchaîner, mais jamais à produire cette compréhension elle-même.}}
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|titre=Le monde comme volonté et comme représentation
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|page=107
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|ISBN=978-2-07-042905-9
|année d'origine=1818-1819
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{{citation|citation=Chez les hommmes, les degrés de l'acuité de l'entendement sont très variés ; ils le sont de même, et bien plus encore, entre les différentes espèces animales. Chez toutes, même celles qui sont très proches des plantes, il y a pourtant suffisamment d'entendement pour permettre le passage de l'effet dans l'objet immédiat à l'objet médiat comme sa cause, et donc à l'intuition, à l'appréhension d'un objet. Car c'est justement cette dernière qui en fait des bêtes, en leur donnant la possibilité de se mouvoir selon des motifs et par là de chercher ou du moins de saisir leur nourriture ; en revanche, les plantes ne possèdent que la faculté de se mouvoir par excitations, dont elles doivent attendre l'effet immédiat, ou dépérir, faute de pouvoir les poursuivre ou de les saisir.}}
{{Réf Livre
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|page=110-111
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{{citation|citation=Ainsi, l'absurdité fondamentale du matérialisme tient dans le fait qu'il part de l'OBJECTIF, qu'il prend quelque chose d'OBJECTIF comme fondement explicatif ultime, qu'il s'agisse de la MATIÈRE <Materie> ''in abstracto'', telle qu'elle est simplement pensée, ou bien de celle qui est déjà entrée dans sa forme empiriquement donnée, à savoir le COMPOSANT MATÉRIEL <Stoff>, par exemple les composants matériels chimiques de base avec leurs relations élémentaires. Ce composant matériel, il le considère comme quelque chose existant en soi et absolument, dans le but d'en faire sortir la nature organique et finalement le sujet connaissant, afin de les expliquer complètement. Mais, en vérité, tout élément objectif est déjà, en tant que tel, conditionné de diverses manières par le sujet connaissant et par les formes de sa connsaissance ; il les présuppose et par conséquent il s'évanouit complètement si on les révoque en pensée.}}
{{Réf Livre
|titre=Le monde comme volonté et comme représentation
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|page=118-119
|section=§ 7
|partie=Livre I. Le monde comme représentation soumise au principe de raison
|tome=I
|année=2009
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|collection=Folio essais
|ISBN=978-2-07-042905-9
|année d'origine=1818-1819
|traducteur={{w|Christian Sommer}}, {{w|Vincent Stanek}}, {{w|Marianne Dautrey}}
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