Différences entre les versions de « Arthur Schopenhauer »

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m (→‎Le Monde comme volonté et comme représentation ({{Lang|de|Die Welt als Wille und Vorstellung}}), 1818-1819 (Tome I) et 1844 (Tome II) : 122, 124, 148-149 (recontextualisation de la citation sur la logique), 161-162,177-178)
 
 
{{citation|citation=Car le principe « pas d'objet sans sujet » rend à jamais impossible tout matérialisme. Un soleil et des planètes sans un œil pour les voir, ni un entendement pour les connaître, peuvent certes s'énoncer par des mots, mais ces mots sont, pour la représentation, une contradiction dans les termes, un sidéroxylon.}}
{{citation|Étudier la logique en vue de ses avantages pratiques, ce serait vouloir apprendre au castor à bâtir sa hutte.}}
{{Réf Livre
{{Réf Livre|titre=Le Mondemonde comme volonté et comme représentation
|auteur=Arthur Schopenhauer
|auteur={{w}}
|année=1978
|page=77122
|section=§ 7
|éditeur=Presse Universitaire de France}}
|partie=Livre I. Le monde comme représentation soumise au principe de raison
|tome=I
|année=19782009
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio essais
|ISBN=978-2-07-042905-9
|année d'origine=1818-1819
|traducteur={{w|Christian Sommer}}, {{w|Vincent Stanek}}, {{w|Marianne Dautrey}}
}}
 
 
{{citation|citation=Mais le monde comme représentation, le seul que nous examinons ici, ne commence assurément qu'avec l'ouverture du premier œil. Sans ce moyen de connaissance, le monde ne peut être, et donc il n'existait pas non plus avant lui. Sans cet œil, c'est-à-dire hors de la connaissance, il n'y avait non plus pas d'avant, pas de temps. Cependant, le temps n'a pas de commencement, mais tout commencement est en lui : en effet, le temps étant la forme la plus générale de la cognoscibilité, à laquelle se conforment tous les phénomènes au moyen du lien de causalité, il apparait aussi, avec toute son infinité bidimensionnelle, dès le premier acte de connaissance, et le phénomène, qui remplit ce premier présent, doit d'emblée être connu comme relié causalement, et dépendant d'une série de phénomènes, qui s'étendent dans le passé à l'infini, lequel passé est cependant à son tout conditionné par ce premier présent, comme à l'inverse il le conditionne.}}
{{Réf Livre
|titre=Le monde comme volonté et comme représentation
|auteur={{w}}
|page=124
|section=§ 7
|partie=Livre I. Le monde comme représentation soumise au principe de raison
|tome=I
|année=2009
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio essais
|ISBN=978-2-07-042905-9
|année d'origine=1818-1819
|traducteur={{w|Christian Sommer}}, {{w|Vincent Stanek}}, {{w|Marianne Dautrey}}
}}
 
 
{{citation|citation=D'où cette conséquence étrange : si, dans les autres sciences, on éprouve la vérité du cas particulier à l'aune de la règle générale, en logique, à l'inverse, la règle doit toujours être éprouvée à l'aune du cas particulier : et même le logicien le plus aguerri, qui remarque que, pour un cas particulier, il aboutit à une conclusion différente de celle qu'édicte une règle, cherchera toujours l'erreur dans la règle plutôt que dans la conclusion qu'il vient effectivement d'échafauder. Vouloir faire un usage pratique de la logique signifie donc vouloir se donner cette peine ineffable de déduire de la règle générale ce qui nous est connu immédiatement et avec une assurance parfaite : ce serait précisément comme si, pour nous mouvoir, nous faisions d'abord appel à la mécanique ou, pour digérer, à la physiologie ; et quiconque étudie la logique à des fins pratiques s'apparente à celui qui veut enseigner au castor comment construire sa hutte. Donc, bien que sans utilité pratique, la logique n'en doit pas moins être conservée pour l'intérêt philosophique qu'elle possède en tant que connaissance spécifique de l'organisation et de l'action de la raison.}}
{{Réf Livre
|titre=Le monde comme volonté et comme représentation
|auteur={{w}}
|page=148-149
|section=§ 9
|partie=Livre I. Le monde comme représentation soumise au principe de raison
|tome=I
|année=2009
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio essais
|ISBN=978-2-07-042905-9
|année d'origine=1818-1819
|traducteur={{w|Christian Sommer}}, {{w|Vincent Stanek}}, {{w|Marianne Dautrey}}
}}
 
 
{{citation|citation=La connaissance abstraite est donc à elle seule un savoir, lequel est par conséquent déterminé par la raison, mais des animaux nous ne pouvons pas dire à strictement parler qu'ils SAVENT quoi que ce soit, quand bien même ils possèdent la connaissance intuitive et ont pour celle-ci une mémoire et, pour cette même raison, une imagination, dont de surcroît attestent leurs rêves. Nous leur prêtons une conscience, dont le concept par suite, bien que le mot savoir y soit compris, coïncide parfaitement avec celui de l'acte de représenter de quelque nature que soit cet acte. Par conséquent, si nous prêtons la vie aux plantes, nous leur refusons la conscience. Le SAVOIR est donc la conscience abstraite, il consiste à maintenir fixé au sein des concepts de la raison ce qui a été connu par d'autres voies.}}
{{Réf Livre
|titre=Le monde comme volonté et comme représentation
|auteur={{w}}
|page=161-162
|section=§ 10
|partie=Livre I. Le monde comme représentation soumise au principe de raison
|tome=I
|année=2009
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio essais
|ISBN=978-2-07-042905-9
|année d'origine=1818-1819
|traducteur={{w|Christian Sommer}}, {{w|Vincent Stanek}}, {{w|Marianne Dautrey}}
}}
 
 
 
{{citation|citation=La PÉDANTERIE participe elle aussi de la bouffonnerie. Elle procède d'un manque de confiance en notre propre entendement qui nous amène à refuser de lui accorder la faculté de reconnaître immédiatement ce qui est juste dans le cas particulier et, par suite, à entièrement le placer sous la tutelle de la raison et à vouloir se servir de celle-ci partout, c'est-à-dire à vouloir toujours se fonder sur des concepts généraux, des règles, des maximes et à prétendre s'y conformer exactement, dans la vie, dans l'art et même dans notre conduite éthique. De là provient cette adhésion, propre à la pédanterie, à la forme, à la manière, à l'expression, au mot qui, chez elle, vient supplanter l'essence des choses. De sorte qu'il apparaît bientôt que le concept ne coïncide pas avec la réalité et il devient évident que jamais ce dernier ne s'abaisse au niveau de la singularité et que sa généralité, sa détermination figée ne peuvent jamais se conformer exactement aux fines nuances et aux multiples mutations de la réalité. Aussi le pédant, fort de ses maximes générales, se trouve-t-il presque toujours pris de court dans la vie et s'y montre-t-il malhabile, fade, inutile : en art, où le concept est stérile, il engendre des avortons, dépourvus de vie, raides et maniérés. Et même dans une perspective éthique, le précepte selon lequel il convient d'agir avec justesse et noblesse d'âme ne peuvent être partout accompli en se conformant à des maximes abstraites, tant il est vrai que, dans bien des cas, la nature même des circonstances, faites d'infinies nuances, nécessite que le juste choix émane directement du caractère et que l'application de maximes purement abstraites produit de faux résultats, en partie parce qu'une telle application n'y est qu'à demi adaptée, en partie parce qu'elle est irréalisable, du fait que ces maximes se trouvent être étrangères au caractère individuel de celui qui agit et que ce caractère ne permet jamais qu'on le renie entièrement, de sorte qu'il en résulte des inconséquences.}}
{{Réf Livre
|titre=Le monde comme volonté et comme représentation
|auteur={{w}}
|page=177-178
|section=§ 13
|partie=Livre I. Le monde comme représentation soumise au principe de raison
|tome=I
|année=2009
|éditeur=Gallimard
|collection=Folio essais
|ISBN=978-2-07-042905-9
|année d'origine=1818-1819
|traducteur={{w|Christian Sommer}}, {{w|Vincent Stanek}}, {{w|Marianne Dautrey}}
}}
 
{{citation|Celui qui se donne la mort voudrait vivre; il n'est mécontent que des conditions dans lesquelles la vie lui est échue.}}
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