« Roméo et Juliette » : différence entre les versions

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'''''{{w|Roméo et Juliette}}''''' (''Romeo and Juliet'') est une tragédie de William Shakespeare. Écrite vers le début de sa carrière, publiée pour la première fois en 1597, elle raconte l'histoire de deux jeunes gens, Roméo Montaigu et Juliette Capulet, qui s'aiment malgré la haine que se vouent leurs familles et connaissent un destin funeste.
 
== Citations ==
{{citation|citation=
=== Acte I ===
{{Personnage|Juliette}}: […] Viens, gentille nuit ; viens, chère nuit au front noir, donne-moi mon Roméo, et, quand il sera mort, prends-le et coupe-le en petites étoiles, et il rendra la face du ciel si splendide que tout l'univers sera amoureux de la nuit et refusera son culte à l'aveuglant soleil… Oh ! j'ai acheté un domaine d'amour, mais je n'en ai pas pris possession, et celui qui m'a acquise n'a pas encore joui de moi.
{{citation|citation=<poem>
}}
{{personnage|Roméo}} : Non, croyez-moi : vous avez tous la chaussure de bal et le talon léger : moi, j'ai une âme de plomb qui me cloue au sol et m'ôte le talent de remuer.
{{Réf Livre|titre=Roméo et Juliette
{{personnage|Mercutio}} : Vous êtes amoureux ; empruntez à Cupidon ses ailes, et vous dépasserez dans votre vol notre vulgaire essor.
|auteur=William Shakespeare
{{personnage|Roméo}} : Ses flèches m'ont trop cruellement blessé pour que je puisse m'élancer sur ses ailes légères ; enchaîné comme je le suis, je ne saurais m'élever au-dessus d'une immuable douleur, je succombe sous l'amour qui m'écrase.
|éditeur=Librio
{{personnage|Mercutio}} : Prenez le dessus et vous l'écraserez : le délicat enfant sera bien vite accablé par vous.
|année=1994
{{personnage|Roméo}} : L'amour, un délicat enfant ! Il est brutal, rude, violent ; il écorche comme l'épine.
|page=57
{{personnage|Mercutio}} : Si l'amour est brutal avec vous, soyez brutal avec lui ; écorchez l'amour qui vous écorche, et vous le dompterez.</poem>}}
|acte=III
{{réf Livre|titre de la contribution=Roméo et Juliette|année de la contribution=1596
|scène=2
|référence=Œuvres complètes de William Shakespeare/Pagnerre|cacher auteur
|ISBN=2-290-33482-0
|volume=7|page=264|acte=I|scène=4
|traducteur=François-Victor Hugo
|s=Roméo et Juliette}}
|s=
 
}}
{{citation|citation=<poem>
{{personnage|Juliette}} : Mon oreille n'a pas encore aspiré cent paroles proférées par cette voix, et pourtant j'en reconnais le son. N'es-tu pas Roméo et un Montague ?
{{personnage|Roméo}} : Ni l'un ni l'autre, belle vierge, si tu détestes l'un et l'autre.
{{personnage|Juliette}} : Comment es-tu venu ici, dis-moi ? et dans quel but ? Les murs du jardin sont hauts et difficiles à gravir. Considère qui tu es : ce lieu est ta mort, si quelqu'un de mes parents te trouve ici.
{{personnage|Roméo}} : J'ai escaladé ces murs sur les ailes légères de l'amour : car les limites de pierre ne sauraient arrêter l'amour, et ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter ; voilà pourquoi tes parents ne sont pas un obstacle pour moi. </poem>}}
{{réf Livre|titre de la contribution=Roméo et Juliette|année de la contribution=1596
|référence=Œuvres complètes de William Shakespeare/Pagnerre|cacher auteur
|volume=7|page=279|acte=I|scène=7
|s=Roméo et Juliette}}
 
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}}
 
=== Acte III ===
{{citation|citation=<poem>
{{citation|citation=
{{personnage|Roméo}} : Non, croyez-moi : vous avez tous la chaussure de bal et le talon léger : moi, j'ai une âme de plomb qui me cloue au sol et m'ôte le talent de remuer.
{{Personnage|Juliette}}: […] Viens, gentille nuit ; viens, chère nuit au front noir, donne-moi mon Roméo, et, quand il sera mort, prends-le et coupe-le en petites étoiles, et il rendra la face du ciel si splendide que tout l'univers sera amoureux de la nuit et refusera son culte à l'aveuglant soleil… Oh ! j'ai acheté un domaine d'amour, mais je n'en ai pas pris possession, et celui qui m'a acquise n'a pas encore joui de moi.
{{personnage|Mercutio}} : Vous êtes amoureux ; empruntez à Cupidon ses ailes, et vous dépasserez dans votre vol notre vulgaire essor.
}}
{{personnage|Roméo}} : Ses flèches m'ont trop cruellement blessé pour que je puisse m'élancer sur ses ailes légères ; enchaîné comme je le suis, je ne saurais m'élever au-dessus d'une immuable douleur, je succombe sous l'amour qui m'écrase.
{{Réf Livre|titre=Roméo et Juliette
{{personnage|Mercutio}} : Prenez le dessus et vous l'écraserez : le délicat enfant sera bien vite accablé par vous.
|auteur=William Shakespeare
{{personnage|Roméo}} : L'amour, un délicat enfant ! Il est brutal, rude, violent ; il écorche comme l'épine.
|éditeur=Librio
{{personnage|Mercutio}} : Si l'amour est brutal avec vous, soyez brutal avec lui ; écorchez l'amour qui vous écorche, et vous le dompterez.</poem>}}
|année=1994
{{réf Livre|titre de la contribution=Roméo et Juliette|année de la contribution=1596
|page=57
|référence=Œuvres complètes de William Shakespeare/Pagnerre|cacher auteur
|acte=III
|volume=7|page=264|scène=4
|scène=2
|s=Roméo et Juliette}}
|ISBN=2-290-33482-0
|traducteur=François-Victor Hugo
|s=
}}
 
{{citation|citation=<poem>
{{personnage|Roméo}} : Elle parle ! Oh ! parle encore, ange resplendissant ! Car tu rayonnes dans cette nuit, au-dessus de ma tête, comme le messager ailé du ciel, quand, aux yeux bouleversés des mortels qui se rejettent en arrière pour le contempler, il devance les nuées paresseuses et vogue sur le sein des airs !
{{personnage|Juliette}} : Ô Roméo ! Roméo ! pourquoi es-tu Roméo ? Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je ne serai plus une Capulet.</poem>}}
{{réf Livre|titre de la contribution=Roméo et Juliette|année de la contribution=1596
|référence=Œuvres complètes de William Shakespeare/Pagnerre|cacher auteur
|volume=7|page=278|scène=7
|s=Roméo et Juliette}}
 
{{citation|citation=<poem>
{{personnage|Juliette}} : Mon oreille n'a pas encore aspiré cent paroles proférées par cette voix, et pourtant j'en reconnais le son. N'es-tu pas Roméo et un Montague ?
{{personnage|Roméo}} : Ni l'un ni l'autre, belle vierge, si tu détestes l'un et l'autre.
{{personnage|Juliette}} : Comment es-tu venu ici, dis-moi ? et dans quel but ? Les murs du jardin sont hauts et difficiles à gravir. Considère qui tu es : ce lieu est ta mort, si quelqu'un de mes parents te trouve ici.
{{personnage|Roméo}} : J'ai escaladé ces murs sur les ailes légères de l'amour : car les limites de pierre ne sauraient arrêter l'amour, et ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter ; voilà pourquoi tes parents ne sont pas un obstacle pour moi. </poem>}}
{{réf Livre|titre de la contribution=Roméo et Juliette|année de la contribution=1596
|référence=Œuvres complètes de William Shakespeare/Pagnerre|cacher auteur
|volume=7|page=279|scène=7
|s=Roméo et Juliette}}
 
=== Acte V ===
{{citation|citation=
Ces plaisirs violents ont des fins violentes. Dans leurs excès ils meurent, tels la poudre et le feu que leurs baisers consument.<br />
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|traducteur=François-Victor Hugo
}}
 
{{citation|citation=<poem>
{{personnage|Roméo}} : Elle parle ! Oh ! parle encore, ange resplendissant ! Car tu rayonnes dans cette nuit, au-dessus de ma tête, comme le messager ailé du ciel, quand, aux yeux bouleversés des mortels qui se rejettent en arrière pour le contempler, il devance les nuées paresseuses et vogue sur le sein des airs !
{{personnage|Juliette}} : Ô Roméo ! Roméo ! pourquoi es-tu Roméo ? Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je ne serai plus une Capulet.</poem>}}
{{réf Livre|titre de la contribution=Roméo et Juliette|année de la contribution=1596
|référence=Œuvres complètes de William Shakespeare/Pagnerre|cacher auteur
|volume=7|page=278|acte=V|scène=7
|s=Roméo et Juliette}}
 
== Liens externes ==